Par John Baete

Mac the Knife, dernier d'une jolie lignée de fossoyeurs de Diables depuis l'ère bénie de Robert Waseige, est parti exercer ses talents de faux Monsieur 90% au Club Bruges et joue involontairement au sauveur de la nation. Eric le Rouge, lui, est soumis à une pression folle à Rabat. Le Maroc n'a toujours pas digéré de ne pas avoir brillé à la dernière CAN et critique sans arrêt l'ex-coach de l'OM et autres. Notamment en l'attaquant sur un salaire que l'on trouve tout à coup plantureux. Le 0-1 en amical contre le Sénégal la semaine passée ne va rien arranger. Le Limbourgeois a deux matches de qualification importantissimes en juin: ils comptent à la fois pour la CAN, qui se rejouera déjà en 2013, et le Mondial 2014. Sauf miracles, Gerets va être viré.

Et ça pourrait être tout bénef pour l'équipe nationale: Gerets est en principe impayable pour l'UB mais là, il devrait palper une gros paquet de dirhams. Ce qui le rendrait un peu plus accessible pour les Belges? A condition qu'Eric accepte de mettre de l'eau dans son thé à la menthe...ce qui n'est pas forcément dans les habitudes du personnage; ni sur le plan financier, ni sur aucun autre d'ailleurs. Cela dit, si Gerets devient payable pour les pauvres petits Belges, le Standard et Anderlecht seront immédiatement sur les rangs également.

Si le flegme de Philippe Collin, le patron sportif (et le vice-président) de l'Union belge se fissure inexorablement quand on lui parle de Gerets, c'est pour toutes ces raisons. Il le prendrait bien comme T1 des Diables. Et sans doute bien aussi comme T1 d'Anderlecht. Bonjour le casse-tête éventuel. Finalement, si Gerets rebondit ailleurs que chez les Diables Rouges, ce serait tout profit pour Marc Wilmots. A condition de faire un bon résultat à Wembley.

Offensivement, son équipe a livré du bon jeu contre le Monténégro. Elle a fort bénéficié du dévouement du duo Fellaini-Witsel. On n'a plus vu ça depuis le coaching de Paul Van Himst (ceci étant écrit sans ironie puisque c'est sous Popol que Wilmots s'est senti snobé et a refusé ses sélections jusqu'au jour où Waseige en a fait son prolongement sur le terrain). Mais sans Vincent Kompany, Thomas Vermaelen et Daniel Van Buyten, on a fait la guindaille au Heysel, derrière. Denis Odoi a souffert du jet-lag causé par son week-end à New York. Résultats : Alderweireld a joué son Toby-la-saumâtre (le fan-club de DSK appréciera) et Timmy Simons son fantôme au stoppeur. Et Jan Vertonghen n'a couvert personne. Quand on voit le duo de l'Ajax sous le maillot des Diables, on comprend pourquoi Björn Vleminckx ou un Dmitri Bulykin marquent si facilement en Hollande...

Avec le retour de nos tours en défense, Wilmots va pouvoir trouver quelque chose pour équilibrer son équipe. Peut-être jouer avec trois défenseurs centraux, comme Naples? Mais même si le T1 ad intérim réussit le match de Wembley et que Gerets ne vient pas, le Hesbignon va avoir du mal à convaincre Collin. Il ne faut pas oublier que quand Dick Advocaat a pris la poudre d'escampette (et qu'il a recommandé son adjoint comme successeur!), le responsable sportif n'a jamais embrayé. Pour lui, Wilmots est sans doute un excellent T2, point barre.

Collin a souvent donné l'impression de placer des étiquettes très solides sur les gens, une vieille habitude qui date de Belle-Vue. S'il doute des qualités techniques de Wilmots comme T1 des Diables, sa personnalité lui échappe un peu aussi. Quand ce dernier se fait assister par son épouse, avocate, pour ses discussions contractuelles, Collin ne voit pas ça comme l'harmonie d'un couple moderne. Il l'interprète plutôt comme une soumission.

Mais le secrétaire-général d'Anderlecht est évidemment capable de se tromper. La question n'est pas de savoir s'il le reconnaît après ou non. La question est de savoir s'il est apte à faire le bon choix pour les Diables.

Par John BaeteMac the Knife, dernier d'une jolie lignée de fossoyeurs de Diables depuis l'ère bénie de Robert Waseige, est parti exercer ses talents de faux Monsieur 90% au Club Bruges et joue involontairement au sauveur de la nation. Eric le Rouge, lui, est soumis à une pression folle à Rabat. Le Maroc n'a toujours pas digéré de ne pas avoir brillé à la dernière CAN et critique sans arrêt l'ex-coach de l'OM et autres. Notamment en l'attaquant sur un salaire que l'on trouve tout à coup plantureux. Le 0-1 en amical contre le Sénégal la semaine passée ne va rien arranger. Le Limbourgeois a deux matches de qualification importantissimes en juin: ils comptent à la fois pour la CAN, qui se rejouera déjà en 2013, et le Mondial 2014. Sauf miracles, Gerets va être viré. Et ça pourrait être tout bénef pour l'équipe nationale: Gerets est en principe impayable pour l'UB mais là, il devrait palper une gros paquet de dirhams. Ce qui le rendrait un peu plus accessible pour les Belges? A condition qu'Eric accepte de mettre de l'eau dans son thé à la menthe...ce qui n'est pas forcément dans les habitudes du personnage; ni sur le plan financier, ni sur aucun autre d'ailleurs. Cela dit, si Gerets devient payable pour les pauvres petits Belges, le Standard et Anderlecht seront immédiatement sur les rangs également. Si le flegme de Philippe Collin, le patron sportif (et le vice-président) de l'Union belge se fissure inexorablement quand on lui parle de Gerets, c'est pour toutes ces raisons. Il le prendrait bien comme T1 des Diables. Et sans doute bien aussi comme T1 d'Anderlecht. Bonjour le casse-tête éventuel. Finalement, si Gerets rebondit ailleurs que chez les Diables Rouges, ce serait tout profit pour Marc Wilmots. A condition de faire un bon résultat à Wembley. Offensivement, son équipe a livré du bon jeu contre le Monténégro. Elle a fort bénéficié du dévouement du duo Fellaini-Witsel. On n'a plus vu ça depuis le coaching de Paul Van Himst (ceci étant écrit sans ironie puisque c'est sous Popol que Wilmots s'est senti snobé et a refusé ses sélections jusqu'au jour où Waseige en a fait son prolongement sur le terrain). Mais sans Vincent Kompany, Thomas Vermaelen et Daniel Van Buyten, on a fait la guindaille au Heysel, derrière. Denis Odoi a souffert du jet-lag causé par son week-end à New York. Résultats : Alderweireld a joué son Toby-la-saumâtre (le fan-club de DSK appréciera) et Timmy Simons son fantôme au stoppeur. Et Jan Vertonghen n'a couvert personne. Quand on voit le duo de l'Ajax sous le maillot des Diables, on comprend pourquoi Björn Vleminckx ou un Dmitri Bulykin marquent si facilement en Hollande... Avec le retour de nos tours en défense, Wilmots va pouvoir trouver quelque chose pour équilibrer son équipe. Peut-être jouer avec trois défenseurs centraux, comme Naples? Mais même si le T1 ad intérim réussit le match de Wembley et que Gerets ne vient pas, le Hesbignon va avoir du mal à convaincre Collin. Il ne faut pas oublier que quand Dick Advocaat a pris la poudre d'escampette (et qu'il a recommandé son adjoint comme successeur!), le responsable sportif n'a jamais embrayé. Pour lui, Wilmots est sans doute un excellent T2, point barre. Collin a souvent donné l'impression de placer des étiquettes très solides sur les gens, une vieille habitude qui date de Belle-Vue. S'il doute des qualités techniques de Wilmots comme T1 des Diables, sa personnalité lui échappe un peu aussi. Quand ce dernier se fait assister par son épouse, avocate, pour ses discussions contractuelles, Collin ne voit pas ça comme l'harmonie d'un couple moderne. Il l'interprète plutôt comme une soumission. Mais le secrétaire-général d'Anderlecht est évidemment capable de se tromper. La question n'est pas de savoir s'il le reconnaît après ou non. La question est de savoir s'il est apte à faire le bon choix pour les Diables.