Depuis moins d'un mois, plus de trois mille propositions ont été reçues par le comité de concours "La mascotte Sotchi 2014". Samedi, les téléspectateurs russes ont choisi par vote, trois des dix mascottes qu'un jury avait présélectionnées. Leur choix s'est porté sur un léopard, un ours polaire et un lièvre.

Intervention de Poutine
Mais ce choix ne fait pas que des heureux, et la polémique fait rage en Russie. Ainsi, des accusations de falsification de votes ont été lancées. En cause, la suppression d'un des favoris, le père Noël russe (Ded Moroz) alors que les votes étaient déjà lancés. Le présentateur a expliqué que cette décision avait été prise car ce symbole russe serait devenu propriété du Comité international olympique en cas de victoire. D'autres reproches ont également été adressés à l'émission. L'intervention de Vladimir Poutine en faveur du léopard des neiges a été vivement critiquée. Le félin a recueilli 28% des voix et les mots du président du gouvernement auraient eu un gros impact sur les votes.

Plagiat et signification politique Enfin, l'ours polaire n'a pas été épargné. Viktor Tchijikov, créateur de la mascotte des JO de Moscou en 1980 estime que l'ours polaire de Sotchi est fort similaire au sien. "Cet ours polaire a les yeux, le nez, la bouche et le sourire du mien", a-t-il déclaré à la radio Echo de Moscou. Mais les critiques les plus vives à l'encontre de l'ours sont venues du monde politique. Le président de la chambre haute du Parlement russe, Sergueï Mironov, estime que l'ours rappelle le logo du parti au pouvoir, Russie unie, dirigé par Vladimir Poutine. "C'est absolument déplacé", a jugé M. Mironov qui dirige le parti Russie juste.

Le logo des JO de Londres raciste ? Du côté anglais, le Comité d'organisation n'est pas plus à la fête. L'Iran vient en effet de protester auprès du Comité international olympique contre le logo officiel des JO de Londres 2012 qu'il juge raciste. Selon Téhéran, on pourrait lire dans le logo le mot "Zion", terme qui se rapporte à la cité de Jérusalem, capitale de l'Etat d'Israël, que ne reconnaît pas la République islamique d'Iran.

Jules Monnier (stg)

Depuis moins d'un mois, plus de trois mille propositions ont été reçues par le comité de concours "La mascotte Sotchi 2014". Samedi, les téléspectateurs russes ont choisi par vote, trois des dix mascottes qu'un jury avait présélectionnées. Leur choix s'est porté sur un léopard, un ours polaire et un lièvre.Intervention de Poutine Mais ce choix ne fait pas que des heureux, et la polémique fait rage en Russie. Ainsi, des accusations de falsification de votes ont été lancées. En cause, la suppression d'un des favoris, le père Noël russe (Ded Moroz) alors que les votes étaient déjà lancés. Le présentateur a expliqué que cette décision avait été prise car ce symbole russe serait devenu propriété du Comité international olympique en cas de victoire. D'autres reproches ont également été adressés à l'émission. L'intervention de Vladimir Poutine en faveur du léopard des neiges a été vivement critiquée. Le félin a recueilli 28% des voix et les mots du président du gouvernement auraient eu un gros impact sur les votes. Plagiat et signification politique Enfin, l'ours polaire n'a pas été épargné. Viktor Tchijikov, créateur de la mascotte des JO de Moscou en 1980 estime que l'ours polaire de Sotchi est fort similaire au sien. "Cet ours polaire a les yeux, le nez, la bouche et le sourire du mien", a-t-il déclaré à la radio Echo de Moscou. Mais les critiques les plus vives à l'encontre de l'ours sont venues du monde politique. Le président de la chambre haute du Parlement russe, Sergueï Mironov, estime que l'ours rappelle le logo du parti au pouvoir, Russie unie, dirigé par Vladimir Poutine. "C'est absolument déplacé", a jugé M. Mironov qui dirige le parti Russie juste. Le logo des JO de Londres raciste ? Du côté anglais, le Comité d'organisation n'est pas plus à la fête. L'Iran vient en effet de protester auprès du Comité international olympique contre le logo officiel des JO de Londres 2012 qu'il juge raciste. Selon Téhéran, on pourrait lire dans le logo le mot "Zion", terme qui se rapporte à la cité de Jérusalem, capitale de l'Etat d'Israël, que ne reconnaît pas la République islamique d'Iran. Jules Monnier (stg)