Besnik Hasi est le énième à s'y essayer, comme il le raconte dans une interview publiée dans nos pages. Il regrette que certains n'aient pas le virus du football et plaide en faveur d'une meilleure éthique du travail. Il veut améliorer le fonctionnement du club et il oeuvre à la mise sur pied d'une organisation au sein de l'équipe. Pour préparer l'avenir, il faut offrir leur chance aux jeunes, sous les ordres d'un entraîneur qui a le feu sacré. Mais ce n'est pas la première fois qu'on envoie ce message au monde extérieur.

Dimanche, contre le Club Bruges, Anderlecht a dévoilé le potentiel qu'il recèle quand il ajoute le caractère requis à la qualité. En première mi-temps, les Bleu et Noir ont été balayés. Besnik Hasi a également placé son sceau tactique sur le match en postant Cheikhou Kouyaté au milieu défensif, pour apporter plus d'équilibre à l'équipe. John van den Brom avait fréquemment remanié l'équipe mais sans obtenir l'effet escompté.

Le champion, loué de toutes parts, ferait mieux de ne pas se laisser emporter par l'euphorie et de garder les pieds sur terre. Vendredi, un match difficile l'attend à Lokeren. Cette saison, compte tenu de son revers au Standard, lors de la première journée des play-offs 1, Anderlecht n'a gagné que 20 points sur 48 en déplacement, soit à peine 42 %.

Davantage que le talent, c'est le caractère qui va être décisif dans cette phase cruciale du championnat. Le Club l'a appris à ses dépens dimanche à Anderlecht. Michel Preud'homme, qui devait être mal à l'aise à force de recevoir des compliments, a bien dû constater que son équipe s'est surestimée et que certains joueurs ont entamé le match avec une auréole d'invincibilité. Or, ce sentiment ne reposait sur rien car malgré ses bons résultats, le Club n'a pas vraiment développé de football pétillant ces dernières semaines. Dimanche, il n'est presque plus rien resté de l'engagement sur lequel l'équipe s'appuyait. C'est contraire à l'identité du Club, qui ne peut rester dans la course au titre que si son football s'appuie sur le collectif et la mentalité. Cette semaine, Michel Preud'homme ne manquera pas de le rappeler haut et clair.

Guy Luzon doit également tenter de relancer le moteur du Standard. Zulte Waregem a mis l'entrejeu des Rouches échec et mat. Le Standard n'a pas trouvé de parade au jeu de position intelligent des Flandriens. Il n'y a plus eu d'approvisionnement, plus d'éclairs, plus d'accélérations et la force de caractère requise pour revenir a également fait défaut.

Si Zulte Waregem reste en lice pour le titre, il le doit au travail de Francky Dury. Après le feuilleton Thorgan Hazard, le départ de Junior Malanda et la grave blessure de Mbaye Leye, on a craint un contrecoup mais Dury est parvenu à affûter son équipe, à lui conserver son appétit. Vendredi dernier, contre le Standard, il ne restait que six footballeurs de l'équipe qui avait disputé le match décisif pour le titre contre Anderlecht il y a un an.

Conserver le contrôle du groupe, apporter de la clarté et veiller à ce que les instructions soient appliquées sur le terrain, c'est l'essence du métier d'entraîneur. C'est à tout cela que Besnik Hasi doit maintenant veiller, alors que les joueurs déterminent plus que jamais ce qu'ils font ou pas sur le terrain. Ils n'ont plus l'ADN de leur club. Ce sont des passants, préoccupés par leur seule carrière. Cela rend le job d'entraîneur de plus en plus complexe.

Besnik Hasi est le énième à s'y essayer, comme il le raconte dans une interview publiée dans nos pages. Il regrette que certains n'aient pas le virus du football et plaide en faveur d'une meilleure éthique du travail. Il veut améliorer le fonctionnement du club et il oeuvre à la mise sur pied d'une organisation au sein de l'équipe. Pour préparer l'avenir, il faut offrir leur chance aux jeunes, sous les ordres d'un entraîneur qui a le feu sacré. Mais ce n'est pas la première fois qu'on envoie ce message au monde extérieur. Dimanche, contre le Club Bruges, Anderlecht a dévoilé le potentiel qu'il recèle quand il ajoute le caractère requis à la qualité. En première mi-temps, les Bleu et Noir ont été balayés. Besnik Hasi a également placé son sceau tactique sur le match en postant Cheikhou Kouyaté au milieu défensif, pour apporter plus d'équilibre à l'équipe. John van den Brom avait fréquemment remanié l'équipe mais sans obtenir l'effet escompté. Le champion, loué de toutes parts, ferait mieux de ne pas se laisser emporter par l'euphorie et de garder les pieds sur terre. Vendredi, un match difficile l'attend à Lokeren. Cette saison, compte tenu de son revers au Standard, lors de la première journée des play-offs 1, Anderlecht n'a gagné que 20 points sur 48 en déplacement, soit à peine 42 %. Davantage que le talent, c'est le caractère qui va être décisif dans cette phase cruciale du championnat. Le Club l'a appris à ses dépens dimanche à Anderlecht. Michel Preud'homme, qui devait être mal à l'aise à force de recevoir des compliments, a bien dû constater que son équipe s'est surestimée et que certains joueurs ont entamé le match avec une auréole d'invincibilité. Or, ce sentiment ne reposait sur rien car malgré ses bons résultats, le Club n'a pas vraiment développé de football pétillant ces dernières semaines. Dimanche, il n'est presque plus rien resté de l'engagement sur lequel l'équipe s'appuyait. C'est contraire à l'identité du Club, qui ne peut rester dans la course au titre que si son football s'appuie sur le collectif et la mentalité. Cette semaine, Michel Preud'homme ne manquera pas de le rappeler haut et clair. Guy Luzon doit également tenter de relancer le moteur du Standard. Zulte Waregem a mis l'entrejeu des Rouches échec et mat. Le Standard n'a pas trouvé de parade au jeu de position intelligent des Flandriens. Il n'y a plus eu d'approvisionnement, plus d'éclairs, plus d'accélérations et la force de caractère requise pour revenir a également fait défaut. Si Zulte Waregem reste en lice pour le titre, il le doit au travail de Francky Dury. Après le feuilleton Thorgan Hazard, le départ de Junior Malanda et la grave blessure de Mbaye Leye, on a craint un contrecoup mais Dury est parvenu à affûter son équipe, à lui conserver son appétit. Vendredi dernier, contre le Standard, il ne restait que six footballeurs de l'équipe qui avait disputé le match décisif pour le titre contre Anderlecht il y a un an. Conserver le contrôle du groupe, apporter de la clarté et veiller à ce que les instructions soient appliquées sur le terrain, c'est l'essence du métier d'entraîneur. C'est à tout cela que Besnik Hasi doit maintenant veiller, alors que les joueurs déterminent plus que jamais ce qu'ils font ou pas sur le terrain. Ils n'ont plus l'ADN de leur club. Ce sont des passants, préoccupés par leur seule carrière. Cela rend le job d'entraîneur de plus en plus complexe.