Avant le Clasico, quels sont vos rapports avec Anderlecht ? On est plus dans une situation de lac que de mer. Dans le sens qu'il n'y a pas de marées dans les lacs ! Je trouve qu'on a tout intérêt à se mettre autour d'une table pour trouver des positions communes, que ce soit pour l'avenir de notre compétition ou la manière de gérer la Ligue.

Comment avez-vous pris les propos de Roger Vanden Stock disant que Duchâtelet n'était pas son ami ?
Pourquoi faudrait-il qu'on soit ami avec le directeur général ou le président d'un autre club ? Ce qui compte, c'est d'avoir un respect mutuel.

L'arrivée évoquée de Lucien D'Onofrio à Anderlecht allait-elle dans le sens d'un respect mutuel ?
Je n'ai pas à détricoter ce qui était dans l'esprit d'Anderlecht à ce moment-là. Le Standard n'a pas à prendre parti. Est-ce une attaque contre le Standard ? Non. Je considérerais comme attaque le fait que notre club soit visé au niveau du recrutement des jeunes, par exemple.

Les transferts du Standard vous semblent-ils à la hauteur de ceux d'Anderlecht, Bruges ou Gand ?
La qualité du recrutement se vérifiera au final.

Mais on peut déjà juger du recrutement anderlechtois...
L'effectif d'Anderlecht est certes plus étoffé. Mais son budget l'est plus aussi.

Il n'y a pas si longtemps le fossé entre les deux clubs avait été comblé... Mais l'ambition sera toujours de ne pas se faire décrocher par les autres.

Mais vous êtes décroché : le Standard est à neuf points !
Est-ce que c'est se faire décrocher que de pointer à neuf points ? Dans une formule classique peut-être, mais pas ici. Après un changement d'actionnaire, de structures et d'organigramme, qui n'aurait pas été d'accord de se situer là où nous nous situons aujourd'hui ? En championnat, nous avons cinq points de plus que la saison passée et nous avons effectué une campagne européenne de qualité. Le seul couac, c'est cette défaite en Coupe de Belgique. Sur l'ensemble, la mue ne s'est pas mal passée. Je dois toutefois reconnaître qu'Anderlecht a effectué un très bon recrutement.

Sans évoquer spécialement les cas Jovanovic-Mbokani, le Standard aurait-il pu effectuer ce type de recrutement ?
Je crois qu'on s'installe dans une autre optique. On veut faire de la place à nos jeunes. Quand je constate le nombre de jeunes issus de notre centre de formation alignés ces dernières semaines et que je le compare à celui d'Anderlecht et de Bruges, il y a là aussi un fossé. Sur le long terme, je pense que cette politique rapportera davantage qu'un seul mercato réussi.

Retrouvez l'intégralité de l'interview exclusive de Pierre François dans votre Sport/Foot Magazine de cette semaine.

Stéphane Vande Velde, Sport/Foot Magazine

Avant le Clasico, quels sont vos rapports avec Anderlecht ? On est plus dans une situation de lac que de mer. Dans le sens qu'il n'y a pas de marées dans les lacs ! Je trouve qu'on a tout intérêt à se mettre autour d'une table pour trouver des positions communes, que ce soit pour l'avenir de notre compétition ou la manière de gérer la Ligue. Comment avez-vous pris les propos de Roger Vanden Stock disant que Duchâtelet n'était pas son ami ? Pourquoi faudrait-il qu'on soit ami avec le directeur général ou le président d'un autre club ? Ce qui compte, c'est d'avoir un respect mutuel. L'arrivée évoquée de Lucien D'Onofrio à Anderlecht allait-elle dans le sens d'un respect mutuel ? Je n'ai pas à détricoter ce qui était dans l'esprit d'Anderlecht à ce moment-là. Le Standard n'a pas à prendre parti. Est-ce une attaque contre le Standard ? Non. Je considérerais comme attaque le fait que notre club soit visé au niveau du recrutement des jeunes, par exemple. Les transferts du Standard vous semblent-ils à la hauteur de ceux d'Anderlecht, Bruges ou Gand ? La qualité du recrutement se vérifiera au final. Mais on peut déjà juger du recrutement anderlechtois... L'effectif d'Anderlecht est certes plus étoffé. Mais son budget l'est plus aussi. Il n'y a pas si longtemps le fossé entre les deux clubs avait été comblé... Mais l'ambition sera toujours de ne pas se faire décrocher par les autres. Mais vous êtes décroché : le Standard est à neuf points ! Est-ce que c'est se faire décrocher que de pointer à neuf points ? Dans une formule classique peut-être, mais pas ici. Après un changement d'actionnaire, de structures et d'organigramme, qui n'aurait pas été d'accord de se situer là où nous nous situons aujourd'hui ? En championnat, nous avons cinq points de plus que la saison passée et nous avons effectué une campagne européenne de qualité. Le seul couac, c'est cette défaite en Coupe de Belgique. Sur l'ensemble, la mue ne s'est pas mal passée. Je dois toutefois reconnaître qu'Anderlecht a effectué un très bon recrutement. Sans évoquer spécialement les cas Jovanovic-Mbokani, le Standard aurait-il pu effectuer ce type de recrutement ? Je crois qu'on s'installe dans une autre optique. On veut faire de la place à nos jeunes. Quand je constate le nombre de jeunes issus de notre centre de formation alignés ces dernières semaines et que je le compare à celui d'Anderlecht et de Bruges, il y a là aussi un fossé. Sur le long terme, je pense que cette politique rapportera davantage qu'un seul mercato réussi. Retrouvez l'intégralité de l'interview exclusive de Pierre François dans votre Sport/Foot Magazine de cette semaine.Stéphane Vande Velde, Sport/Foot Magazine