Par Pierre Danvoye

Coup de coeur : Eden Hazard

Lukaku, De Bruyne, Courtois, Musonda n'y sont pas arrivés et n'y arriveront peut-être jamais. Pour Eden Hazard, c'est déjà fait : il a sa place dans l'équipe de base de Chelsea. Lui, il n'a pas été transféré en tant qu'investissement pour demain ou après-demain. Dès les premiers matches de l'été, en tournée aux Etats-Unis, il était titulaire. Et il l'a encore été le plus souvent entre-temps. Evidemment, la presse anglaise reste la presse anglaise : elle peut démolir quelques jours après avoir encensé. Il n'y échappe pas. Dès qu'il fait un moins bon match, ça balance. Mais Hazard reste Hazard : élégant (dans un des plus beaux maillots du foot moderne !), culotté, décisif par ses assists et ses buts. On en oublierait presque son très jeune âge. Il prouve depuis juillet que, vraiment, la Ligue française était devenue beaucoup trop petite pour lui. Encore un petit coup de rein pour arriver au même niveau avec les Diables Rouges et la jouissance sera totale.

Coup de gueule : l'EURO en Pologne et en Ukraine

Michel Platini a fait semblant d'être ravi lorsque l'EURO a fermé ses portes. Hypocrisie ! Pendant le tournoi, il a passé autant de temps en Ukraine qu'en Pologne et il a vu ce que nous avons vu. Des hôtels hors de prix et minables (même si, lui, il n'a logé que dans des palaces), des routes dans un état dramatique, une population pas spécialement accueillante et pratiquant très mal d'autres langues que l'ukrainien et le russe, des avions presque systématiquement en retard, etc. Mais pour lui, le bilan était impeccable. Les Ukrainiens vont continuer à payer longtemps leurs quatre magnifiques stades, ils n'avaient pas besoin de ça parce que le niveau de vie moyen n'est vraiment pas élevé. L'exception à la règle : Kiev. La seule ville européenne des quatre qui ont accueilli des matches. Kharkiv et Donetsk, ce n'est pas loin de la Russie profonde (pas seulement d'un point de vue géographique). Kiev, c'est l'Europe, des bâtiments de standing, des boutiques de luxe, des gens qui sourient et s'ouvrent aux visiteurs, une jolie fille court vêtue par mètre carré.

Espoir pour 2013 : Dennis Praet

Dennis Praet a tout. Beau gosse, éducation, intelligence, simplicité et surtout du foot dans les pieds. Un nouveau Scifo à Anderlecht. Quand Anderlecht a offert un contrat à 800.000 euros annuels au gamin, on s'est demandé s'il était vraiment si exceptionnel. Ben oui ! Pendant un an, il a appris le professionnalisme avec Ariel Jacobs. Aujourd'hui, John van den Brom lui fait confiance à fond et ça marche. La série en cours de 10 victoires consécutives des Mauves, il y est pour quelque chose. Depuis qu'il est dans le 11 de base, ça rejoue au foot, c'est beau à voir. Quand on parle de Praet à Marc Wilmots, le bon sens paysan vient au galop : "Patience". Mais on met notre main à couper qu'en 2013, il fera son entrée dans le noyau de l'équipe nationale. Il ne reste plus qu'à lui trouver une petite place dans notre entrejeu peuplé de phénomènes.

Par Pierre DanvoyeCoup de coeur : Eden Hazard Lukaku, De Bruyne, Courtois, Musonda n'y sont pas arrivés et n'y arriveront peut-être jamais. Pour Eden Hazard, c'est déjà fait : il a sa place dans l'équipe de base de Chelsea. Lui, il n'a pas été transféré en tant qu'investissement pour demain ou après-demain. Dès les premiers matches de l'été, en tournée aux Etats-Unis, il était titulaire. Et il l'a encore été le plus souvent entre-temps. Evidemment, la presse anglaise reste la presse anglaise : elle peut démolir quelques jours après avoir encensé. Il n'y échappe pas. Dès qu'il fait un moins bon match, ça balance. Mais Hazard reste Hazard : élégant (dans un des plus beaux maillots du foot moderne !), culotté, décisif par ses assists et ses buts. On en oublierait presque son très jeune âge. Il prouve depuis juillet que, vraiment, la Ligue française était devenue beaucoup trop petite pour lui. Encore un petit coup de rein pour arriver au même niveau avec les Diables Rouges et la jouissance sera totale.Coup de gueule : l'EURO en Pologne et en Ukraine Michel Platini a fait semblant d'être ravi lorsque l'EURO a fermé ses portes. Hypocrisie ! Pendant le tournoi, il a passé autant de temps en Ukraine qu'en Pologne et il a vu ce que nous avons vu. Des hôtels hors de prix et minables (même si, lui, il n'a logé que dans des palaces), des routes dans un état dramatique, une population pas spécialement accueillante et pratiquant très mal d'autres langues que l'ukrainien et le russe, des avions presque systématiquement en retard, etc. Mais pour lui, le bilan était impeccable. Les Ukrainiens vont continuer à payer longtemps leurs quatre magnifiques stades, ils n'avaient pas besoin de ça parce que le niveau de vie moyen n'est vraiment pas élevé. L'exception à la règle : Kiev. La seule ville européenne des quatre qui ont accueilli des matches. Kharkiv et Donetsk, ce n'est pas loin de la Russie profonde (pas seulement d'un point de vue géographique). Kiev, c'est l'Europe, des bâtiments de standing, des boutiques de luxe, des gens qui sourient et s'ouvrent aux visiteurs, une jolie fille court vêtue par mètre carré.Espoir pour 2013 : Dennis Praet Dennis Praet a tout. Beau gosse, éducation, intelligence, simplicité et surtout du foot dans les pieds. Un nouveau Scifo à Anderlecht. Quand Anderlecht a offert un contrat à 800.000 euros annuels au gamin, on s'est demandé s'il était vraiment si exceptionnel. Ben oui ! Pendant un an, il a appris le professionnalisme avec Ariel Jacobs. Aujourd'hui, John van den Brom lui fait confiance à fond et ça marche. La série en cours de 10 victoires consécutives des Mauves, il y est pour quelque chose. Depuis qu'il est dans le 11 de base, ça rejoue au foot, c'est beau à voir. Quand on parle de Praet à Marc Wilmots, le bon sens paysan vient au galop : "Patience". Mais on met notre main à couper qu'en 2013, il fera son entrée dans le noyau de l'équipe nationale. Il ne reste plus qu'à lui trouver une petite place dans notre entrejeu peuplé de phénomènes.