Par Pierre Bilic

Coup de coeur : Lionel Cox

Médaille d'argent au JO de Londres (tir à la carabine à 50 m couché), Lionel Cox a donné une leçon de modestie à des champions de sports plus médiatisés que le sien. Amateur, il est arrivé au top à force de travail. Injustement snobé dans les différentes remises de récompenses sportives en fin 2012, Cox a eu la noblesse de remettre le Prix du Sportif de l'Année à Tom Boonen qui, lui, n'avait pas jugé utile de revenir en Belgique pour prendre possession de son bien. Tout le monde n'a pas la classe. Cox bien.

Coup de gueule : Lance Armstrong

Il était grand temps de mettre fin à cette supercherie qui s'appelle Lance Armstrong. Dictateur, roi du dopage, il a roulé tout son monde durant des années, sali le cyclisme. Son nom a été rayé à juste titre du palmarès du Tour de France. Il n'a pas sa place au plus haut des cieux cyclistes. Ce coup de tonnerre a incité pas mal de coureurs cyclistes à passer aux aveux. Le dopage était généralisé. Une pensée pour un journaliste du nord du pays : il y a quelques années, il dénonça les pratiques de certaines équipes. Mis sous pression par des huiles du peloton, son journal préféra se séparer de lui... C'était du temps de l'omerta, de la loi du silence. Cette époque est révolue grâce, finalement, à Armstrong. Cette victoire-là lui appartient. On n'oubliera pas non plus qu'il a été plus fort que le cancer. Le Texan avait tout pour devenir un mythe : la gloriole a tout emporté.

Espoir pour 2013 : Imoh Ezekiel

Ce petit bonhomme est arrivé en Belgique sur la pointe des pieds. Il n'avait jamais vu de neige, s'est brûlé les pieds en cherchant à se réchauffer lorsqu'il passait un test au Club Bruges. Négligé dans la Venise du Nord, il a mis le cap sur le Standard. Sa pointe de vitesse y fait des merveilles. A 19 ans, à peine, le Nigérian est redouté par toutes les défenses de Belgique. Il a déjà attiré le regard de grands clubs européens. Ezekiel ne tardera pas à valoir son pesant d'or noir.

Par Pierre BilicCoup de coeur : Lionel Cox Médaille d'argent au JO de Londres (tir à la carabine à 50 m couché), Lionel Cox a donné une leçon de modestie à des champions de sports plus médiatisés que le sien. Amateur, il est arrivé au top à force de travail. Injustement snobé dans les différentes remises de récompenses sportives en fin 2012, Cox a eu la noblesse de remettre le Prix du Sportif de l'Année à Tom Boonen qui, lui, n'avait pas jugé utile de revenir en Belgique pour prendre possession de son bien. Tout le monde n'a pas la classe. Cox bien.Coup de gueule : Lance Armstrong Il était grand temps de mettre fin à cette supercherie qui s'appelle Lance Armstrong. Dictateur, roi du dopage, il a roulé tout son monde durant des années, sali le cyclisme. Son nom a été rayé à juste titre du palmarès du Tour de France. Il n'a pas sa place au plus haut des cieux cyclistes. Ce coup de tonnerre a incité pas mal de coureurs cyclistes à passer aux aveux. Le dopage était généralisé. Une pensée pour un journaliste du nord du pays : il y a quelques années, il dénonça les pratiques de certaines équipes. Mis sous pression par des huiles du peloton, son journal préféra se séparer de lui... C'était du temps de l'omerta, de la loi du silence. Cette époque est révolue grâce, finalement, à Armstrong. Cette victoire-là lui appartient. On n'oubliera pas non plus qu'il a été plus fort que le cancer. Le Texan avait tout pour devenir un mythe : la gloriole a tout emporté.Espoir pour 2013 : Imoh Ezekiel Ce petit bonhomme est arrivé en Belgique sur la pointe des pieds. Il n'avait jamais vu de neige, s'est brûlé les pieds en cherchant à se réchauffer lorsqu'il passait un test au Club Bruges. Négligé dans la Venise du Nord, il a mis le cap sur le Standard. Sa pointe de vitesse y fait des merveilles. A 19 ans, à peine, le Nigérian est redouté par toutes les défenses de Belgique. Il a déjà attiré le regard de grands clubs européens. Ezekiel ne tardera pas à valoir son pesant d'or noir.