Comment ça se passe ici, Ivan ? Ivan Perisic : Mes débuts ont été difficiles. Les méthodes de travail sont différentes de celles que je connaissais. On attend de moi plus de travail défensif et mon corps doit s'y habituer. J'essaie d'écouter et de comprendre tous les conseils que l'entraîneur me donne.

En septembre, vous avez inscrit un but superbe qui a permis à Dortmund de réaliser un match nul contre Arsenal. C'était le but du soulagement après une période d'adaptation compliquée ?

Oui. Quand on est sur le banc, on attend avec impatience ce genre de moment.

Quelle impression ça fait de marquer un but de classe mondiale devant près de 80.000 personnes ?

C'est fantastique. C'est pour des instants pareils qu'on joue au foot. J'ai vécu une soirée inoubliable. A mon retour dans le vestiaire, j'ai reçu sur mon téléphone la vidéo du but. Cela m'a vraiment fait plaisir car je n'aurais pas été capable de me la procurer moi-même (il rit).

Ensuite, vous avez été titulaire quatre matches consécutifs, vous avez marqué à Mainz et à Brême où vous avez aussi été exclu pour une seconde carte jaune à la 47'. Depuis, vous avez eu moins de temps de jeu. Que s'est-il passé ? Cela ressemble à une sanction. Fallait-il refroidir votre sang croate ? J'ai simplement eu de la malchance. L'exclusion était injustifiée car j'ai touché le ballon les deux fois. Lors de ma suspension, l'équipe a étrillé Cologne 5-0 et l'entraîneur a conservé sa nouvelle occupation de terrain. J'ai dû m'absenter pour disputer les matches de barrage contre la Turquie. Pendant que j'étais sur le banc, Dortmund a signé une belle série en Bundesliga. C'est pénible pour quelqu'un comme moi qui veut être de tous les matches mais heureusement, beaucoup de gens m'ont soutenu et conseillé, comme Sadio Demba, l'entraîneur adjoint de Roulers, devenu un ami.

Que vous conseille-t-on ? De patienter, d'attendre ma chance puis de la saisir.

Que dit l'entraîneur de votre situation ?

Jusqu'au match à Brême, il était très content de mon évolution mais quand je suis revenu de l'équipe nationale, il a remarqué que j'étais un peu stressé. Je n'avais pu jouer que vingt minutes contre la Turquie, alors que Niko Kranjcar était blessé. C'est pour ça que je n'ai plus été titularisé ici. C'est frustrant mais l'entraîneur m'a assuré que si je continuais à travailler, je recevrais à nouveau ma chance. Il m'a certifié que le club était satisfait de moi. Si ce n'était pas le cas, je m'en irais.

C'est une option ?

Non. Depuis Torsten Frings en 2002, je suis le transfert le plus cher du club. On doit donc vraiment croire en moi et on ne m'a pas acheté pour me laisser sur le banc.

Retrouvez l'intégralité de l'interview exclusive d'Ivan Perisic dans votre Sport/Foot Magazine.

Christian Vandenabeele, Sport/Foot Magazine

Comment ça se passe ici, Ivan ? Ivan Perisic : Mes débuts ont été difficiles. Les méthodes de travail sont différentes de celles que je connaissais. On attend de moi plus de travail défensif et mon corps doit s'y habituer. J'essaie d'écouter et de comprendre tous les conseils que l'entraîneur me donne. En septembre, vous avez inscrit un but superbe qui a permis à Dortmund de réaliser un match nul contre Arsenal. C'était le but du soulagement après une période d'adaptation compliquée ? Oui. Quand on est sur le banc, on attend avec impatience ce genre de moment. Quelle impression ça fait de marquer un but de classe mondiale devant près de 80.000 personnes ? C'est fantastique. C'est pour des instants pareils qu'on joue au foot. J'ai vécu une soirée inoubliable. A mon retour dans le vestiaire, j'ai reçu sur mon téléphone la vidéo du but. Cela m'a vraiment fait plaisir car je n'aurais pas été capable de me la procurer moi-même (il rit). Ensuite, vous avez été titulaire quatre matches consécutifs, vous avez marqué à Mainz et à Brême où vous avez aussi été exclu pour une seconde carte jaune à la 47'. Depuis, vous avez eu moins de temps de jeu. Que s'est-il passé ? Cela ressemble à une sanction. Fallait-il refroidir votre sang croate ? J'ai simplement eu de la malchance. L'exclusion était injustifiée car j'ai touché le ballon les deux fois. Lors de ma suspension, l'équipe a étrillé Cologne 5-0 et l'entraîneur a conservé sa nouvelle occupation de terrain. J'ai dû m'absenter pour disputer les matches de barrage contre la Turquie. Pendant que j'étais sur le banc, Dortmund a signé une belle série en Bundesliga. C'est pénible pour quelqu'un comme moi qui veut être de tous les matches mais heureusement, beaucoup de gens m'ont soutenu et conseillé, comme Sadio Demba, l'entraîneur adjoint de Roulers, devenu un ami. Que vous conseille-t-on ? De patienter, d'attendre ma chance puis de la saisir. Que dit l'entraîneur de votre situation ? Jusqu'au match à Brême, il était très content de mon évolution mais quand je suis revenu de l'équipe nationale, il a remarqué que j'étais un peu stressé. Je n'avais pu jouer que vingt minutes contre la Turquie, alors que Niko Kranjcar était blessé. C'est pour ça que je n'ai plus été titularisé ici. C'est frustrant mais l'entraîneur m'a assuré que si je continuais à travailler, je recevrais à nouveau ma chance. Il m'a certifié que le club était satisfait de moi. Si ce n'était pas le cas, je m'en irais. C'est une option ? Non. Depuis Torsten Frings en 2002, je suis le transfert le plus cher du club. On doit donc vraiment croire en moi et on ne m'a pas acheté pour me laisser sur le banc. Retrouvez l'intégralité de l'interview exclusive d'Ivan Perisic dans votre Sport/Foot Magazine. Christian Vandenabeele, Sport/Foot Magazine