La plupart des équipes engagées dans cette 109e édition de Paris-Roubaix ont été reconnaître les passages clés du parcours hier après-midi. De l'avis général, les modifications apportées au tracé de cette année durcissent encore un peu plus la course. Dans cette optique, un secteur pavé inédit sera emprunté par les coureurs dimanche : le secteur de Millonfosse. Situé juste après la Tranchée d'Arenberg, il devrait empêcher les regroupements, trop fréquents ces dernières années, qui suivent généralement la mythique tranchée.

Fabian Cancellara, malgré sa petite défaillance au Ronde, reste l'homme à battre. Verra-t-on à nouveau tout le peloton courir contre lui ? Espérons, pour la beauté du sport, que Tom Boonen, et d'autres, auront la forme nécessaire pour disputer, à la pédale, la victoire au Suisse. Pour rappel : Fabian Cancellara s'est imposé l'an passé en attaquant, à la surprise générale, sur un secteur non pavé.

De toute façon, pour gagner à Paris-Roubaix, il ne suffit pas d'être le plus fort. Cela aide bien évidemment mais, plus qu'ailleurs, d'autres paramètres entrent en ligne de compte.

Une course pour vieux briscards

Pour s'imposer, il faut l'expérience, indispensable pour survoler les pavés avec moins de casse que les autres. Rouler sur de vieux pavés poussiéreux ne s'improvise pas. Si l'on n'a pas la bonne technique, la crevaison, voire la chute, n'est pas bien loin. Mais l'expérience, c'est aussi connaître le parcours sur le bout des doigts : savoir quand être devant et quand s'économiser, mais bien sûr sans se faire piéger. Car Paris-Roubaix c'est près de 260 kilomètres dont une cinquantaine de secteurs pavés. Enfin, l'expérience permet d'acquérir le sang-froid, une qualité indispensable lorsque la route se rétrécit, que ça frotte dans le peloton et que les chutes se multiplient.

Dur pour les organismes

L'Enfer du Nord nécessite une préparation physique adéquate car on ne coure pas Paris-Roubaix (parcours très plat) comme on coure le Ronde (parcours plus vallonné). C'est pourquoi, seuls onze coureurs ont réussi l'exploit d'un doublé. En bref, il faut être un rouleur hors-pair sur des routes qui ne sont pas du tout roulantes.

Dur pour la mécanique

Sur aucunes autres courses les vélos, et mêmes les voitures des directeurs sportifs, ne sont mis à aussi rude épreuve. C'est pourquoi le matériel doit être minutieusement préparé en conséquence. Chez Quick Step par exemple, les cadres des vélos seront un petit peu plus long qu'à l'habitude et les pneus auront 27 mm de largeur. De plus, le choix d'une bonne pression est primordial pour qui veut éviter autant que possible les crevaisons. Côté voitures, celles-ci seront surélevées et munies du même genre de protections que les voitures de rallye.

Dernier détail qui aura son importance : on annonce un temps sec, chaud et ensoleillé pour tout le weekend. Les coureurs auront donc droit, cette année, à de la poussière plutôt qu'à de la boue.

Anthony Planus (Stg)

La plupart des équipes engagées dans cette 109e édition de Paris-Roubaix ont été reconnaître les passages clés du parcours hier après-midi. De l'avis général, les modifications apportées au tracé de cette année durcissent encore un peu plus la course. Dans cette optique, un secteur pavé inédit sera emprunté par les coureurs dimanche : le secteur de Millonfosse. Situé juste après la Tranchée d'Arenberg, il devrait empêcher les regroupements, trop fréquents ces dernières années, qui suivent généralement la mythique tranchée. Fabian Cancellara, malgré sa petite défaillance au Ronde, reste l'homme à battre. Verra-t-on à nouveau tout le peloton courir contre lui ? Espérons, pour la beauté du sport, que Tom Boonen, et d'autres, auront la forme nécessaire pour disputer, à la pédale, la victoire au Suisse. Pour rappel : Fabian Cancellara s'est imposé l'an passé en attaquant, à la surprise générale, sur un secteur non pavé. De toute façon, pour gagner à Paris-Roubaix, il ne suffit pas d'être le plus fort. Cela aide bien évidemment mais, plus qu'ailleurs, d'autres paramètres entrent en ligne de compte. Une course pour vieux briscards Pour s'imposer, il faut l'expérience, indispensable pour survoler les pavés avec moins de casse que les autres. Rouler sur de vieux pavés poussiéreux ne s'improvise pas. Si l'on n'a pas la bonne technique, la crevaison, voire la chute, n'est pas bien loin. Mais l'expérience, c'est aussi connaître le parcours sur le bout des doigts : savoir quand être devant et quand s'économiser, mais bien sûr sans se faire piéger. Car Paris-Roubaix c'est près de 260 kilomètres dont une cinquantaine de secteurs pavés. Enfin, l'expérience permet d'acquérir le sang-froid, une qualité indispensable lorsque la route se rétrécit, que ça frotte dans le peloton et que les chutes se multiplient. Dur pour les organismes L'Enfer du Nord nécessite une préparation physique adéquate car on ne coure pas Paris-Roubaix (parcours très plat) comme on coure le Ronde (parcours plus vallonné). C'est pourquoi, seuls onze coureurs ont réussi l'exploit d'un doublé. En bref, il faut être un rouleur hors-pair sur des routes qui ne sont pas du tout roulantes. Dur pour la mécanique Sur aucunes autres courses les vélos, et mêmes les voitures des directeurs sportifs, ne sont mis à aussi rude épreuve. C'est pourquoi le matériel doit être minutieusement préparé en conséquence. Chez Quick Step par exemple, les cadres des vélos seront un petit peu plus long qu'à l'habitude et les pneus auront 27 mm de largeur. De plus, le choix d'une bonne pression est primordial pour qui veut éviter autant que possible les crevaisons. Côté voitures, celles-ci seront surélevées et munies du même genre de protections que les voitures de rallye. Dernier détail qui aura son importance : on annonce un temps sec, chaud et ensoleillé pour tout le weekend. Les coureurs auront donc droit, cette année, à de la poussière plutôt qu'à de la boue. Anthony Planus (Stg)