"J'ai lu les critiques de Marc Delire et je voudrais y répondre tout de suite", affirme d'emblée Christian Loiseau, directeur des programmes de Betv, dont la nature n'est, à première vue, pas destinée à pousser une gueulante. C'est dans ses bureaux de la chaussée de Louvain à Bruxelles qu'il nous a reçus avec Christine Schréder, le visage féminin de la chaîne, pour parler de l'offensive de Voo sur le football belge. "Quand Delire dit que Voo a peur de faire de l'ombre à ses journalistes en attirant des commentateurs extérieurs, c'est d'un orgueil et d'une suffisance ! Je n'ai jamais vu cela. Pour un journaliste de sa trempe, dont nul ne conteste les qualités professionnelles, je croyais qu'il avait un peu plus intégré le fair-play. Quant à l'Anschluss rédactionnel qu'on aurait fait sur la RTBF, c'est mal connaître Michel Lecomte. Comme si on avait pu lui imposer tous nos choix."

Ceci dit, Marc Delire ne fait que dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas, à savoir que tout ce qui était connoté Belgacom devait disparaître...

Christian Loiseau : Pas disparaître mais devait être remplacé par ce que nous allons faire maintenant. Il ne faut pas oublier que le foot belge n'a jamais été la propriété de Belgacom. Il appartient à la Pro League et si les directs de foot ont été débloqués, c'est grâce à nous et Canal + Belgique qui a débuté la retransmission en direct des matches de championnat au début des années 90. Ce n'est pas Belgacom qui a inventé le foot en Belgique. Qu'on reprenne la main, cela me paraît normal. Nous, on a juste demandé de la cohérence d'autant plus qu'on a des atouts très forts. On vient avec une qualité en consultance... Je pense que Michel Lecomte a vu clair en optant pour la possibilité de venir avec de nouvelles têtes le lundi soir dans Studio Foot.

Cela signifie donc clairement que vous n'acceptiez pas la présence de journalistes connotés Belgacom dans l'émission du lundi ?

Loiseau : Un peu de bon sens. Nous avons les lots les plus importants, soit les matches les plus importants du week-end. Donc, autant faire venir les journalistes qui ont travaillé sur ces matches plutôt que quelqu'un d'autre. Je ne conteste pas les qualités professionnelles de Delire, mais il serait venu parler de quoi ? De Zulte Waregem-Lierse ?

Et qu'en est-il des consultants Belgacom ?

Loiseau : On a une équipe prête à démarrer avec Philippe Albert, Olivier Doll et Dominique D'Onofrio mais il n'y a aucune exclusive. Ce n'est pas parce que quelqu'un a travaillé à Belgacom qu'il est banni à vie de Voofoot.

Est-ce que la concurrence et le combat féroce entre Belgacom et Voo ne nuit pas aux deux groupes ?

Loiseau : Vous auriez voulu qu'on se fasse discret alors qu'on doit attirer des abonnés et leur dire qu'on dispose des trois matches les plus importants ? On voulait aussi rétablir la vérité. On ne parle pas du tout du même contenu entre les trois affiches du week-end et les cinq autres matches. Dès le départ, cela n'était pas très fair-play de comparer deux contenus qui ne sont pas comparables.

Pourquoi Voo a-t-il décidé de se lancer dans le championnat belge ?

Loiseau : Pas se lancer mais récupérer. On n'a jamais abandonné l'idée de revenir au foot. Avec Voo qui s'impose comme le premier acteur télécoms dans le sud du pays, on s'est senti capable de rentrer en compétition. Au sein du groupe, c'est le dernier atout qui nous manquait et là, on a tout le contenu qu'on voulait offrir à nos abonnés.

Qui apparaîtra à Studio Foot ?

Christine Schréder : Moi, ainsi que Jean-François Rémy et nos consultants. On voulait qu'ils nous accompagnent et Michel Lecomte était sur la même longueur d'ondes. Il y aura donc Philippe Albert et Olivier Doll dans un premier temps.

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Christine Schréder et Christian Loiseau dans votre Sport/Foot Magazine de cette semaine.

Stéphane Vande Velde, Sport/Foot Magazine

"J'ai lu les critiques de Marc Delire et je voudrais y répondre tout de suite", affirme d'emblée Christian Loiseau, directeur des programmes de Betv, dont la nature n'est, à première vue, pas destinée à pousser une gueulante. C'est dans ses bureaux de la chaussée de Louvain à Bruxelles qu'il nous a reçus avec Christine Schréder, le visage féminin de la chaîne, pour parler de l'offensive de Voo sur le football belge. "Quand Delire dit que Voo a peur de faire de l'ombre à ses journalistes en attirant des commentateurs extérieurs, c'est d'un orgueil et d'une suffisance ! Je n'ai jamais vu cela. Pour un journaliste de sa trempe, dont nul ne conteste les qualités professionnelles, je croyais qu'il avait un peu plus intégré le fair-play. Quant à l'Anschluss rédactionnel qu'on aurait fait sur la RTBF, c'est mal connaître Michel Lecomte. Comme si on avait pu lui imposer tous nos choix." Ceci dit, Marc Delire ne fait que dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas, à savoir que tout ce qui était connoté Belgacom devait disparaître... Christian Loiseau : Pas disparaître mais devait être remplacé par ce que nous allons faire maintenant. Il ne faut pas oublier que le foot belge n'a jamais été la propriété de Belgacom. Il appartient à la Pro League et si les directs de foot ont été débloqués, c'est grâce à nous et Canal + Belgique qui a débuté la retransmission en direct des matches de championnat au début des années 90. Ce n'est pas Belgacom qui a inventé le foot en Belgique. Qu'on reprenne la main, cela me paraît normal. Nous, on a juste demandé de la cohérence d'autant plus qu'on a des atouts très forts. On vient avec une qualité en consultance... Je pense que Michel Lecomte a vu clair en optant pour la possibilité de venir avec de nouvelles têtes le lundi soir dans Studio Foot. Cela signifie donc clairement que vous n'acceptiez pas la présence de journalistes connotés Belgacom dans l'émission du lundi ? Loiseau : Un peu de bon sens. Nous avons les lots les plus importants, soit les matches les plus importants du week-end. Donc, autant faire venir les journalistes qui ont travaillé sur ces matches plutôt que quelqu'un d'autre. Je ne conteste pas les qualités professionnelles de Delire, mais il serait venu parler de quoi ? De Zulte Waregem-Lierse ? Et qu'en est-il des consultants Belgacom ? Loiseau : On a une équipe prête à démarrer avec Philippe Albert, Olivier Doll et Dominique D'Onofrio mais il n'y a aucune exclusive. Ce n'est pas parce que quelqu'un a travaillé à Belgacom qu'il est banni à vie de Voofoot. Est-ce que la concurrence et le combat féroce entre Belgacom et Voo ne nuit pas aux deux groupes ? Loiseau : Vous auriez voulu qu'on se fasse discret alors qu'on doit attirer des abonnés et leur dire qu'on dispose des trois matches les plus importants ? On voulait aussi rétablir la vérité. On ne parle pas du tout du même contenu entre les trois affiches du week-end et les cinq autres matches. Dès le départ, cela n'était pas très fair-play de comparer deux contenus qui ne sont pas comparables. Pourquoi Voo a-t-il décidé de se lancer dans le championnat belge ? Loiseau : Pas se lancer mais récupérer. On n'a jamais abandonné l'idée de revenir au foot. Avec Voo qui s'impose comme le premier acteur télécoms dans le sud du pays, on s'est senti capable de rentrer en compétition. Au sein du groupe, c'est le dernier atout qui nous manquait et là, on a tout le contenu qu'on voulait offrir à nos abonnés. Qui apparaîtra à Studio Foot ? Christine Schréder : Moi, ainsi que Jean-François Rémy et nos consultants. On voulait qu'ils nous accompagnent et Michel Lecomte était sur la même longueur d'ondes. Il y aura donc Philippe Albert et Olivier Doll dans un premier temps. Retrouvez l'intégralité de l'interview de Christine Schréder et Christian Loiseau dans votre Sport/Foot Magazine de cette semaine. Stéphane Vande Velde, Sport/Foot Magazine