Le phénomène n'est pas neuf : il y a un quart de siècle, les footballeurs originaires du nord de l'Europe avaient déjà la cote chez nous. A un moment donné, Anderlecht avait d'ailleurs été nomme Denerlecht en raison de la présence en ses rangs d'une demi-douzaine de Danois : Morten Olsen, Henrik Andersen, Per Frimann, Frank Arnesen, Kenneth Brylle et Henrik Mortensen. Depuis cette lointaine époque, la veine s'était toutefois quelque peu tarie. Comment expliquer, dès lors, sa résurgence ?

"Aux alentours du changement de millénaire, les internationaux de tous ces pays étaient devenus tout simplement inabordables sur le plan pécuniaire pour les clubs belges" explique Harald Svain, manager norvégien établi en Belgique. "Aujourd'hui, cependant, les pays nordiques doivent composer avec une moindre conjoncture. Le Danemark ne possède plus de joueurs de la trempe des frères Laudrup, la Norvège n'a plus, non plus, d'éléments de la trempe de Tore André Flo ou d'Ole Gunnar Solskjaer et le même phénomène est perceptible en Suède. Du coup, ces joueurs ne prennent plus la direction des grands championnats, qui disposent d'une plus grande marge de manoeuvre financière que les clubs belges. C'est ce qui explique pourquoi, pour moins d'un million d'euros, il y a moyen d'attirer un bon footballeur scandinave ici à l'heure actuelle. Les joueurs en provenance du septentrion de l'Europe n'en demeurent pas moins de bons investissements pour les ténors de la Jupiler Pro League, dans la mesure où ce sont des pros jusqu'au bout des ongles, qui se doublent d'habiles manieurs de ballons".

Bruno Govers

Le phénomène n'est pas neuf : il y a un quart de siècle, les footballeurs originaires du nord de l'Europe avaient déjà la cote chez nous. A un moment donné, Anderlecht avait d'ailleurs été nomme Denerlecht en raison de la présence en ses rangs d'une demi-douzaine de Danois : Morten Olsen, Henrik Andersen, Per Frimann, Frank Arnesen, Kenneth Brylle et Henrik Mortensen. Depuis cette lointaine époque, la veine s'était toutefois quelque peu tarie. Comment expliquer, dès lors, sa résurgence ? "Aux alentours du changement de millénaire, les internationaux de tous ces pays étaient devenus tout simplement inabordables sur le plan pécuniaire pour les clubs belges" explique Harald Svain, manager norvégien établi en Belgique. "Aujourd'hui, cependant, les pays nordiques doivent composer avec une moindre conjoncture. Le Danemark ne possède plus de joueurs de la trempe des frères Laudrup, la Norvège n'a plus, non plus, d'éléments de la trempe de Tore André Flo ou d'Ole Gunnar Solskjaer et le même phénomène est perceptible en Suède. Du coup, ces joueurs ne prennent plus la direction des grands championnats, qui disposent d'une plus grande marge de manoeuvre financière que les clubs belges. C'est ce qui explique pourquoi, pour moins d'un million d'euros, il y a moyen d'attirer un bon footballeur scandinave ici à l'heure actuelle. Les joueurs en provenance du septentrion de l'Europe n'en demeurent pas moins de bons investissements pour les ténors de la Jupiler Pro League, dans la mesure où ce sont des pros jusqu'au bout des ongles, qui se doublent d'habiles manieurs de ballons". Bruno Govers