On annonçait de la pluie ce dimanche mais c'est le soleil qui a dominé. On annonçait Cancellara imbattable mais c'est Nuyens qui l'a emporté. Ce Tour des Flandres 2011 a été imprévisible du début à la fin et a sacré, sinon le plus fort, certainement le plus malin. Car le Ronde 2011 a fait étalage de toutes les caractéristiques d'une belle course cycliste : le talent (Cancellera, Chavanel et Gilbert ont par moments été impressionnants), la tactique (excellente de la part des SaxoBank de Nuyens, catastrophique chez les Quick Step de Boonen et Chavanel), et la chance (Nuyens en a eu, Chavanel non). Mais surtout, on a assisté à un final exceptionnel.

50 kilomètres de folie

A cinquante kilomètres de l'arrivée, la course semblait pliée. Fabian "Spartacus" Cancellara prenait le large, après avoir contré facilement une attaque de Tom Boonen. Le Suisse remontait alors, un à un, tous les échappés jusqu'à se retrouver en tête, flanqué du seul Sylvain Chavanel. Mais la beauté du cyclisme réside dans son incertitude.

A la surprise générale, et après avoir compté jusqu'à une minute d'avance, le Suisse, victime de crampes, coince au pied du mur de Grammont et se voit rattrapé en quelques kilomètres par le groupe des poursuivants. Gilbert, dès lors revenu aux avant-postes, insiste et s'échappe avec un petit groupe composé de Cancellara, Chavanel, Leukemans et Ballan. Le leader d'Omega Pharma-Lotto sait qu'il ne lui reste plus que le Bosberg pour faire la différence. Il parvient à prendre dix secondes sur ses compagnons d'échappée dans cette dernière difficulté. Mais il sera vite repris par ses poursuivants, notamment Boonen, Cancellera et... Nuyens.

Les attaques se succèdent alors jusqu'à ce que Spartacus, qui a retrouvé un peu de fraîcheur, place une accélération que seuls Chavanel et Nuyens sont capables d'encaisser. Ce petit groupe s'isole en tête mais les poursuivants ne sont pas loin. En désespoir de cause, Boonen lance son sprint de très loin pour tenter l'impossible mais il est trop tard. Sentant le Flandrien arriver dans son dos, Cancellera lance le sprint avec Nuyens dans sa roue. La suite est connue.

Anthony Planus (Stg)

On annonçait de la pluie ce dimanche mais c'est le soleil qui a dominé. On annonçait Cancellara imbattable mais c'est Nuyens qui l'a emporté. Ce Tour des Flandres 2011 a été imprévisible du début à la fin et a sacré, sinon le plus fort, certainement le plus malin. Car le Ronde 2011 a fait étalage de toutes les caractéristiques d'une belle course cycliste : le talent (Cancellera, Chavanel et Gilbert ont par moments été impressionnants), la tactique (excellente de la part des SaxoBank de Nuyens, catastrophique chez les Quick Step de Boonen et Chavanel), et la chance (Nuyens en a eu, Chavanel non). Mais surtout, on a assisté à un final exceptionnel. 50 kilomètres de folie A cinquante kilomètres de l'arrivée, la course semblait pliée. Fabian "Spartacus" Cancellara prenait le large, après avoir contré facilement une attaque de Tom Boonen. Le Suisse remontait alors, un à un, tous les échappés jusqu'à se retrouver en tête, flanqué du seul Sylvain Chavanel. Mais la beauté du cyclisme réside dans son incertitude. A la surprise générale, et après avoir compté jusqu'à une minute d'avance, le Suisse, victime de crampes, coince au pied du mur de Grammont et se voit rattrapé en quelques kilomètres par le groupe des poursuivants. Gilbert, dès lors revenu aux avant-postes, insiste et s'échappe avec un petit groupe composé de Cancellara, Chavanel, Leukemans et Ballan. Le leader d'Omega Pharma-Lotto sait qu'il ne lui reste plus que le Bosberg pour faire la différence. Il parvient à prendre dix secondes sur ses compagnons d'échappée dans cette dernière difficulté. Mais il sera vite repris par ses poursuivants, notamment Boonen, Cancellera et... Nuyens. Les attaques se succèdent alors jusqu'à ce que Spartacus, qui a retrouvé un peu de fraîcheur, place une accélération que seuls Chavanel et Nuyens sont capables d'encaisser. Ce petit groupe s'isole en tête mais les poursuivants ne sont pas loin. En désespoir de cause, Boonen lance son sprint de très loin pour tenter l'impossible mais il est trop tard. Sentant le Flandrien arriver dans son dos, Cancellera lance le sprint avec Nuyens dans sa roue. La suite est connue. Anthony Planus (Stg)