Le patron de la NBA, David Stern, a indiqué à sa sortie d'une ultime réunion de sept heures entre propriétaires et joueurs à New York que les deux camps étaient "très éloignés l'un de l'autre sur virtuellement tous les plans. C'est un gouffre qui nous sépare", a-t-il résumé.

"Nous ne sommes pas à un stade (dans les négociations) où un accord juste peut être trouvé avec la NBA", a de son côté déclaré le président du syndicat des joueurs (NBAPA), Derek Fisher, meneur de jeu des Los Angeles Lakers.

Le lock-out, le conflit social et financier qui oppose les propriétaires des 30 franchises NBA et les joueurs, dure depuis le 1er juillet, date d'expiration du précédent accord de travail et vient de dépasser les 100 jours.

C'est la deuxième fois dans l'histoire de la NBA que des matches sont annulés en raison d'un conflit du travail. En 1998-1999, la saison régulière avait été réduite à 50 matches par équipe (au lieu de 82) et n'avait débuté que début février 1999. Le lock-out avait alors duré 204 jours.

300 millions de perte l'an dernier

Les patrons veulent un nouvel accord car, selon eux, le modèle économique du précédent n'est plus viable: seules 8 des 30 franchises de NBA ont gagné de l'argent la saison passée, pour des pertes de plus de 300 millions de dollars.

La menace d'annulation des deux premières semaines de la saison régulière planait depuis mardi passé, quand la NBA avait dû annuler l'intégralité de sa pré-saison (114 matches) après un énième échec des discussions.

Selon les médias américains, les joueurs avaient alors refusé la proposition des propriétaires de partager à 50/50 les revenus liés au basket de la NBA (3,8 milliards de dollars pour 2010-2011). Dans l'ancien accord, les joueurs en touchaient 57% et ils ne voudraient pas descendre sous les 53%. Ces 3% de différence représentent un total d'environ 120 millions de dollars (par an).

L'autre principal point de litige concerne les modalités de plafonnement de la masse salariale (salary cap). Les propriétaires veulent plus de rigidité, pour ne pas retomber dans l'inflation salariale et niveler les dépenses entre les franchises les plus riches et les moins riches, mais les joueurs refusent un système trop rigide, qui jouerait en leur défaveur au plan salarial.

Sportfootmagazine.be, avec Belga

Le patron de la NBA, David Stern, a indiqué à sa sortie d'une ultime réunion de sept heures entre propriétaires et joueurs à New York que les deux camps étaient "très éloignés l'un de l'autre sur virtuellement tous les plans. C'est un gouffre qui nous sépare", a-t-il résumé. "Nous ne sommes pas à un stade (dans les négociations) où un accord juste peut être trouvé avec la NBA", a de son côté déclaré le président du syndicat des joueurs (NBAPA), Derek Fisher, meneur de jeu des Los Angeles Lakers. Le lock-out, le conflit social et financier qui oppose les propriétaires des 30 franchises NBA et les joueurs, dure depuis le 1er juillet, date d'expiration du précédent accord de travail et vient de dépasser les 100 jours. C'est la deuxième fois dans l'histoire de la NBA que des matches sont annulés en raison d'un conflit du travail. En 1998-1999, la saison régulière avait été réduite à 50 matches par équipe (au lieu de 82) et n'avait débuté que début février 1999. Le lock-out avait alors duré 204 jours. 300 millions de perte l'an dernier Les patrons veulent un nouvel accord car, selon eux, le modèle économique du précédent n'est plus viable: seules 8 des 30 franchises de NBA ont gagné de l'argent la saison passée, pour des pertes de plus de 300 millions de dollars. La menace d'annulation des deux premières semaines de la saison régulière planait depuis mardi passé, quand la NBA avait dû annuler l'intégralité de sa pré-saison (114 matches) après un énième échec des discussions. Selon les médias américains, les joueurs avaient alors refusé la proposition des propriétaires de partager à 50/50 les revenus liés au basket de la NBA (3,8 milliards de dollars pour 2010-2011). Dans l'ancien accord, les joueurs en touchaient 57% et ils ne voudraient pas descendre sous les 53%. Ces 3% de différence représentent un total d'environ 120 millions de dollars (par an). L'autre principal point de litige concerne les modalités de plafonnement de la masse salariale (salary cap). Les propriétaires veulent plus de rigidité, pour ne pas retomber dans l'inflation salariale et niveler les dépenses entre les franchises les plus riches et les moins riches, mais les joueurs refusent un système trop rigide, qui jouerait en leur défaveur au plan salarial. Sportfootmagazine.be, avec Belga