On l'avait un peu perdu de vue, depuis son passage en Angleterre. Après avoir constaté le fossé existant entre un club belge (Charleroi) et un de Premier League (Wolverhampton), et fourbi ses armes pour le combler, Geoffrey Mujangi Bia est revenu en Belgique. Tout doucement, le Belgo-Congolais a réussi à s'intégrer dans le onze de base du Standard et commence même à se montrer décisif. Il n'a rien perdu des qualités entrevues dans le Hainaut auxquelles il a ajouté un sens du collectif. Rencontre avec celui qui en a fait du chemin en deux ans.

As-tu considéré ton retour en Belgique comme un pas en arrière ? Si je regarde le standing du club, non. Mais si l'on tient purement compte du championnat, oui, c'est un pas en arrière. J'avais des possibilités en D2 anglaise mais ce n'était pas une solution. Je préférais revenir ici pour effectuer un travail physique important pour pouvoir enchaîner des matches. Maintenant, ça m'a fait une boule de quitter l'Angleterre car c'est là que tout se passe mais je ne peux pas dire que j'en profitais pleinement puisque je ne jouais pas. Il y avait un manque. Je me disais que je n'étais pas là au bon moment.

Comment as-tu vécu le chamboulement dans le noyau du Standard ?

Il était temps pour certains de partir car ils avaient fait le tour de la question. Les nombreux départs n'ont pas déstabilisé le groupe. Je peux même dire que c'est motivant, pour les nouveaux arrivants comme moi, de voir que ceux qui passent par le Standard sont courtisés par des grands clubs.

Qu'a apporté Riga au groupe ?

Il a fait le nécessaire pour que le noyau l'accepte et le respecte. Il a prôné un jeu qui correspondait parfaitement aux joueurs à sa disposition et cela a plu. Il faut bien dire que le fonds de jeu du Standard de l'année passée, ce n'était pas ça. C'était avant tout une machine physique. Aujourd'hui, on essaie de repartir de l'arrière et de jouer au sol. Cela demande du travail.

Ce Standard-là peut viser le titre ?

Je ne vois pas de limites à notre équipe. On ne peut qu'évoluer. On a joué contre les équipes du top et on a pu juger notre niveau.

Et à l'extérieur, vous avez encaissé de lourdes défaites ?

Oui mais à un moment où il n'y avait pas encore de base à cette équipe. Quand je vois la manière avec laquelle on a réagi, collectivement, aux critiques, c'est assez impressionnant. Et moi, je le vois dans mon jeu. Si je suis collectif, c'est parce que je me sens intégré dans un collectif.

Stéphane Vande Velde, Sport/Foot Magazine

On l'avait un peu perdu de vue, depuis son passage en Angleterre. Après avoir constaté le fossé existant entre un club belge (Charleroi) et un de Premier League (Wolverhampton), et fourbi ses armes pour le combler, Geoffrey Mujangi Bia est revenu en Belgique. Tout doucement, le Belgo-Congolais a réussi à s'intégrer dans le onze de base du Standard et commence même à se montrer décisif. Il n'a rien perdu des qualités entrevues dans le Hainaut auxquelles il a ajouté un sens du collectif. Rencontre avec celui qui en a fait du chemin en deux ans. As-tu considéré ton retour en Belgique comme un pas en arrière ? Si je regarde le standing du club, non. Mais si l'on tient purement compte du championnat, oui, c'est un pas en arrière. J'avais des possibilités en D2 anglaise mais ce n'était pas une solution. Je préférais revenir ici pour effectuer un travail physique important pour pouvoir enchaîner des matches. Maintenant, ça m'a fait une boule de quitter l'Angleterre car c'est là que tout se passe mais je ne peux pas dire que j'en profitais pleinement puisque je ne jouais pas. Il y avait un manque. Je me disais que je n'étais pas là au bon moment. Comment as-tu vécu le chamboulement dans le noyau du Standard ? Il était temps pour certains de partir car ils avaient fait le tour de la question. Les nombreux départs n'ont pas déstabilisé le groupe. Je peux même dire que c'est motivant, pour les nouveaux arrivants comme moi, de voir que ceux qui passent par le Standard sont courtisés par des grands clubs. Qu'a apporté Riga au groupe ? Il a fait le nécessaire pour que le noyau l'accepte et le respecte. Il a prôné un jeu qui correspondait parfaitement aux joueurs à sa disposition et cela a plu. Il faut bien dire que le fonds de jeu du Standard de l'année passée, ce n'était pas ça. C'était avant tout une machine physique. Aujourd'hui, on essaie de repartir de l'arrière et de jouer au sol. Cela demande du travail. Ce Standard-là peut viser le titre ? Je ne vois pas de limites à notre équipe. On ne peut qu'évoluer. On a joué contre les équipes du top et on a pu juger notre niveau. Et à l'extérieur, vous avez encaissé de lourdes défaites ? Oui mais à un moment où il n'y avait pas encore de base à cette équipe. Quand je vois la manière avec laquelle on a réagi, collectivement, aux critiques, c'est assez impressionnant. Et moi, je le vois dans mon jeu. Si je suis collectif, c'est parce que je me sens intégré dans un collectif. Stéphane Vande Velde, Sport/Foot Magazine