"Plusieurs éléments ont compté dans mon choix", explique le quintuple champion du monde 2013-2017 dans un communiqué. Je trouve très sympa l'idée de retrouver des gens avec qui j'ai plutôt bien travaillé il y a maintenant quelques années, je suis aussi excité par la perspective de relever le défi de tenter d'être champion du monde avec un troisième constructeur différent."

Seul le Finlandais Juha Kankkunen, sacré en 1986 avec Peugeot, en 1987 et 1991 avec Lancia et en 1993 avec Toyota, est parvenu à accomplir une telle performance.

Ogier, 34 ans, a piloté pour la marque aux chevrons de 2008 à 2011, quand la cohabitation avec son compatriote et leader de l'équipe Sébastien Loeb est devenue ingérable.

Il a ensuite rejoint Volkswagen entre 2013 et 2016, remportant ses quatre premiers titres mondiaux, puis M-Sport Ford entre 2017, année de son cinquième titre, et 2018.

Ogier avait annoncé le mois dernier qu'il se voyait honorer un dernier contrat en WRC avant de se consacrer à sa famille.

Si son départ était attendu au vu de ses résultats avec M-Sport cette année (il est 3e du Championnat à 23 points du leader Thierry Neuville, avec trois épreuves encore à disputer), son retour chez Citroën n'est pas pour autant une garantie de succès.

Revenue en rallye en 2017, la marque n'a remporté que deux victoires en deux ans et s'est installée à la dernière place du classement des constructeurs.

"Si ce n'est pas gagné d'avance, j'ai à la fois la conviction que la voiture a un potentiel certain et une grande confiance dans les gens de Satory (siège de Citroën Racing, ndlr)", assure Ogier.

Ses cinq titres mondiaux font de lui le deuxième pilote le plus titré de l'histoire du WRC et du sport automobile français derrière Loeb (neuf).