Le Grand Prix du Brésil s'est déjà déroulé à Rio de Janeiro (autodrome Nelson Piquet de Jacarepagua) en 1978 (Carlos Reutemann). Puis de 1981 à 1989, avant de revenir en 1990 au circuit José Carlos Pace d'Interlagos, à Sao Paulo, où avaient déjà été organisées les premières éditions, à partir de 1972 (Carlos Reutemann).

L'autodrome d'Interlagos, actuellement géré par la Mairie de Sao Paulo, qui cherche à la privatiser depuis des années, est un gouffre à millions selon le président Bolsonaro.

Celui-ci a autorisé la construction d'un nouvel autodrome dans la zone militaire de Deodoro, qui avait déjà accueilli une partie des installations des Jeux Olympiques de 2016, notamment pour l'équitation et le slalom en canoë-kayak. Il porterait le nom d'Ayrton Senna.

"La construction durera de six à sept mois, et le Grand Prix du Brésil aura lieu à Rio de Janeiro l'année prochaine", avait affirmé le chef de l'Etat mercredi.

Ces travaux seront réalisés sans argent public, et offriront du travail à sept mille personnes.

Souvent critiqué pour des questions d'organisation et/ou de sécurité, le Grand Prix de Sao Paulo est quand même un des grands classiques de la saison.

Le communiqué de la ville précise que le contrat avec la Formule 1 court jusqu'en 2020, et qu'elle a l'intention de le prolonger d'une année. Ce que "rien ne devrait empêcher", selon le communiqué...

On rappellera à ce sujet que les dirigeants de Liberty Media, propriétaire de la F1 depuis janvier 2017, s'étaient rendus à Rio en novembre dernier pour discuter avec les autorités locales d'un éventuel transfert de l'épreuve.