Le rallye d'Ypres devait bénéficier de cette première l'année dernière, du 19 au 22 novembre, car il avait la possibilité de remplacer différentes manches annulées suite à la pandémie, mais la deuxième vague qu'a subi la Belgique au même moment a conduit à une seconde annulation. Une catastrophe financière pour l'ASBL Super Stage, qui organisait l'épreuve. Les dégâts ont été tels que la société a été obligée de limoger tous ses employés.
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Le rallye d'Ypres devait bénéficier de cette première l'année dernière, du 19 au 22 novembre, car il avait la possibilité de remplacer différentes manches annulées suite à la pandémie, mais la deuxième vague qu'a subi la Belgique au même moment a conduit à une seconde annulation. Une catastrophe financière pour l'ASBL Super Stage, qui organisait l'épreuve. Les dégâts ont été tels que la société a été obligée de limoger tous ses employés. Toutefois, l'organisation du président Alain Penasse et du secrétaire Jan Huyghe a survécu grâce à la perspective de grappiller une place au calendrier WRC de la saison 2021. Ils sont restés en contact régulier avec la FIA, la Fédération internationale, et les promoteurs WRC, impressionnés par la préparation du club. C'était promis: s'il y avait un trou dans le calendrier, Ypres serait le premier remplaçant. De fait, il s'est révélé être le premier choix quand le rallye de Grande-Bretagne, qui devait se dérouler en Irlande du Nord, a été annulé. Penasse et Huyghe n'ont pas tergiversé. Ils s'appuient sur de longues années d'expérience, ayant notamment organisé une manche de l'EURO, qui a valu à plusieurs reprises le prix du rallye le plus sûr à Ypres. La Belgique devient donc le 35e pays à organiser une manche du World Rally Car. On n'en restera sans doute qu'à cette édition, car le calendrier 2022 ne comporte aucune date disponible pour un rallye belge. Pour le Westhoek, dont le secteur touristique a pâti de la pandémie, l'arrivée du circuit est un fameux coup de boost. Toutes les chambres de la région sont déjà réservées et on s'attend à un retour de quelque dix millions. Ce n'est pas un hasard si la ville d'Ypres a soutenu l'ASBL Super Stage pour lui permettre de boucler son budget. C'était indispensable, aucun subside du gouvernement fédéral n'étant prévu et ceux de Sport Vlaanderen, l'équivalent flamand de l'Adeps, étant limités, d'après Jan Huyghe. La manche du Mondial a lieu à la mi-août et non fin juin comme d'habitude, à cause du programme de la saison WRC, de la disponibilité de la Grand-Place d'Ypres et du circuit automobile de Spa-Francorchamps, qui accueille le GP de Belgique de Formule 1 fin août. Or, le dernier jour du rallye d'Ypres, le dimanche, se déroule sur le circuit et aux environs. Les deux premières journées, elles, ont lieu dans le Westhoek. Les épreuves de classement des dernières années ont été adaptées au format du WRC. La combinaison Ypres - Spa-Francorchamps est une idée de Jean Todt, le président de la FIA, qui a toujours rêvé de combiner les disciplines. Ce n'était pas possible avec le GP de Formule 1 mais par contre, il n'était pas compliqué d'organiser une manche du rallye WRX prévu à Spa. Du moins l'année dernière, car cette année, ce rallye est programmé en octobre, mais il comportera des manches sur le circuit et ses environs. Le pilote belge Thierry Neuville et son copilote Martijn Wydaeghe rouleront donc sur leurs terres: Neuville est issu des Cantons de l'Est. Wydaeghe vient de St-Elois-Winkel, en Flandre occidentale, mais vit à Audenaarde. Cet avantage du terrain leur sera bien utile pour grimper les échelons du classement WRC. Ils sont actuellement troisièmes avec 96 points, loin derrière le Britannique Evans (111) et le Français Ogier (144). Ils doivent leur retard à leur 36e place au Portugal et à un abandon au Kenya, car nos compatriotes ont terminé en troisième position des cinq autres manches. Après le rallye belge, il reste quatre manches. Le titre mondial est quasi inaccessible, mais une deuxième place n'est pas exclue.