Après 4 courses cette année, Neuville (Hyundai, 82 pts), Ogier (Citroën, 80), et Tänak (Toyota, 77) sont au coude à coude au Mondial des pilotes, et le champion du monde 2019 sortira probablement de ce trio.

Le Français, de retour chez Citroën cette saison, est habitué à jouer placé sur les pistes cassantes de la province de Cordoba, où les abandons et sorties de route sont fréquents.

Alors que l'illustre Sébastien Loeb était dans son jardin dans les montagnes de Cordoba, enlevant 8 fois l'épreuve entre 2005 et 2013, Sébastien Ogier peine en Argentine. Son meilleur résultat est la deuxième place, à trois reprises.

A 35 ans, Sébastien Ogier convoite un 7e titre mondial, après ses quatre succès chez Volkswagen (2013 à 2016) et deux avec l'écurie Ford M-Sport (2017 et 2018).

Pour Thierry Neuville, qui aura le désavantage d'ouvrir la route lors de la 1ère journée jeudi, le rallye d'Argentine, c'est un "des plus cassants de la saison, il faut une approche prudente. Il faut prendre soin de la voiture mais il y a des zones où on peut vraiment attaquer. Il faut trouver un bon rythme et être prêt à appuyer plus ou moins, quand c'est nécessaire", a commenté le pilote germanophone, 2e aussi l'an dernier en Argentine.

Toyota aligne trois anciens vainqueurs du rallye d'Argentine dont les 18 épreuves spéciales couvrent cette année près de 350 kilomètres: Jari-Matti Latvala (2014), Kris Meeke (2015) et Ott Tänak, le tenant du titre.

Le rallye se terminera dimanche soir par la "super-spéciale" El Condor, à 2.000 mètres d'altitude, l'étape emblématique de la Sierra de Cordoba, où des milliers d'Argentins s'installent pour assister au dénouement.

Lors du dernier rallye, en Corse, Neuville s'est imposé devant Ogier (2e) et Tänak a fini 6e, victime d'une crevaison.

Nouveauté du calendrier 2019, après l'Argentine, les pilotes franchiront la Cordillère des Andes et continueront d'en découdre au Chili, du 9 au 12 mai, une découverte car c'est la première fois qu'un rallye s'y dispute.