Lewis Hamilton a beau avoir fêté son sixième sacre mondial, dimanche passé, l'Anglais de 34 ans est très critiqué dans son pays. On le traite d'hypocrite : il se plaint du changement climatique sur les réseaux sociaux tout en gagnant une fortune en pratiquant un sport néfaste à l'environnement et en voyageant dans le monde entier. Beaucoup de gens ont aussi très mal pris son post sur Instagram, où il affirme "vouloir tout abandonner" et incite ses suiveurs à suivre son régime végétarien. Même Fernando Alonso a été dur envers son ancien rival. "Comment est-ce compatible? Prendre l'avion 200 fois par an et puis venir dire qu'il ne faut pas manger de viande..."

Hamilton ne se sent pas attaqué. "Mon empreinte écologique est effectivement plus importante que celle de quelqu'un qui vit et travaille dans la même ville mais ça ne veut pas dire que je n'ai pas le droit de plaider en faveur du changement", a-t-il déclaré en 2017, quand il a adopté le véganisme. Pas de viande, de poisson ni de produits laitiers, même si le Britannique a reconnu que les hamburgers lui manquaient. "J'ai mis du temps à trouver une alternative agréable au burger classique au jambon et au fromage. Un nouveau monde s'est ouvert à moi à Hong Kong", explique l'Anglais, qui a fait expédier des burgers vegan au Japon, apportant de l'eau au moulin de ceux qui trouvaient son empreinte écologique trop importante...

Il a ouvert son premier restaurant de hamburgers vegan à Londres, le Neat Burger, en septembre. Il compte ouvrir 14 succursales d'ici la fin de l'année, dans le monde entier. "Il m'a fallu du temps pour comprendre que je ne pouvais pas continuer comme ça et que je devais adapter mon mode de vie", a ajouté le pilote, qui a vendu son jet privé, a banni tous les emballages plastique chez lui et à son bureau et se déplace en voiture électrique.