Il s'agit de la première épreuve de la saison disputée totalement sur cette surface. Elle arrive après le Monte Carlo, remporté par Ogier, la Suède, avec une victoire de Tänak, et le Mexique, qui a couronné Ogier à nouveau. Au championnat, l'Estonien devance le Français de quatre petits points et Toyota compte huit longueurs d'avance sur Citroën.

Vainqueur l'an dernier sur Ford devant Tänak, Ogier tentera une réédition mais le parcours est nouveau pour plus des deux-tiers, avec un départ à Porto Vecchio dans le sud de l'île le vendredi puis une arrivée le dimanche à Calvi (nord-ouest) après une ronde autour de Bastia.

"Le parcours a encore pas mal changé cette année, ce qui est souvent le cas ici, et ça implique que je dois souvent découvrir de nouvelles étapes mais cela me convient", affirme Ogier, qui a également remporté l'épreuve corse en 2016 lorsqu'il était chez Volkswagen.

"Cela ajoute un peu de stress et d'adrénaline à la course et peut conduire à des écarts plus grands que d'habitude", souligne encore le sextuple champion du monde des rallyes.

Ott Tänak devra ouvrir la route le premier jour en raison de sa position de leader au Championnat du monde. "Ouvrir devrait être un avantage ici car c'est une bonne position lorsque l'asphalte est la plus propre", estime-t-il. L'Estonien concède toutefois que "par le passé la Corse a probablement été le rallye où j'ai eu le plus de difficultés mais nous avons eu un bon rythme l'an dernier pour notre première sortie ici sur la Toyota", rappelle-t-il.

Hyundai et Loeb à l'affût

Mais Ogier et Tänak ne seront pas les seuls à viser la plus haute marche du podium dimanche à Calvi après les 14 spéciales et les 347,51 kilomètres du parcours, l'un des plus longs de la saison.

Le Belge Thierry Neuville (Hyundai), vainqueur en 2017 et actuellement 3e du championnat, entend bien ne pas se faire distancer. Il sera épaulé dans l'écurie officielle du constructeur sud-coréen par le nonuple champion du monde français Sébastien Loeb, quadruple vainqueur sur l'île de Beauté (2005, 2006, 2007 et 2008), qui y accomplit cette année l'une de ses "piges" dans le cadre du WRC.

Toujours chez Hyundai, le Norvégien Andreas Mikkelsen, décevant l'an dernier et sur les trois premières épreuves de la saison, cède bien malgré lui son volant pour cette épreuve à l'Espagnol Daniel Sordo, qui l'avait gagnée en 2012 quand elle ne comptait pas pour le WRC.

"Hyundai aligne un trio de spécialistes de l'asphalte au Tour de Corse pour regagner du terrain au championnat constructeur après un résultat décevant au Mexique", où Neuville n'avait terminé que 4e et Sordo 9e alors que Mikkelsen était contraint à l'abandon, souligne l'écurie sud-coréenne.

Il faudra aussi compter sur le Finlandais de Citroën Esapekka Lappi, vainqueur de quatre spéciales, dont la Power Stage, l'an dernier et qui passe pour affectionner particulièrement l'asphalte en raison de son expérience en karting.