Quel est votre sentiment alors que s'achèvent douze années de présidence ?

"La vie est faite de chapitres. Le changement, ça a été pratiquement tout le temps le principe de ma vie: copilote 15 ans, Peugeot 12 ans, Ferrari 16 ans, FIA 12 ans, les Nations Unies (dont il est l'Envoyé spécial pour la sécurité routière, ndlr), ça fait 6 ans donc je continue. Cela me paraît des bons cycles, aussi pour une bonne gouvernance. Cela étant, à un moment donné, on arrive à la fin des chapitres possibles et il faut être conscient du privilège que j'ai d'être toujours en bonne santé. Et il faut être extrêmement humble, surtout avec le mal qui plane autour de nos têtes (le Covid-19, ndlr). On sait très bien que ça n'arrive pas qu'aux autres, c'est quelque chose auquel il faut être attentif. Néanmoins quand on a construit une équipe avec 250 personnes, on est attaché à elles. Le fait de les laisser sans savoir entre les mains de qui, ça créé une certaine nostalgie. On a aussi créé des liens forts avec certains membres élus de la FIA mais ils vont rester. On va les retrouver d'une autre manière. Et puis, des fois, on s'habitue à une certaine petite routine: je me plains de devoir lire trois heures de documents tous les jours. Peut-être qu'au début ça va me manquer parce que je vais me demander où ils sont, mais je vais en trouver d'autres."

Avez-vous accompli tout ce que vous souhaitiez à ce poste ?

"Je n'avais pas un inventaire avec des cases à cocher mais, ce qui est sûr, c'est qu'on a réalisé beaucoup de choses. Surtout qu'on a eu à affronter aussi cette pandémie inattendue. Est-ce qu'on aurait pu plus réaliser? Sûrement. Comme je le dis souvent, seuls les médiocres ont atteint leur maximum."

On retient souvent votre engagement pour la sécurité routière et la sécurité dans le sport auto. Ce sont vos plus grandes réalisations ?

"Non, non, non... La sécurité, c'est probablement ce qu'il y a de plus important mais on a rebâti la pyramide de la monoplace (les catégories amenant à la Formule 1, ndlr), on a créé le Championnat de Formule E (opposant des monoplaces électriques, ndlr), on a remis en place un Championnat du monde d'endurance avec une nouvelle catégorie reine, on a créé un Championnat du monde de rallye-raid qui va commencer l'année prochaine au Dakar, donc il y beaucoup de choses qui ont été faites dans le domaine du sport. On a aussi beaucoup travaillé sur l'égalité des genres, sur la diversité. Hier, on a présenté un rapport sur les droits de l'Homme, c'est quelque chose dont on n'aurait jamais parlé il y a dix ans. On parle d'environnement, on parle de jeunes, de sécurité routière. Tout ça fait partie des choses qui sont positives dans le bilan, mais est-ce qu'on doit faire plus ou faire mieux ? Bien sûr, toujours."

Que souhaitez-vous à la FIA pour l'avenir ?

"Déjà, je souhaite que l'équipe qu'on a mise en place soit dans les meilleures conditions pour continuer à bien travailler et, ensuite, tout ce qu'on peut souhaiter pour que ça aille au mieux dans l'intérêt de la compétition automobile et de l'évolution de la mobilité, pour tous les utilisateurs de la route."

Et que peut-on vous souhaiter ?

"Dans la vie, j'ai tout le temps eu envie de connaître des choses nouvelles, d'avancer, de progresser donc, quoi je fasse, ça sera différent."

Cela ne va pas dans le sens d'un retour chez Ferrari, que des rumeurs évoquent ?

"On vit de rumeurs. Cela a souvent été le cas mais c'est encore pire maintenant. Il suffit d'une parole pour qu'on en fasse des déductions qui, très souvent, ne correspondent pas à quelque chose de concret. Donc, franchement, je serais très attentif avant de donner trop d'ampleur à toute rumeur qui puisse vous arriver pour l'instant."

Quel est votre sentiment alors que s'achèvent douze années de présidence ?"La vie est faite de chapitres. Le changement, ça a été pratiquement tout le temps le principe de ma vie: copilote 15 ans, Peugeot 12 ans, Ferrari 16 ans, FIA 12 ans, les Nations Unies (dont il est l'Envoyé spécial pour la sécurité routière, ndlr), ça fait 6 ans donc je continue. Cela me paraît des bons cycles, aussi pour une bonne gouvernance. Cela étant, à un moment donné, on arrive à la fin des chapitres possibles et il faut être conscient du privilège que j'ai d'être toujours en bonne santé. Et il faut être extrêmement humble, surtout avec le mal qui plane autour de nos têtes (le Covid-19, ndlr). On sait très bien que ça n'arrive pas qu'aux autres, c'est quelque chose auquel il faut être attentif. Néanmoins quand on a construit une équipe avec 250 personnes, on est attaché à elles. Le fait de les laisser sans savoir entre les mains de qui, ça créé une certaine nostalgie. On a aussi créé des liens forts avec certains membres élus de la FIA mais ils vont rester. On va les retrouver d'une autre manière. Et puis, des fois, on s'habitue à une certaine petite routine: je me plains de devoir lire trois heures de documents tous les jours. Peut-être qu'au début ça va me manquer parce que je vais me demander où ils sont, mais je vais en trouver d'autres."Avez-vous accompli tout ce que vous souhaitiez à ce poste ?"Je n'avais pas un inventaire avec des cases à cocher mais, ce qui est sûr, c'est qu'on a réalisé beaucoup de choses. Surtout qu'on a eu à affronter aussi cette pandémie inattendue. Est-ce qu'on aurait pu plus réaliser? Sûrement. Comme je le dis souvent, seuls les médiocres ont atteint leur maximum."On retient souvent votre engagement pour la sécurité routière et la sécurité dans le sport auto. Ce sont vos plus grandes réalisations ?"Non, non, non... La sécurité, c'est probablement ce qu'il y a de plus important mais on a rebâti la pyramide de la monoplace (les catégories amenant à la Formule 1, ndlr), on a créé le Championnat de Formule E (opposant des monoplaces électriques, ndlr), on a remis en place un Championnat du monde d'endurance avec une nouvelle catégorie reine, on a créé un Championnat du monde de rallye-raid qui va commencer l'année prochaine au Dakar, donc il y beaucoup de choses qui ont été faites dans le domaine du sport. On a aussi beaucoup travaillé sur l'égalité des genres, sur la diversité. Hier, on a présenté un rapport sur les droits de l'Homme, c'est quelque chose dont on n'aurait jamais parlé il y a dix ans. On parle d'environnement, on parle de jeunes, de sécurité routière. Tout ça fait partie des choses qui sont positives dans le bilan, mais est-ce qu'on doit faire plus ou faire mieux ? Bien sûr, toujours."Que souhaitez-vous à la FIA pour l'avenir ?"Déjà, je souhaite que l'équipe qu'on a mise en place soit dans les meilleures conditions pour continuer à bien travailler et, ensuite, tout ce qu'on peut souhaiter pour que ça aille au mieux dans l'intérêt de la compétition automobile et de l'évolution de la mobilité, pour tous les utilisateurs de la route."Et que peut-on vous souhaiter ?"Dans la vie, j'ai tout le temps eu envie de connaître des choses nouvelles, d'avancer, de progresser donc, quoi je fasse, ça sera différent."Cela ne va pas dans le sens d'un retour chez Ferrari, que des rumeurs évoquent ?"On vit de rumeurs. Cela a souvent été le cas mais c'est encore pire maintenant. Il suffit d'une parole pour qu'on en fasse des déductions qui, très souvent, ne correspondent pas à quelque chose de concret. Donc, franchement, je serais très attentif avant de donner trop d'ampleur à toute rumeur qui puisse vous arriver pour l'instant."