Verstappen en embuscade avec Red Bull-Honda

Plus performant que jamais en fin de saison dernière avec sept podiums, dont une victoire, en neuf courses, Max Verstappen a entamé 2019 sur cette lancée, avec une troisième place entre les Mercedes et les Ferrari en Australie. Peut-il passer un cap en montant enfin sur le podium du championnat ? Les prochaines courses montreront s'il dispose de la monoplace pour le faire. L'association entre son écurie Red Bull et le motoriste Honda, récompensés par un podium dès leur premier GP ensemble, le premier pour Honda depuis son retour dans la catégorie en 2015 aux côtés McLaren puis Toro Rosso, a en tout cas connu des débuts prometteurs. "C'est très positif mais Melbourne n'est pas un circuit représentatif, donc il ne faut pas s'enflammer, rappelle le Néerlandais. Je ne pense pas que nous connaîtrons notre réel niveau avant la Chine", lieu du troisième GP de la saison mi-avril.

Gasly sur un circuit qui lui a réussi en 2018

Le nouvel équipier de Verstappen, Pierre Gasly, a au contraire vécu un premier GP à oublier. Pénalisé par les calculs un peu présomptueux de son écurie quant à sa marge sur la concurrence en qualifications, le Français s'est trouvé relégué en dix-septième position sur la grille sur un circuit sur lequel les occasions de dépasser sont rares. Incapable de prendre le meilleur en course sur le Russe Daniil Kvyat, au volant d'une Toro Rosso pourtant moins performante que sa propre monoplace, il a dû se contenter de la onzième place finale. Or Gasly sait Red Bull peu patiente quand il s'agit de résultats, comme l'a notamment montré l'éviction de Kvyat en sa faveur fin 2017... Ça tombe bien, Bahreïn est le circuit sur lequel il a signé ses meilleures performances en F1: il a ainsi pris la 6e place en qualifications et a fini 4e de la course l'an dernier.

Ricciardo pour oublier les déceptions

Le Grand Prix national de Daniel Ricciardo s'est trouvé compromis après seulement quelques mètres, après qu'il a roulé sur son aileron avant décroché dans la bagarre du départ, et celui-ci a fini par abandonner "par précaution". Pas l'issue qu'il souhaitait pour sa première avec Renault, qu'il a rejoint dans l'espoir d'avoir plus de chances qu'avec Red Bull de jouer le titre à l'horizon 2021 ! Dans le désert bahreïni, l'exubérant Australien souhaitera conjurer le sort, à la fois pour prendre au plus vite la mesure des progrès que le constructeur doit encore réaliser pour se mêler à la lutte au sommet et mettre une bonne fois pour toute derrière lui les problèmes mécaniques en série qui ont terni sa saison 2018. Propice aux dépassements, le circuit de Sakhir peut lui permettre d'exprimer ses qualités en la matière.

Haas et Grosjean sans anicroche ?

Haas a démontré à Melbourne qu'elle prétendait, tout comme l'an dernier, au statut de "meilleure du reste", derrière Mercedes, Ferrari et Red Bull, au même titre que Renault. Sur le circuit de l'Albert Park, le Danois Kevin Magnussen (Haas) s'est en effet classé sixième devant l'Allemand Nico Hülkenberg (Renault). Attention toutefois pour l'écurie américaine aux petites erreurs qui coûtent cher: comme en 2018, elle a connu des ratés au moment de changer les pneus de ses monoplaces pendant la course, ce qui a causé l'abandon de Romain Grosjean. "Lors des vingt GP suivants, nous n'avons pas eu de problème avec ça donc je suis convaincu que nous nous en sortirons cette fois aussi", assure le team principal Guenther Steiner. Sur un plan personnel, le Français doit garder entier son capital confiance pour ne pas reproduire la spirale négative d'abandons et d'accrochages qui a marqué son début de saison dernière.