Un intrus sur le podium ?

Offrant à la fois lignes droites longues et rapides, virages très étroits et météo souvent venteuse, le tracé urbain est particulièrement propice aux accrochages et aux sorties de piste et accouche de courses à rebondissements et de podiums inhabituels. Les trois éditions en date sont ainsi les trois dernières fois qu'un pilote n'appartenant pas à l'une des écuries de pointe (Mercedes, Ferrari et Red Bull) est monté sur la boîte. Qui peut espérer succéder au Mexicain Sergio Pérez, troisième en 2016 et 2018 avec Force India, et au Canadien Lance Stroll, troisième en 2017 avec Williams? Pérez (Racing Point) n'a plus à démontrer sa capacité à saisir la moindre occasion, le Finlandais Kimi Räikkönen (Alfa Romeo Racing) est actuellement le meilleur hors des "top teams" et les Renault comme les McLaren peuvent avoir un coup à jouer si le moteur développé par le constructeur français, qu'elles partagent, ne leur fait pas défaut.

Renault en quête de fiabilité

Après quatre abandons en trois courses, dont trois liés à des problèmes de fiabilité moteur, Renault ne tient pas son objectif de se détacher du milieu de tableau pour se rapprocher des trois "top teams". Avec 12 points, l'écurie française est quatrième au classement des constructeurs, à égalité avec Alfa Romeo Racing, quand Haas et McLaren en affichent 8 et Racing Point 7. Le leader Mercedes pointe à 118 longueurs et le troisième, Red Bull, à 40. "Si notre objectif de creuser l'écart avec le peloton demeure inchangé, nous devons accepter de fournir un effort particulier sur la résolution de ces problèmes qui pourraient compromettre notre saison", admet le "team principal" Cyril Abiteboul. "On a progressé d'une manière incroyable au niveau du moteur depuis l'année dernière et souvent il n'est pas facile de faire suivre la fiabilité en même temps qu'on fait un gros pas en avant, détaille pour l'AFP Alain Prost, quadruple champion du monde et conseiller spécial Renault Sport Racing. On a eu quelques mauvaises surprises qui vont être certainement résolues dans les semaines qui viennent mais qui perturbent un peu parce qu'on se dit: +Quand on va arriver au bout de ça, on espère qu'on n'aura pas autre chose+, mais ça fait partie de la logique de la progression. (...) Ça n'est pas parce qu'on est un peu en difficulté en termes de fiabilité en début d'année qu'on ne va pas réussir l'objectif fixé sur la deuxième partie."

Kubica au défi d'un tracé étroit

De retour comme titulaire en F1 cette saison après son accident de rallye en 2011, Robert Kubica s'avère jusque-là incapable de rivaliser avec l'inexpérimenté Britannique George Russell, au volant de l'autre Wiliams, pour des raisons qu'il peine à identifier. "En course, je n'ai pas de rythme face à mon équipier, constatait-il après le dernier GP, en Chine. "En sortie de virage, vous patinez et perdez la voiture alors que lui s'éloigne... Je ne dis pas que c'est la monoplace, mais il y a quelque chose que nous devons comprendre." Le tracé de ce week-end, avec ses virages étroits qui en ont piégé plus d'un, pourrait s'avérer particulièrement ardu pour le Polonais, dont le bras droit n'est plus aussi fonctionnel depuis cet accident.

Albon remarquable et remarqué

Sans expérience en F1 avant sa titularisation chez Toro Rosso pour 2019, Alexander Albon était un autre point d'interrogation de ce début de saison. La façon qu'il a eue de conclure le week-end chinois a apporté des éléments de réponse. Le Thaïlandais de 23 ans s'est classé dixième malgré son départ depuis la voie des stands et son impressionnant accident pendant la troisième séance d'essais libres, qui l'a privé des qualifications. Désigné "pilote du jour" à l'issue de la course, sa progression sera désormais suivie avec plus d'attention

Offrant à la fois lignes droites longues et rapides, virages très étroits et météo souvent venteuse, le tracé urbain est particulièrement propice aux accrochages et aux sorties de piste et accouche de courses à rebondissements et de podiums inhabituels. Les trois éditions en date sont ainsi les trois dernières fois qu'un pilote n'appartenant pas à l'une des écuries de pointe (Mercedes, Ferrari et Red Bull) est monté sur la boîte. Qui peut espérer succéder au Mexicain Sergio Pérez, troisième en 2016 et 2018 avec Force India, et au Canadien Lance Stroll, troisième en 2017 avec Williams? Pérez (Racing Point) n'a plus à démontrer sa capacité à saisir la moindre occasion, le Finlandais Kimi Räikkönen (Alfa Romeo Racing) est actuellement le meilleur hors des "top teams" et les Renault comme les McLaren peuvent avoir un coup à jouer si le moteur développé par le constructeur français, qu'elles partagent, ne leur fait pas défaut.Après quatre abandons en trois courses, dont trois liés à des problèmes de fiabilité moteur, Renault ne tient pas son objectif de se détacher du milieu de tableau pour se rapprocher des trois "top teams". Avec 12 points, l'écurie française est quatrième au classement des constructeurs, à égalité avec Alfa Romeo Racing, quand Haas et McLaren en affichent 8 et Racing Point 7. Le leader Mercedes pointe à 118 longueurs et le troisième, Red Bull, à 40. "Si notre objectif de creuser l'écart avec le peloton demeure inchangé, nous devons accepter de fournir un effort particulier sur la résolution de ces problèmes qui pourraient compromettre notre saison", admet le "team principal" Cyril Abiteboul. "On a progressé d'une manière incroyable au niveau du moteur depuis l'année dernière et souvent il n'est pas facile de faire suivre la fiabilité en même temps qu'on fait un gros pas en avant, détaille pour l'AFP Alain Prost, quadruple champion du monde et conseiller spécial Renault Sport Racing. On a eu quelques mauvaises surprises qui vont être certainement résolues dans les semaines qui viennent mais qui perturbent un peu parce qu'on se dit: +Quand on va arriver au bout de ça, on espère qu'on n'aura pas autre chose+, mais ça fait partie de la logique de la progression. (...) Ça n'est pas parce qu'on est un peu en difficulté en termes de fiabilité en début d'année qu'on ne va pas réussir l'objectif fixé sur la deuxième partie."De retour comme titulaire en F1 cette saison après son accident de rallye en 2011, Robert Kubica s'avère jusque-là incapable de rivaliser avec l'inexpérimenté Britannique George Russell, au volant de l'autre Wiliams, pour des raisons qu'il peine à identifier. "En course, je n'ai pas de rythme face à mon équipier, constatait-il après le dernier GP, en Chine. "En sortie de virage, vous patinez et perdez la voiture alors que lui s'éloigne... Je ne dis pas que c'est la monoplace, mais il y a quelque chose que nous devons comprendre." Le tracé de ce week-end, avec ses virages étroits qui en ont piégé plus d'un, pourrait s'avérer particulièrement ardu pour le Polonais, dont le bras droit n'est plus aussi fonctionnel depuis cet accident.Sans expérience en F1 avant sa titularisation chez Toro Rosso pour 2019, Alexander Albon était un autre point d'interrogation de ce début de saison. La façon qu'il a eue de conclure le week-end chinois a apporté des éléments de réponse. Le Thaïlandais de 23 ans s'est classé dixième malgré son départ depuis la voie des stands et son impressionnant accident pendant la troisième séance d'essais libres, qui l'a privé des qualifications. Désigné "pilote du jour" à l'issue de la course, sa progression sera désormais suivie avec plus d'attention