Alexander Albon et le défi Red Bull

Le jeune Thaïlandais arrive à 23 ans et en pleine saison chez Red Bull pour remplacer Pierre Gasly peu cérémonieusement "rétrogradé" au sein de l'écurie soeur Toro Rosso. Avec seulement 12 Grand Prix à son actif et pour meilleur résultat une 6e place, celui qui avait été "repêché" par Helmut Marko --le responsable de la filière pilotes chez Red Bull--, pour précisément prendre le baquet de Gasly chez Toro Rosso en début de saison connait une progression météorique. Mais il va désormais être jugé à l'aune de Max Verstappen et d'une monoplace capable de gagner des Grand Prix comme l'a démontré le Hollandais volant. Albon a lui-même qualifié sa promotion de "surréaliste": il va maintenant devoir affronter la réalité et faire ses preuves d'ici la fin de la saison s'il veut rester dans la cour des grands l'an prochain.

. Pierre Gasly: reculer pour mieux sauter ?

Albon a pris sa place chez Red Bull, voilà le Normand de retour chez Toro Rosso, l'écurie où il avait fait ses classes en F1 l'an dernier.

A 23 ans, l'orgueil du pilote en a certainement pris un coup et reste à maintenir la motivation pour marquer des points et, pourquoi pas, tenter de récupérer son volant chez Red Bull l'an prochain. Mais l'exemple de son coéquipier chez Toro Rosso, le Russe Daniil Kvyat --à qui il est arrivé exactement la même mésaventure en 2016-- n'est pas encourageant: il s'attendait à revenir en odeur de sainteté auprès de Helmut Marko après de bons résultats ces dernières courses mais c'est Alexander Albon qui a été promu !

Sebastian Vettel, ou quand la victoire joue l'arlésienne

Le quadruple champion du monde allemand n'a encore accroché aucune victoire à son palmarès cette année alors que l'an dernier à la même époque il en avait déjà quatre. Pire encore, son écurie Ferrari, dont il est le premier pilote, se fait non seulement distancer par Mercedes mais aussi rattraper par Red Bull. Il est plus que temps de corriger le tir et montrer qu'il peut encore gagner des courses pour Ferrari... comme l'an dernier sur ce même circuit de Spa !

Renault ou comment redresser la barre

Rien ne va plus pour le constructeur français qui n'a marqué aucun point lors des deux derniers Grand Prix et se trouve relégué à la 6e place du championnat constructeurs avec moins de la moitié des points récoltés par McLaren, une écurie pourtant équipée du moteur...Renault !

L'équipe au losange pourrait profiter du GP de Belgique pour annoncer l'arrivée du jeune Français Esteban Ocon, pourtant un protégé de Mercedes, l'an prochain aux côtés de Daniel Ricciardo et pour remplacer Nico Hülkenberg. Mais en attendant, le bilan s'assombrit de course en course et un bon résultat sur le toboggan des Ardennes est plus que nécessaire.