Un tel résultat lui permettrait de porter son avance à 75 longueurs avec trois manches encore à disputer. Si Vettel gagnait ensuite toutes les courses, il pourrait le rattraper en nombre de points mais pas en nombre de victoires (neuf contre cinq actuellement), ce qui assurerait la couronne à l'Anglais.

Hamilton sera donc sacré à l'issue du GP des Etats-Unis:

- s'il gagne et que Vettel termine troisième ou plus bas,

- s'il est deuxième et que Vettel termine cinquième ou plus bas,

- s'il est troisième et que Vettel termine septième ou plus bas,

- s'il est quatrième et que Vettel termine huitième ou plus bas,

- s'il est cinquième et que Vettel termine neuvième ou plus bas,

- s'il est sixième et que Vettel ne marque pas de point.

Ils sont attendus au tournant

Ceux - et ce - qu'il faudra surveiller pendant le Grand Prix des Etats-Unis, 18e manche (sur 21) de la saison 2018 de Formule 1, disputé dimanche sur le Circuit des Amériques à Austin (Texas):

. Verstappen et Ricciardo

Max Verstappen ne cesse de se faire remarquer par ses performances en piste depuis le GP de Belgique fin août. Le Néerlandais a signé trois podiums en cinq courses (2e à Singapour, 3e en Belgique et au Japon) et une impressionnante remontée de la 19e à la 5e place en Russie. Son équipe mise sur le GP du Mexique, qu'il a remporté l'an passé, le 28 octobre pour s'offrir un quatrième et dernier succès cette année, mais un podium supplémentaire est déjà dans ses cordes ce week-end, surtout si la pluie, qu'il apprécie, vient se mêler aux essais et aux qualifications.

Son coéquipier Daniel Ricciardo, qui n'est plus monté sur la boîte depuis sa victoire à Monaco en mai, est toujours en quête d'un brin de réussite afin de quitter Red Bull pour Renault sur une bonne note en fin de saison. Cela tombe bien, le Circuit des Amériques est propice aux dépassements, un art dans lequel l'Australien excelle.

. Renault et Haas

La bataille pour la quatrième place au classement des constructeurs, celle de "meilleur du reste" derrière les trois "top teams" (Mercedes, Ferrari et Red Bull), bat son plein entre Renault et Haas, que huit longueurs seulement séparent. La manche américaine est d'autant plus importante que le constructeur français sort de deux GP compliqués, avec un point seulement marqué, et que sa rivale court à domicile.

Les deux parties attendent aussi l'issue de l'appel par l'écurie américaine de la disqualification de son pilote français Romain Grosjean au GP d'Italie à cause d'une voiture non-conforme. Celui-ci avait perdu sa sixième place et les huit points qui l'accompagnent suite à une réclamation de... Renault. L'audience aura lieu de 1er novembre.

. Ocon et Williams

L'incertitude plane toujours sur l'avenir d'Esteban Ocon, dont le baquet chez Force India est promis l'an prochain au Canadien Lance Stroll, en provenance de Williams. Coup dur pour le Français, l'écurie de Grove a annoncé la semaine dernière la titularisation en 2019 du Britannique George Russell, issu comme lui de la filière de jeunes pilotes de Mercedes, qui fournit ses moteurs à Williams. Cela semblait compromettre les chances d'Ocon de s'installer à bord de la deuxième monoplace de l'équipe mais la patronne Claire Williams a assuré à Sky Sports que le Normand était toujours dans le coup. Comme l'actuel pilote russe Sergey Sirotkin, le pilote d'essais polonais Robert Kubica ou encore le pilote de F2 russe Artem Markelov.

On attend également de connaître l'identité du second pilote Toro Rosso, aux côtés du Russe Daniil Kvyat, et la confirmation de la paire Stroll-Sergio Pérez chez Force India.

. Miami et la F1

Austin n'est pas l'unique ville américaine à avoir rendez-vous avec la F1 cette semaine. En parallèle du GP, Miami (Floride) accueille samedi et dimanche l'un des festivals voulus par les propriétaires Liberty Media afin de toucher un nouveau public, avec pour invité d'honneur le double champion du monde brésilien Emerson Fittipaldi.

La destination n'est pas choisie au hasard, la ville étant sur les rangs pour accueillir un GP. Cela aurait dû se faire en 2019 mais il faudra finalement attendre 2020 ou 2021 à cause de négociations "compliquées". Groupe américain, Liberty Media a aussi fait de son pays une priorité de développement, d'où l'opération séduction.