En 2013, Sebastian Vettel avait encore réussi à s'emparer du titre mondial au volant d'une Red Bull. C'est la dernière fois qu'un pilote non-Mercedes est parvenu à devenir champion du monde de F1. De 2014 à 2020, la couronne est toujours revenue à un pilote de l'écurie allemande: sept fois Lewis Hamilton et une fois, en 2016, Nico Rosberg. Cette année, Max Verstappen espère mettre un terme à cette hégémonie. Pour la première fois, Hamilton ressent réellement le souffle de Verstappen dans son dos. De plus en plus, il doit se résoudre à des courses poursuites et ne fait plus la course en tête du début à l'arrivée sans aucune forme d'opposition. De quoi engendrer de la nervosité dans le camp Mercedes. Il y a quelques semaines, on a assisté à une collision entre Hamilton et Verstappen. Une nouvelle rivalité est-elle en train de naître en F1? Dans ce cas, ce ne serait pas la première. Flash-back.
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En 2013, Sebastian Vettel avait encore réussi à s'emparer du titre mondial au volant d'une Red Bull. C'est la dernière fois qu'un pilote non-Mercedes est parvenu à devenir champion du monde de F1. De 2014 à 2020, la couronne est toujours revenue à un pilote de l'écurie allemande: sept fois Lewis Hamilton et une fois, en 2016, Nico Rosberg. Cette année, Max Verstappen espère mettre un terme à cette hégémonie. Pour la première fois, Hamilton ressent réellement le souffle de Verstappen dans son dos. De plus en plus, il doit se résoudre à des courses poursuites et ne fait plus la course en tête du début à l'arrivée sans aucune forme d'opposition. De quoi engendrer de la nervosité dans le camp Mercedes. Il y a quelques semaines, on a assisté à une collision entre Hamilton et Verstappen. Une nouvelle rivalité est-elle en train de naître en F1? Dans ce cas, ce ne serait pas la première. Flash-back. En 2013, les amis d'enfance Lewis Hamilton et Nico Rosberg font, pour la première fois, partie de la même équipe. C'est le signal de départ d'une série d'incidents qui connaîtra son apogée pendant la saison 2016. Durant la première saison où ils ont été équipiers, tout s'est déroulé sans le moindre heurt. En tout cas, chez Mercedes, on a tout fait pour que rien ne transparaisse. Mais en 2014, la situation échappe pour la première fois au contrôle de l'écurie. Après les qualifications du Grand Prix de Monaco, Hamilton accuse l'Allemand d'avoir fait en sorte que le drapeau jaune soit agité afin que le Britannique ne puisse pas terminer le tour rapide qu'il était en train d'accomplir. Cette même année, en Hongrie, Hamilton refuse de laisser passer Rosberg, plus rapide ce jour-là. Et, dans notre pays, les deux pilotes Mercedes s'accrochent, contraignant le Britannique à abandonner la lutte. La saison 2015 n'est pas épargnée, elle non plus, par les conflits qui opposent le Britannique et l'Allemand. C'est surtout pendant le Grand Prix des États-Unis que cela dérape. Rosberg avait hérité de la pole position. Hamilton, qui a dû s'élancer de la deuxième place, pouvait s'emparer du titre mondial en cas de succès. Dans le premier virage, le Britannique a fait sortir son équipier de la piste d'une manière peu collégiale. Rien n'a changé au cours de la saison 2016. Là encore, il y a eu de nombreux accrochages entre les deux coéquipiers. C'est surtout la dernière course à Abu Dhabi qui a fait froncer les sourcils. Malgré les ordres émanant du team, Hamilton a volontairement roulé plus lentement afin de laisser à d'autres la possibilité de dépasser Rosberg. Malgré cela, Rosberg a réussi à préserver sa place dans le top 4 et à devenir champion du monde. Après ça, il a annoncé la fin de sa carrière en F1. Il ne faut pas rejeter toute la responsabilité sur Hamilton, mais dans le conflit qui l'a opposé à Nico Rosberg, le Britannique n'en était pas à son coup d'essai. Il n'avait pas, non plus, entretenu une très bonne relation avec son tout premier équipier, FernandoAlonso chez McLaren. Avant la saison 2007, McLaren avait présenté deux nouveaux pilotes: le tout récent champion du monde Alonso et un nouveau venu en Formule 1, Hamilton. En tant que champion du monde en titre, l'Espagnol pensait être le numéro un incontesté. C'était sans compter sur le Britannique. Alonso ne s'attendait pas à ce que son équipier se montre d'emblée aussi performant. Hamilton a directement lutté pour les prix, et après neuf courses, il était en tête du classement du championnat du monde. Cela a donné lieu à une lutte particulièrement intense entre les deux coéquipiers. Et cela a débouché sur un incident lors des qualifications du Grand Prix de Hongrie. Hamilton aurait passé outre l'ordre donné par son team de laisser passer Alonso. Son équipier espagnol s'est alors senti obligé de le bloquer dans les stands. Du coup, Hamilton n'a plus pu réaliser un nouveau tour très rapide. En soi, ce n'était pas très grave. Malheureusement, une affaire d'espionnage industriel s'est ajoutée à cet incident et cela a débouché sur une saison catastrophique. McLaren aurait espionné le rival pour le titre, Ferrari. Hamilton et Alonso ont pu conserver leurs points au classement du championnat du monde, mais McLaren a été évincé du classement des constructeurs et a, en plus, écopé d'une amende de cent millions d'euros. Un concours de circonstances qui a débouché sur une saison très pénible. Aucune rivalité entre les deux équipiers, comparable à celles décrites ci-dessus. Et pas davantage de situations embarrassantes dans les stands, ni d'accrochages sur la piste. Mais une saine rivalité, dans le sens le plus noble du terme. La saison de Formule 1 de 1976 est peut-être l'une des plus légendaires de l'histoire du sport. Et pas seulement parce que l'Autrichien NikiLauda a réussi à s'extraire de sa Ferrari en feu après un crash dans le Grand Prix d'Allemagne. Le fait qu'il n'ait dû déclarer forfait que pour deux courses et qu'il ait encore lutté jusqu'au bout pour le titre de champion du monde rend encore la rivalité plus belle. Malgré un début de saison désastreux de JamesHunt, le principal concurrent de Lauda, la lutte pour le titre de champion du monde est restée très ouverte. Au volant de sa McLaren, le Britannique a commencé à remporter des courses et a pris la tête du classement, détenue jusque-là par Lauda. Jusqu'à ce que l'Autrichien n'effectue miraculeusement son retour sur le circuit. Le titre se décidera sur quelques points de différence. La décision tombera pendant le Grand Prix du Japon. Alors que son crash est encore dans toutes les mémoires, Lauda a rapidement jeté l'éponge. Les conditions climatiques extrêmes rendaient la conduite beaucoup trop dangereuse pour lui. Pour être sacré champion, Hunt devait terminer au moins quatrième de la course. Il n'y est parvenu qu'à deux tours de la fin. Ce duel a fait l'objet d'un film en 2013. Rush montre la lutte pour le titre entre deux pilotes qui se respectaient énormément. Il peut donc aussi y avoir du suspense sans que les protagonistes ne s'éjectent mutuellement de la piste. La saison dernière, Lewis Hamilton a remporté le titre mondial en Formule 1 pour la septième fois d'affilée. Il égale donc le record de MichaëlSchumacher. En ce qui concerne le nombre de victoires, l'Allemand a également été détrôné par le Britannique. C'était une autre époque. Les voitures actuelles sont beaucoup mieux conçues. Le plateau de participants a, lui aussi, beaucoup changé au fil des années. Cela rend une comparaison entre les deux hommes très compliquée. Quoi qu'il en soit, ils sont de loin les meilleurs pilotes de leur génération. Cela n'empêche qu'ils ont toujours dû tenir compte d'un autre pilote. Avant, c'était MikaHäkkinen. Schumacher et Häkkinen ont lutté au coude-à-coude durant toutes leurs années communes en Formule 1. Mais, contrairement à Prost et à Senna, l'Allemand et le Finlandais n'ont jamais dépassé les bornes dans leur quête de victoires. Leur rivalité était basée sur le respect mutuel. Pour l'instant, Schumacher est, avec Lewis Hamilton, le pilote de F1 qui compte le plus de titres mondiaux à son palmarès (sept). Lors de la domination de Schumacher, c'est Häkkinen qui était parvenu à inscrire deux fois d'affilée son nom au palmarès du championnat du monde. "Mon principal rival était, sans conteste, Mika Häkkinen". Schumi l'a reconnu dans une interview: le Finlandais Volant était son adversaire le plus dangereux. Un bel exemple qui démontre qu'une concurrence sur le circuit ne doit pas toujours se traduire par des altercations verbales et des accrochages. Hélas, c'est ici un nouvel exemple d'une rivalité entre équipiers qui a mal tourné. L'Australien MarkWebber et l'Allemand Sebastian Vettel se sont affrontés durant leur période chez Red Bull. Grâce à ses bons résultats chez Toro Rosso, Vettel avait obtenu un siège chez Red Bull pour la saison 2009. Jusqu'en 2013, il devra lutter aux côtés de Webber. En 2009, c'est le pilote Brawn JensonButton qui a pu prendre place sur la plus haute marche du podium. Après, ce fut au tour de Vettel, quatre fois d'affilée. Webber n'a pu qu'assister à cette domination, et pourtant, elle a débouché plusieurs fois sur un clash entre les deux pilotes Red Bull. Il n'y a qu'en 2010, l'année du premier titre mondial de l'Allemand, que l'Australien aurait pu revendiquer le titre de champion du monde. Il était le mieux placé pour détrôner Fernando Alonso. Seulement, à la grande colère et frustration de Webber, le team a choisi de jouer la carte de Vettel. Cette concurrence a aussi débouché sur un accrochage au Grand Prix de Turquie. La responsabilité a été attribuée à Webber, même si la presse a clairement constaté que c'est Vettel qui a embouti l'Australien. Entre Webber et le team Red Bull, l'affaire n'est jamais rentrée dans l'ordre. Le point d'orgue a été le célèbre incident Multi 21 pendant le Grand Prix de Malaisie. Webber roulait en première position, Vettel en deuxième. Le team a clairement donné l'ordre de maintenir ces positions. Mais Vettel n'en a pas tenu compte. Après un duel acharné, il a dépassé l'Australien et a gagné le Grand Prix. Au terme de cette saison, Webber a fait ses adieux à la Formule 1.