Jérôme D'Ambrosio à propos...

...de ses ambitions : "Se battre devant, être dans les cinq premiers à chaque course pour espérer remporter le championnat. Gagner ne doit plus être l'ambition d'une course, mais de la saison entière. Il y a deux teams chez Mahindra : le team de course nourrit le département développement en lui donnant les points que l'on aimerait voir améliorés. Il travaille déjà sur la voiture de 2021 et 2022. L'année dernière, une partie du team était en Espagne, l'autre en Angleterre, ce qui n'a pas facilité les choses. Cette saison, tout sera sous le même toit, près d'Oxford, ce qui va permettre une meilleure communication."

...du développement de la Formule E : "On est précurseurs à beaucoup d'endroits : il n'y a jamais eu de Formule 1 à New-York, pas plus qu'à Londres. Aujourd'hui, rares sont ceux qui veulent associer leur image à la course automobile. Être partenaire de la Formule E est, au contraire, la preuve d'une volonté d'avoir un impact positif sur l'environnement. Et puis j'en reviens à l'aspect divertissant de la Formule E : chaque année, le championnat se joue jusqu'à la dernière course, il y a des dépassements et des accrochages toutes les semaines, etc. Ce n'est pas parce que tu dépenses des centaines de millions dans un programme de soufflerie en F1 que tu augmentes le spectacle. À Marrakech, si je freine deux mètres plus tard, c'est Robin Frijnsqui gagne parce que je bloque un peu ma roue à l'intérieur."

...de Leonardo Di Caprio : "Je me demande même s'il n'a pas été parmi les premiers investisseurs (Il a cofondé l'écurie Venturi Grand Prix en 2013, ndlr). On sait que c'est un des activistes climatiques les plus dynamiques parmi les célébrités et la Formule E développe une technologie qui va vers une solution plus durable. La voiture d'aujourd'hui est moins bruyante, dégage moins de CO2 et est idéale pour le centre-ville. La Formule E se rapproche de ce concept : pour la même énergie, elle fait 20% de distance de plus qu'il y a cinq ans. Son efficacité atteint jusqu'à 96-97% de rendement par rapport à l'énergie retirée de la batterie et la puissance qui arrive aux roues, alors qu'un véhicule classique arrive au maximum à 50%. Cette amélioration attire les constructeurs - Audi, BMW, Mahindra, DS, etc...- et les pousse à réfléchir à ces technologies. En roulant dans les grandes villes du monde, on veut aussi montrer aux spectateurs que l'électrique fonctionne et qu'ils peuvent l'utiliser. Des personnes comme Di Caprio sont importantes pour faire passer des messages : il vient sur des courses, il a produit le film " And we go Green " (sur les coulisses de la FE, ndlr)... c'est un ambassadeur de la Formule E."

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