Les pneus doivent tenir toute la course. C'est la réalité de 2005, dans cette Formule 1 aux règles fluctuantes. Ce 24 avril, à douze tours de la fin, Michael Schumacher file donc simplement aux stands pour remettre le carburant nécessaire au sprint final. Décollé de la grille à la treizième place, à cause d'une erreur en qualifs, l'Allemand entend bien parachever sa folle remontée. Lorsqu'il reprend sa route sur la piste d'Imola, Fernando Alonso n'est passé que depuis une seconde et demie.

Le Baron rouge a la confiance de ceux qui se sentent chez eux. Sur les six dernières éditions du Grand Prix de Saint-Marin, Schumi s'est imposé cinq fois, laissant seulement à son frère Ralf les miettes d'un succès. Quintuple champion du monde en titre, l'homme fort de la Scuderia s'imagine bien croquer le jeune Espagnol qui a l'audace de lui tenir tête.

La saison 2005 met fin au règne de Schumacher sur la F1.

Alonso résiste. Il n'a peur de rien. Deux ans plus tôt, en 2003, il a remporté en Hongrie son premier Grand Prix, devenant le plus jeune pilote de l'histoire à triompher sur un circuit de F1. Surtout, il a confiance en sa Renault, intouchable en ce début de saison : son coéquipier Giancarlo Fisichella a remporté la première course de l'année, il s'est chargé des deux suivantes. La passe de trois a lieu à Imola, où il résiste finalement à Schumacher, dont la Ferrari échoue deux dixièmes de seconde derrière lui.

Cette saison est la première de ce que beaucoup attendent comme une nouvelle ère. Alonso remporte sept Grand Prix et son premier titre de champion du monde, à 24 ans. Pour la première fois du millénaire, Schumacher passe à côté du titre mondial. Son hégémonie est terminée. C'est aussi une première pour l'Espagne, qui sera suivie d'une seconde cuvée douze mois plus tard. Le règne de Fernando sera pourtant de courte durée, éclipsé par les éclosions de Lewis Hamilton et de Sebastian Vettel, et par des choix de carrière qui lui offriront rarement la meilleure monoplace dans les années suivantes, malgré des passages chez McLaren et Ferrari. Le règne des Asturies aura été bien plus court que prévu.

LA FIN DE COURSE EN VIDÉO

Les pneus doivent tenir toute la course. C'est la réalité de 2005, dans cette Formule 1 aux règles fluctuantes. Ce 24 avril, à douze tours de la fin, Michael Schumacher file donc simplement aux stands pour remettre le carburant nécessaire au sprint final. Décollé de la grille à la treizième place, à cause d'une erreur en qualifs, l'Allemand entend bien parachever sa folle remontée. Lorsqu'il reprend sa route sur la piste d'Imola, Fernando Alonso n'est passé que depuis une seconde et demie. Le Baron rouge a la confiance de ceux qui se sentent chez eux. Sur les six dernières éditions du Grand Prix de Saint-Marin, Schumi s'est imposé cinq fois, laissant seulement à son frère Ralf les miettes d'un succès. Quintuple champion du monde en titre, l'homme fort de la Scuderia s'imagine bien croquer le jeune Espagnol qui a l'audace de lui tenir tête.Alonso résiste. Il n'a peur de rien. Deux ans plus tôt, en 2003, il a remporté en Hongrie son premier Grand Prix, devenant le plus jeune pilote de l'histoire à triompher sur un circuit de F1. Surtout, il a confiance en sa Renault, intouchable en ce début de saison : son coéquipier Giancarlo Fisichella a remporté la première course de l'année, il s'est chargé des deux suivantes. La passe de trois a lieu à Imola, où il résiste finalement à Schumacher, dont la Ferrari échoue deux dixièmes de seconde derrière lui.Cette saison est la première de ce que beaucoup attendent comme une nouvelle ère. Alonso remporte sept Grand Prix et son premier titre de champion du monde, à 24 ans. Pour la première fois du millénaire, Schumacher passe à côté du titre mondial. Son hégémonie est terminée. C'est aussi une première pour l'Espagne, qui sera suivie d'une seconde cuvée douze mois plus tard. Le règne de Fernando sera pourtant de courte durée, éclipsé par les éclosions de Lewis Hamilton et de Sebastian Vettel, et par des choix de carrière qui lui offriront rarement la meilleure monoplace dans les années suivantes, malgré des passages chez McLaren et Ferrari. Le règne des Asturies aura été bien plus court que prévu.