Par Marc DEGRYSE

On a joué 16 matches et Mons n'est qu'à un point de la sixième place. Là-bas comme à Oud-Heverlee Louvain, on montre que la deuxième saison en D1, réputée si compliquée, peut se négocier brillamment. Que la galère n'est pas une fatalité quand on a fait un bon championnat après la montée.

Malgré le parcours exceptionnel de Mons, je continue à lire des commentaires mitigés sur Enzo Scifo. Il serait trop peu impliqué, trop ceci, trop cela. Je le connais : c'est une bête de foot, il est aussi passionné comme entraîneur qu'il l'était comme joueur mais il ne le montre pas et ça joue contre lui. Il ne se vend pas assez.

On a toujours l'impression qu'il n'a pas le bon profil pour faire ce métier, c'est un peu dingue. Quand il jouait, on doutait de son implication sous prétexte qu'il avait plein de qualités esthétiques. Maintenant, c'est autre chose. Parce qu'il ne fait pas partie des gueulards dans le monde des entraîneurs, on se demande s'il a le niveau. Stop !

Même raisonnement pour Jérémy Perbet. Il revient dans l'équipe après un été difficile et il se remet à claquer des buts. Est-ce qu'on va, comme à Scifo, lui faire porter éternellement cette étiquette de gars qui n'a pas nécessairement le niveau ?

Propos recueillis par Pierre Danvoye

Par Marc DEGRYSEOn a joué 16 matches et Mons n'est qu'à un point de la sixième place. Là-bas comme à Oud-Heverlee Louvain, on montre que la deuxième saison en D1, réputée si compliquée, peut se négocier brillamment. Que la galère n'est pas une fatalité quand on a fait un bon championnat après la montée. Malgré le parcours exceptionnel de Mons, je continue à lire des commentaires mitigés sur Enzo Scifo. Il serait trop peu impliqué, trop ceci, trop cela. Je le connais : c'est une bête de foot, il est aussi passionné comme entraîneur qu'il l'était comme joueur mais il ne le montre pas et ça joue contre lui. Il ne se vend pas assez. On a toujours l'impression qu'il n'a pas le bon profil pour faire ce métier, c'est un peu dingue. Quand il jouait, on doutait de son implication sous prétexte qu'il avait plein de qualités esthétiques. Maintenant, c'est autre chose. Parce qu'il ne fait pas partie des gueulards dans le monde des entraîneurs, on se demande s'il a le niveau. Stop ! Même raisonnement pour Jérémy Perbet. Il revient dans l'équipe après un été difficile et il se remet à claquer des buts. Est-ce qu'on va, comme à Scifo, lui faire porter éternellement cette étiquette de gars qui n'a pas nécessairement le niveau ?Propos recueillis par Pierre Danvoye