Les coéquipiers de Tom Boonen et de l'Allemand Tony Martin, champion du monde en titre du contre-la-montre individuel, ont devancé de 3 secondes la formation américaine BMC (Gilbert, Van Garderen), sur les 53,2 kilomètres du parcours. L'équipe victorieuse, qui a roulé à 50,5 km/h de moyenne, était composée de Martin, du Français Sylvain Chavanel, du Slovaque Peter Velits, des Belges Tom Boonen et Kristof Vandewalle, et du Néerlandais Niki Terpstra.

Pour le champion de Belgique Tom Boonen, "cette victoire a autant de valeur que mes succès au Tour des Flandres, à Paris-Roubaix et même que mon titre mondial de Madrid. C'est surtout un titre que je ne pensais jamais remporter", s'est réjoui Boonen après la course. "D'abord parce que la discipline n'existait pas avant et aussi parce que le contre-la-montre n'est pas vraiment une spécialité belge. C'est pourquoi bravo à tous ceux qui ont collaboré, car il n'y a pas que les six coureurs qui ont concouru aujourd'hui : c'est un travail d'équipe d'un an, tout a été préparé jusqu'au moindre détail", a ajouté le champion belge.

"Tony Martin est évidemment une machine sur le vélo. Ce qu'il fait, c'est phénoménal. Mais personne ne devait être à la traîne. Le plus important, c'était de garder le tempo sur le Cauberg. Ensuite nous avons pu accélérer", a expliqué Boonen.

"Une victoire de prestige"

Le manager de l'équipe Patrick Lefevere était lui aussi aux anges : "je pensais à ce titre depuis l'an passé, quand j'ai appris que la discipline serait inscrite à l'agenda du Mondial. Nous avons travaillé toute une année pour cette journée. Notre équipe a tout fait parfaitement. C'est une victoire de prestige, que tu peux écrire en lettres majuscules. Pour moi, elle a plus de valeur que le Tour des Flandres ou Paris-Roubaix."

"La dure loi du sport"


La formation américaine BMC a, elle, loupé le coche pour seulement 3 secondes. "C'est la dure loi du sport", a déclaré Philippe Gilbert après la course. "Sur le terrain où nous pensions remporter la victoire, nous avons indéniablement perdu par notre faute. C'est dommage. Nous avons perdu sur le Cauberg, car le bruit du public était si fort que nous n'entendions plus dans nos oreillettes. Tejay Van Garderen n'a pas regardé si tout le monde pouvait suivre. Nous nous sommes désorganisés et le temps dont nous avons eu besoin pour nous remettre ensemble a visiblement été au moins trois secondes trop long. Quand Tejay s'est finalement retourné, il était surpris que nous devions encore nous organiser", a déclaré 'Phil'.

"C'est dommage car comme les autres, j'étais fort aujourd'hui. Cette expérience négative a tout de même un bon côté : j'ai enfin décroché une médaille aux Mondiaux". De bon augure en vue de la course en ligne ? "Je n'y pense pas encore. Mardi nous nous rassemblons avec l'équipe dans l'hôtel et je commencerai à me concentrer pour dimanche."

John Lelangue, le directeur sportif de BMC, a reconnu que le plan initial avait été chamboulé par le plafonnement de l'Italien Marco Pinotti dans le Cauberg. "On pensait qu'il serait le quatrième homme", a-t-il expliqué. "Du coup, l'Américain Taylor Phinney, qui s'était beaucoup dépensé auparavant, a dû poursuivre son effort et ses coéquipiers ont ralenti l'allure pour l'attendre à l'exemple de Philippe Gilbert. "On pensait gagner la course au Cauberg et c'est là qu'on l'a perdu. Mais une côte comme ça, après 50 kilomètres d'effort, c'est terrible, complètement différent de l'habitude", a souligné le Belge.

"Une grande expérience"

Gilbert a préféré toutefois positiver : "C'est toujours dur de perdre par une si petite marge. Mais c'était bien de vivre ces 4 jours ensemble, à six. Humainement, c'était une grande expérience. C'est ma première médaille aux Championnats du monde. Je suis content."

La troisième place est revenue à l'équipe australienne Orica, distancée de 47 sec par le groupe de Martin. Luke Durbridge et les siens ont privé de podium la formation italienne Liquigas, longtemps meilleur temps grâce aux efforts de Vincenzo Nibali et du Slovaque Peter Sagan, lequel est apparu très en jambes.

En revanche, l'équipe britannique Sky, privée des deux premiers du Tour de France médaillés dans le contre-la-montre des JO de Londres (Wiggins, Froome), n'a pu faire mieux que 9e malgré les efforts du Norvégien Edvald Boasson Hagen. A plus d'une minute et demie des vainqueurs, la seule équipe parmi les candidats au podium à terminer au complet (six coureurs).

"L'homogénéité, c'est essentiel dans un contre-la-montre par équipes", a souligné le Français Sylvain Chavanel. "Il n'y a pas eu d'accroc, on a fait attention à ne pas faire exploser le groupe dans les trois petites côtes avant le Cauberg". "Tout le monde dans l'équipe avait un haut niveau", a ajouté le champion de France sans vouloir distinguer un meneur en particulier. Avant de reconnaître : "Dans les descentes, c'était super derrière Martin avec son grand développement."

Sportfootmagazine.be, avec Belga

Les coéquipiers de Tom Boonen et de l'Allemand Tony Martin, champion du monde en titre du contre-la-montre individuel, ont devancé de 3 secondes la formation américaine BMC (Gilbert, Van Garderen), sur les 53,2 kilomètres du parcours. L'équipe victorieuse, qui a roulé à 50,5 km/h de moyenne, était composée de Martin, du Français Sylvain Chavanel, du Slovaque Peter Velits, des Belges Tom Boonen et Kristof Vandewalle, et du Néerlandais Niki Terpstra. Pour le champion de Belgique Tom Boonen, "cette victoire a autant de valeur que mes succès au Tour des Flandres, à Paris-Roubaix et même que mon titre mondial de Madrid. C'est surtout un titre que je ne pensais jamais remporter", s'est réjoui Boonen après la course. "D'abord parce que la discipline n'existait pas avant et aussi parce que le contre-la-montre n'est pas vraiment une spécialité belge. C'est pourquoi bravo à tous ceux qui ont collaboré, car il n'y a pas que les six coureurs qui ont concouru aujourd'hui : c'est un travail d'équipe d'un an, tout a été préparé jusqu'au moindre détail", a ajouté le champion belge. "Tony Martin est évidemment une machine sur le vélo. Ce qu'il fait, c'est phénoménal. Mais personne ne devait être à la traîne. Le plus important, c'était de garder le tempo sur le Cauberg. Ensuite nous avons pu accélérer", a expliqué Boonen. "Une victoire de prestige" Le manager de l'équipe Patrick Lefevere était lui aussi aux anges : "je pensais à ce titre depuis l'an passé, quand j'ai appris que la discipline serait inscrite à l'agenda du Mondial. Nous avons travaillé toute une année pour cette journée. Notre équipe a tout fait parfaitement. C'est une victoire de prestige, que tu peux écrire en lettres majuscules. Pour moi, elle a plus de valeur que le Tour des Flandres ou Paris-Roubaix." "La dure loi du sport" La formation américaine BMC a, elle, loupé le coche pour seulement 3 secondes. "C'est la dure loi du sport", a déclaré Philippe Gilbert après la course. "Sur le terrain où nous pensions remporter la victoire, nous avons indéniablement perdu par notre faute. C'est dommage. Nous avons perdu sur le Cauberg, car le bruit du public était si fort que nous n'entendions plus dans nos oreillettes. Tejay Van Garderen n'a pas regardé si tout le monde pouvait suivre. Nous nous sommes désorganisés et le temps dont nous avons eu besoin pour nous remettre ensemble a visiblement été au moins trois secondes trop long. Quand Tejay s'est finalement retourné, il était surpris que nous devions encore nous organiser", a déclaré 'Phil'. "C'est dommage car comme les autres, j'étais fort aujourd'hui. Cette expérience négative a tout de même un bon côté : j'ai enfin décroché une médaille aux Mondiaux". De bon augure en vue de la course en ligne ? "Je n'y pense pas encore. Mardi nous nous rassemblons avec l'équipe dans l'hôtel et je commencerai à me concentrer pour dimanche." John Lelangue, le directeur sportif de BMC, a reconnu que le plan initial avait été chamboulé par le plafonnement de l'Italien Marco Pinotti dans le Cauberg. "On pensait qu'il serait le quatrième homme", a-t-il expliqué. "Du coup, l'Américain Taylor Phinney, qui s'était beaucoup dépensé auparavant, a dû poursuivre son effort et ses coéquipiers ont ralenti l'allure pour l'attendre à l'exemple de Philippe Gilbert. "On pensait gagner la course au Cauberg et c'est là qu'on l'a perdu. Mais une côte comme ça, après 50 kilomètres d'effort, c'est terrible, complètement différent de l'habitude", a souligné le Belge. "Une grande expérience" Gilbert a préféré toutefois positiver : "C'est toujours dur de perdre par une si petite marge. Mais c'était bien de vivre ces 4 jours ensemble, à six. Humainement, c'était une grande expérience. C'est ma première médaille aux Championnats du monde. Je suis content." La troisième place est revenue à l'équipe australienne Orica, distancée de 47 sec par le groupe de Martin. Luke Durbridge et les siens ont privé de podium la formation italienne Liquigas, longtemps meilleur temps grâce aux efforts de Vincenzo Nibali et du Slovaque Peter Sagan, lequel est apparu très en jambes. En revanche, l'équipe britannique Sky, privée des deux premiers du Tour de France médaillés dans le contre-la-montre des JO de Londres (Wiggins, Froome), n'a pu faire mieux que 9e malgré les efforts du Norvégien Edvald Boasson Hagen. A plus d'une minute et demie des vainqueurs, la seule équipe parmi les candidats au podium à terminer au complet (six coureurs). "L'homogénéité, c'est essentiel dans un contre-la-montre par équipes", a souligné le Français Sylvain Chavanel. "Il n'y a pas eu d'accroc, on a fait attention à ne pas faire exploser le groupe dans les trois petites côtes avant le Cauberg". "Tout le monde dans l'équipe avait un haut niveau", a ajouté le champion de France sans vouloir distinguer un meneur en particulier. Avant de reconnaître : "Dans les descentes, c'était super derrière Martin avec son grand développement." Sportfootmagazine.be, avec Belga