"C'est déjà inimaginable d'avoir vos deux fils dans une finale (ndlr: les jumeaux Kevin et Jonathan, 3e et 5e du 400 m aux Mondiaux de Daegu-2011). Alors trois..." (avec en prime Dylan, 20 ans), s'exclame Jacques Borlée, leur père et entraîneur. "J'ai été le premier à faire de la génétique", admet en souriant cet ancien spécialiste du tour de piste. "C'est sûr, la maman est une championne et je suis un ancien athlète de haut niveau. On a fait à l'époque un bon amalgame". La mère, c'est l'ex-sprinteuse de niveau national Edith de Martelaere, dont il est aujourd'hui séparé. Estimant que "la génétique c'est 20% et le travail 80%", papa Borlée insiste sur l'importance de la "science du sport familial". "C'est une sorte de culture et de connaissance de 'comment on arrive au haut niveau'", explique-t-il. "Toutes les communautés ou tous les pays n'ont pas toujours toutes les connaissances. Alors ce sont souvent des +enfants de+, où le père explique 'c'est comme ça qu'il faut faire, sinon tu n'y arrives pas', et ça se passe au niveau du cerveau". Jacques Borlée, 56 ans, collabore avec deux psychologues -un pour le relais 4X400 m, l'autre pour le 400 m individuel-, deux physiologistes, deux biomécaniciens, "des personnes qui travaillent seulement sur les muscles profonds", deux spécialistes en neuro-sciences et deux kinésithérapeutes. "C'est une approche avec le monde scientifique dans l'exploration du mouvement, pour faire en sorte que tout se passe dans le cerveau et que les choses puissent se passer idéalement dans le corps", précise-t-il. Pourtant, loin de lui l'idée de monter un "élevage". "Je n'ai vraiment pas ce rêve-là. Je n'ai rien fait pour que mes enfants fassent de l'athlé. C'est devenu un rêve, c'est très différent", note-t-il. "Au départ, mes fils jouaient au foot, ma fille (Olivia, médaillée olympique et mondiale avec le relais 4X100m) au volley, et elle m'a dit un jour 'Je veux faire comme Kim Gevaert, tu vas m'entraîner'". Champion d'Europe du 400m en 2010 à Barcelone, Kevin, 26 ans, évoque la liberté de choix: "On a tous commencé l'athlé parce qu'on en avait envie. Jonathan et moi pour suivre Olivia. Dylan pour faire comme nous. La dernière, Alysia, n'en fait pas. On prend énormément de plaisir, on s'entraîne tous les jours ensemble. On se supporte l'un l'autre, ce sont des émotions incroyables". (Belga)

"C'est déjà inimaginable d'avoir vos deux fils dans une finale (ndlr: les jumeaux Kevin et Jonathan, 3e et 5e du 400 m aux Mondiaux de Daegu-2011). Alors trois..." (avec en prime Dylan, 20 ans), s'exclame Jacques Borlée, leur père et entraîneur. "J'ai été le premier à faire de la génétique", admet en souriant cet ancien spécialiste du tour de piste. "C'est sûr, la maman est une championne et je suis un ancien athlète de haut niveau. On a fait à l'époque un bon amalgame". La mère, c'est l'ex-sprinteuse de niveau national Edith de Martelaere, dont il est aujourd'hui séparé. Estimant que "la génétique c'est 20% et le travail 80%", papa Borlée insiste sur l'importance de la "science du sport familial". "C'est une sorte de culture et de connaissance de 'comment on arrive au haut niveau'", explique-t-il. "Toutes les communautés ou tous les pays n'ont pas toujours toutes les connaissances. Alors ce sont souvent des +enfants de+, où le père explique 'c'est comme ça qu'il faut faire, sinon tu n'y arrives pas', et ça se passe au niveau du cerveau". Jacques Borlée, 56 ans, collabore avec deux psychologues -un pour le relais 4X400 m, l'autre pour le 400 m individuel-, deux physiologistes, deux biomécaniciens, "des personnes qui travaillent seulement sur les muscles profonds", deux spécialistes en neuro-sciences et deux kinésithérapeutes. "C'est une approche avec le monde scientifique dans l'exploration du mouvement, pour faire en sorte que tout se passe dans le cerveau et que les choses puissent se passer idéalement dans le corps", précise-t-il. Pourtant, loin de lui l'idée de monter un "élevage". "Je n'ai vraiment pas ce rêve-là. Je n'ai rien fait pour que mes enfants fassent de l'athlé. C'est devenu un rêve, c'est très différent", note-t-il. "Au départ, mes fils jouaient au foot, ma fille (Olivia, médaillée olympique et mondiale avec le relais 4X100m) au volley, et elle m'a dit un jour 'Je veux faire comme Kim Gevaert, tu vas m'entraîner'". Champion d'Europe du 400m en 2010 à Barcelone, Kevin, 26 ans, évoque la liberté de choix: "On a tous commencé l'athlé parce qu'on en avait envie. Jonathan et moi pour suivre Olivia. Dylan pour faire comme nous. La dernière, Alysia, n'en fait pas. On prend énormément de plaisir, on s'entraîne tous les jours ensemble. On se supporte l'un l'autre, ce sont des émotions incroyables". (Belga)