Bientôt, une meute de journalistes sur les talons, il ne sera pas facile à Marc Wilmots de conserver son calme et de tenir sa palette d'étoiles. Il a relevé un manque de concentration dans le match contre le Luxembourg, alors qu'il s'était fait fort de ne pas déceler une once de nonchalance. Il remarque que les observateurs insistent sur les manquements de la défense et que beaucoup d'entre eux craignent que cette carence en défenseurs chevronnés ne nuise à l'équipe. Wilmots a insisté sur l'importance d'une meilleure organisation dans l'entrejeu, avec une circulation du ballon plus rapide. Dimanche, contre la Suède, il a également décelé trop d'irrégularité dans le jeu de l'équipe : d'abord des cafouillages en défense puis trente minutes de football dominant. Le sélectionneur doit encore effectuer des choix...

Cette Coupe du Monde a coûté environ 10 milliards. En octobre 2007, quand la FIFA a attribué l'organisation de cette édition au Brésil, l'euphorie était grande mais ces derniers mois, elle a fondu comme neige au soleil. Il y a eu des démonstrations contre des politiciens corrompus, en faveur de hausses de salaires et à cause de promesses non tenues. Le métro devait être agrandi, il était question d'une liaison de train rapide entre Rio et Sao Paulo, les principales villes du pays, mais les travaux n'ont même pas commencé. De plus en plus de Brésiliens se demandent pourquoi ils paient tant d'impôts.

La population a protesté parce qu'on construisait des stades sans rénover des écoles et des hôpitaux qui en avaient grand besoin. La rénovation du mythique stade Maracana, le coeur battant du football brésilien, a particulièrement exacerbé le mécontentement. On a parlé de meurtre culturel. Comme il y a quatre ans en Afrique du Sud, cette Coupe du Monde n'est pas seulement un spot publicitaire mais un podium qui permet aux activistes de dénoncer des situations aberrantes.

Si quelque chose unit les Brésiliens, c'est bien le football. L'équipe formée autour du nouveau superman, Neymar, peut conférer un bon sentiment à la population. Elle sera en tout cas le baromètre de l'ambiance qui règne dans le pays.

Un titre mondial ne constituerait toutefois qu'une brève escapade en dehors de la réalité. A six kilomètres du Maracana, on trouve toujours les favelas où des enfants délaissés jouent entre les rats. C'est ça, le terrible revers de la médaille. Mais pendant son discours d'inauguration, Sepp Blatter insistera certainement sur la conscience sociale de la FIFA...

Bientôt, une meute de journalistes sur les talons, il ne sera pas facile à Marc Wilmots de conserver son calme et de tenir sa palette d'étoiles. Il a relevé un manque de concentration dans le match contre le Luxembourg, alors qu'il s'était fait fort de ne pas déceler une once de nonchalance. Il remarque que les observateurs insistent sur les manquements de la défense et que beaucoup d'entre eux craignent que cette carence en défenseurs chevronnés ne nuise à l'équipe. Wilmots a insisté sur l'importance d'une meilleure organisation dans l'entrejeu, avec une circulation du ballon plus rapide. Dimanche, contre la Suède, il a également décelé trop d'irrégularité dans le jeu de l'équipe : d'abord des cafouillages en défense puis trente minutes de football dominant. Le sélectionneur doit encore effectuer des choix... Cette Coupe du Monde a coûté environ 10 milliards. En octobre 2007, quand la FIFA a attribué l'organisation de cette édition au Brésil, l'euphorie était grande mais ces derniers mois, elle a fondu comme neige au soleil. Il y a eu des démonstrations contre des politiciens corrompus, en faveur de hausses de salaires et à cause de promesses non tenues. Le métro devait être agrandi, il était question d'une liaison de train rapide entre Rio et Sao Paulo, les principales villes du pays, mais les travaux n'ont même pas commencé. De plus en plus de Brésiliens se demandent pourquoi ils paient tant d'impôts. La population a protesté parce qu'on construisait des stades sans rénover des écoles et des hôpitaux qui en avaient grand besoin. La rénovation du mythique stade Maracana, le coeur battant du football brésilien, a particulièrement exacerbé le mécontentement. On a parlé de meurtre culturel. Comme il y a quatre ans en Afrique du Sud, cette Coupe du Monde n'est pas seulement un spot publicitaire mais un podium qui permet aux activistes de dénoncer des situations aberrantes. Si quelque chose unit les Brésiliens, c'est bien le football. L'équipe formée autour du nouveau superman, Neymar, peut conférer un bon sentiment à la population. Elle sera en tout cas le baromètre de l'ambiance qui règne dans le pays. Un titre mondial ne constituerait toutefois qu'une brève escapade en dehors de la réalité. A six kilomètres du Maracana, on trouve toujours les favelas où des enfants délaissés jouent entre les rats. C'est ça, le terrible revers de la médaille. Mais pendant son discours d'inauguration, Sepp Blatter insistera certainement sur la conscience sociale de la FIFA...