L'ancien boxeur va célébrer ses 70 ans avec sa famille et ses amis samedi à Louisville, dans le Kentucky, où un dîner de gala est organisé en son honneur par le Centre culturel Mohamed Ali, un musée dédié à sa vie et sa carrière qui lancera à cette occasion une série d'hommages à Ali pendant une semaine sous le titre "Seven Days for Seven Decades" (sept jours pour sept décennies).

Ses tirades parfois poétiques et souvent vénéneuses à l'intention de ses adversaires, une sorte de rap ou de slam avant l'heure, ses provocations calculées à l'époque de l'explosion de la télévision ainsi que sa conversion à l'islam en 1964 ont fait d'Ali, adulé ou détesté, un des poids lourds de l'imaginaire populaire de l'Amérique de la seconde moitié du XXe siècle.


Auto-proclamé "le plus grand", l'Américain né Cassius Clay le 17 janvier 1942 s'est chargé de conforter sur le ring son culot et son bagout en engrangeant 56 victoires en 61 combats, dont 37 avant la limite, et en devenant le premier boxeur à remporter trois titres de champion du monde des lourds.


Socialement, sa volonté de secouer l'establishement blanc de l'Amérique des années 60, en refusant notamment de partir se battre au Vietnam en 1967, ce qui l'a privé de trois belles années de carrière dans la pleine force de l'âge, ont donné du courage à nombre d'Afro-américains à une époque où ceux-ci se battaient politiquement pour leurs droits les plus basiques.


Après la boxe, Ali s'est impliqué dans nombre de causes humanitaires en faisant fi des conventions politiques (en Corée du nord, Afghanistan, Cuba, Iraq) et a reçu en 2005 la médaille de la liberté (Medal of Freedom), la plus haute décoration possible pour un citoyen américain.

En 1996, malgré les tremblements dus à la maladie de Parkinson, il a allumé la vasque olympique, symbole mondial de paix et d'unité, dans une ville, Atlanta, où 30 ans plus tôt il était un citoyen de seconde zone.


Le décès récent de Joe Frazier, en novembre, a ramené les projecteurs sur Ali qui, malgré la maladie qui le ronge, est apparu aux obsèques de celui qui lui avait infligé sa première défaite chez les pros (en 1971 dans le dernier combat du siècle). Quelques jours après il était hospitalisé à Phoenix, où il réside sous le soleil du désert de l'Arizona, après une déshydratation.

Le combat du siècle :


Si aujourd'hui Ali ne flotte plus comme un papillon et ne pique plus comme une abeille ("Float like a butterfly, sting like a bee"), le septuagénaire jouit toujours d'une aura sans pareille et sa légende se porte bien.

Sportfootmagazine.be, avec Belga

L'ancien boxeur va célébrer ses 70 ans avec sa famille et ses amis samedi à Louisville, dans le Kentucky, où un dîner de gala est organisé en son honneur par le Centre culturel Mohamed Ali, un musée dédié à sa vie et sa carrière qui lancera à cette occasion une série d'hommages à Ali pendant une semaine sous le titre "Seven Days for Seven Decades" (sept jours pour sept décennies). Ses tirades parfois poétiques et souvent vénéneuses à l'intention de ses adversaires, une sorte de rap ou de slam avant l'heure, ses provocations calculées à l'époque de l'explosion de la télévision ainsi que sa conversion à l'islam en 1964 ont fait d'Ali, adulé ou détesté, un des poids lourds de l'imaginaire populaire de l'Amérique de la seconde moitié du XXe siècle. Auto-proclamé "le plus grand", l'Américain né Cassius Clay le 17 janvier 1942 s'est chargé de conforter sur le ring son culot et son bagout en engrangeant 56 victoires en 61 combats, dont 37 avant la limite, et en devenant le premier boxeur à remporter trois titres de champion du monde des lourds. Socialement, sa volonté de secouer l'establishement blanc de l'Amérique des années 60, en refusant notamment de partir se battre au Vietnam en 1967, ce qui l'a privé de trois belles années de carrière dans la pleine force de l'âge, ont donné du courage à nombre d'Afro-américains à une époque où ceux-ci se battaient politiquement pour leurs droits les plus basiques. Après la boxe, Ali s'est impliqué dans nombre de causes humanitaires en faisant fi des conventions politiques (en Corée du nord, Afghanistan, Cuba, Iraq) et a reçu en 2005 la médaille de la liberté (Medal of Freedom), la plus haute décoration possible pour un citoyen américain. En 1996, malgré les tremblements dus à la maladie de Parkinson, il a allumé la vasque olympique, symbole mondial de paix et d'unité, dans une ville, Atlanta, où 30 ans plus tôt il était un citoyen de seconde zone. Le décès récent de Joe Frazier, en novembre, a ramené les projecteurs sur Ali qui, malgré la maladie qui le ronge, est apparu aux obsèques de celui qui lui avait infligé sa première défaite chez les pros (en 1971 dans le dernier combat du siècle). Quelques jours après il était hospitalisé à Phoenix, où il réside sous le soleil du désert de l'Arizona, après une déshydratation.Le combat du siècle : Si aujourd'hui Ali ne flotte plus comme un papillon et ne pique plus comme une abeille ("Float like a butterfly, sting like a bee"), le septuagénaire jouit toujours d'une aura sans pareille et sa légende se porte bien. Sportfootmagazine.be, avec Belga