Dimanche à 14h30, pour la première fois depuis son départ, le Serpent Milan Jovanovic se reproduira à Sclessin. Avec l'espoir que la trace qu'il y a laissée l'emportera sur toute autre considération.

Milan Jovanovic : Les connaisseurs m'applaudiront, en souvenir de ce que j'ai apporté. Ils auront aussi apprécié le respect dont j'ai toujours fait preuve, depuis mon arrivée à Anderlecht, vis-à-vis des Rouches. J'ai toujours modéré mes propos et j'ai fait preuve de retenue dans mes actes. Je n'ai pas snobé les Standardmen après le 5-0 à l'aller et je n'ai pas exulté après mon propre but.

Qu'avez-vous retenu de ce match ?

C'était le meilleur depuis le début de la saison. Face aux Liégeois, j'ai eu le sentiment que les différentes pièces du puzzle s'étaient enfin imbriquées. Personnellement, j'avais livré mon match le plus abouti. Pareil pour Dieumerci Mbokani. D'autres ont pris le relais depuis lors. Matias Suarez, Sacha Kljestan, Guillaume Gillet, Lucas Biglia...

Après le match nul surprise (1-1) à Mons, on vous a vu parler avec Herman Van Holsbeeck. Que lui avez-vous dit ? Que ce n'était pas comme ça qu'on deviendrait champion. Pour y arriver, il y a 40 obstacles à franchir, avec différents degrés de difficulté. Je sais qu'il ne suffit pas de paraître pour s'imposer. Mais les autres en sont-ils aussi convaincus ? Je constate un décalage entre nos matches à domicile et à l'extérieur. Nos concurrents ont moins souvent ce problème : quand on a gaspillé deux points au Beerschot, le Standard a gagné au Cercle et le Club à Mons. Des déplacements où nous avions perdu des points. Pourquoi nous et pas eux ?

Et la réponse ?

Elle tient peut-être en ces quelques mots de l'entraîneur : - Act, instead of react. On devrait toujours agir, dicter le jeu. C'est le cas à domicile, on fait honneur au chant de nos supporters : - We are Anderlecht. Mais hors de nos bases, on est trop prudents -We are not Anderlecht. Nous ne sommes pas Anderlecht. Ou pas assez. Si on empile les buts au Parc Astrid, pourquoi ne sommes-nous pas capables d'en inscrire plus d'un à l'extérieur ? C'est toujours le service minimum.

Comment jugez-vous cet Anderlecht-ci par rapport au Standard que vous avez connu ?

Avec les Rouches, j'ai gagné deux titres. Mais Anderlecht c'est le meilleur groupe dans lequel j'ai joué.

Plus fort que Liverpool ?

Quand je dis meilleur, c'est dans tous les sens du terme : qualité, ambiance. C'est un très chouette groupe.

Retrouvez l'intégralité de l'interview exclusive de Milan Jovanovic dans votre Sport/Foot Magazine de cette semaine.

Bruno Govers, Sport/Foot Magazine

Dimanche à 14h30, pour la première fois depuis son départ, le Serpent Milan Jovanovic se reproduira à Sclessin. Avec l'espoir que la trace qu'il y a laissée l'emportera sur toute autre considération. Milan Jovanovic : Les connaisseurs m'applaudiront, en souvenir de ce que j'ai apporté. Ils auront aussi apprécié le respect dont j'ai toujours fait preuve, depuis mon arrivée à Anderlecht, vis-à-vis des Rouches. J'ai toujours modéré mes propos et j'ai fait preuve de retenue dans mes actes. Je n'ai pas snobé les Standardmen après le 5-0 à l'aller et je n'ai pas exulté après mon propre but. Qu'avez-vous retenu de ce match ? C'était le meilleur depuis le début de la saison. Face aux Liégeois, j'ai eu le sentiment que les différentes pièces du puzzle s'étaient enfin imbriquées. Personnellement, j'avais livré mon match le plus abouti. Pareil pour Dieumerci Mbokani. D'autres ont pris le relais depuis lors. Matias Suarez, Sacha Kljestan, Guillaume Gillet, Lucas Biglia... Après le match nul surprise (1-1) à Mons, on vous a vu parler avec Herman Van Holsbeeck. Que lui avez-vous dit ? Que ce n'était pas comme ça qu'on deviendrait champion. Pour y arriver, il y a 40 obstacles à franchir, avec différents degrés de difficulté. Je sais qu'il ne suffit pas de paraître pour s'imposer. Mais les autres en sont-ils aussi convaincus ? Je constate un décalage entre nos matches à domicile et à l'extérieur. Nos concurrents ont moins souvent ce problème : quand on a gaspillé deux points au Beerschot, le Standard a gagné au Cercle et le Club à Mons. Des déplacements où nous avions perdu des points. Pourquoi nous et pas eux ? Et la réponse ? Elle tient peut-être en ces quelques mots de l'entraîneur : - Act, instead of react. On devrait toujours agir, dicter le jeu. C'est le cas à domicile, on fait honneur au chant de nos supporters : - We are Anderlecht. Mais hors de nos bases, on est trop prudents -We are not Anderlecht. Nous ne sommes pas Anderlecht. Ou pas assez. Si on empile les buts au Parc Astrid, pourquoi ne sommes-nous pas capables d'en inscrire plus d'un à l'extérieur ? C'est toujours le service minimum. Comment jugez-vous cet Anderlecht-ci par rapport au Standard que vous avez connu ? Avec les Rouches, j'ai gagné deux titres. Mais Anderlecht c'est le meilleur groupe dans lequel j'ai joué. Plus fort que Liverpool ? Quand je dis meilleur, c'est dans tous les sens du terme : qualité, ambiance. C'est un très chouette groupe. Retrouvez l'intégralité de l'interview exclusive de Milan Jovanovic dans votre Sport/Foot Magazine de cette semaine. Bruno Govers, Sport/Foot Magazine