Le chef du service des sports de la RTBF, Michel Lecomte, est le premier invité de la "Série TV" de Sport/Foot Magazine. Il s'explique entre autres sur le futur de Stéphane Pauwels à Studio 1. Rencontre.

Quid du futur de Stéphane Pauwels dans l'émission? Ses dernières sorties dans les pages médias montrent qu'il devient las de son statut de sniper...
J'ai envie qu'il reste, c'est clair. Je ne suis pas le seul... Pour ce qu'il a apporté et ce qu'il apporte. Lui n'a plus envie de faire la même chose, il s'est clairement exprimé à ce sujet. A nous, dès lors, de trouver un accord sur une collaboration précise. Pourquoi pas le voir tourner une séquence en journée, arriver avec un sujet qui lui tient à coeur.

Cette volonté de changement s'explique par un manque de crédibilité?
En effet, c'est une fragilité qui a été entretenue par ses détracteurs, toujours les mêmes. Ils se sont essoufflés, d'ailleurs. Personnellement, ce n'est pas du tout au niveau de sa crédibilité que j'ai eu des questionnements à son propos. Mais plutôt dans la forme qu'ont quelques fois prise ses positions. Pour le reste, c'est quelqu'un qui a le sens de la télé, c'est incontestable.

Qu'est-ce qui vous a dérangé dans la forme?
Certainement pas son impertinence; davantage la virulence de certains propos. Dans n'importe quel jeu, il existe un cadre; celui de Stéphane est déjà plus large que pour n'importe qui d'autre, mais quand il le dépasse et qu'il n'en tient plus compte, ça devient délicat. Et puis, le fait d'être happé de toutes parts, la difficulté de Stéphane de dire non aux gens, tout ça lui a mis une pression qui a pu quelque peu lui faire péter les plombs. Parfois, en voyant toutes ses occupations, je me demandais: -Mais comment fait-il !

Il faut aussi dire qu'il s'est senti un peu seul dans son rôle de "contradicteur-sniper". Benoît Thans a refusé à un moment donné d'y donner le moindre relief, il a joué en libéro derrière la défense, sans prendre de risque. La responsabilité est donc partagée. Je crois aussi qu'on a tous, moi le premier, entretenu le face-à-face Thans-Pauwels: à la fin, toutes les questions ne tournaient plus qu'autour de ça...

La cassure Thans-Pauwels est bien réelle cette fois?
Oui. Elle est liée, aussi, à la présence de Benoit à la tête d'un comité d'expertise sur le foot wallon. Je pense qu'au vu de ses connaissances, de son regard sur la situation, Stéphane a été frustré de ne pas être appelé, voire consulté. Si vous discutez du fond des problèmes avec lui, si vous prenez le temps, il est très intéressant, très pertinent. Tout comme Benoît, d'ailleurs, je suis sûr que dans ce comité, ils se complèteraient très bien pour peu qu'ils puissent s'écouter. Ce qui est devenu difficile (sourires).

Sans Pauwels, l'émission peut-elle tenir le coup?
...Je suis de ceux qui pensent qu'il faut le garder. Mais en répondant cela, on va croire que j'ouvre la porte à toutes ses exigences. Ce qui n'est pas le cas, je crois qu'on doit arriver à trouver une nouvelle direction et s'y tenir. Je pense aussi que ce qui fait la force de cette émission, c'est l'ensemble, le mélange des genres. L'émission a acquis une belle notoriété. Au niveau du retour du public, je n'ai jamais connu ça dans ma carrière et pourtant j'ai vécu une période où l'audience était quatre fois supérieure.

Le fait qu'il prenne autant de place, ça peut déranger à l'intérieur même de la rédaction...
Oui, c'est comme dans le public, il y a les pros et les anti-Pauwels. Mais dans la rédaction, les professionnels de la télé font la part des choses. Ce que je peux dire, c'est qu'au niveau de ma hiérarchie, personne ne met en cause sa légitimité. Aujourd'hui, imaginer un débat sans contradiction, je n'en ai plus envie, et ça n'arrivera pas.

La suite de l'interview est à lire dans le Sport/Foot Magazine.

Thomas Bricmont

Le chef du service des sports de la RTBF, Michel Lecomte, est le premier invité de la "Série TV" de Sport/Foot Magazine. Il s'explique entre autres sur le futur de Stéphane Pauwels à Studio 1. Rencontre. Quid du futur de Stéphane Pauwels dans l'émission? Ses dernières sorties dans les pages médias montrent qu'il devient las de son statut de sniper... J'ai envie qu'il reste, c'est clair. Je ne suis pas le seul... Pour ce qu'il a apporté et ce qu'il apporte. Lui n'a plus envie de faire la même chose, il s'est clairement exprimé à ce sujet. A nous, dès lors, de trouver un accord sur une collaboration précise. Pourquoi pas le voir tourner une séquence en journée, arriver avec un sujet qui lui tient à coeur. Cette volonté de changement s'explique par un manque de crédibilité? En effet, c'est une fragilité qui a été entretenue par ses détracteurs, toujours les mêmes. Ils se sont essoufflés, d'ailleurs. Personnellement, ce n'est pas du tout au niveau de sa crédibilité que j'ai eu des questionnements à son propos. Mais plutôt dans la forme qu'ont quelques fois prise ses positions. Pour le reste, c'est quelqu'un qui a le sens de la télé, c'est incontestable. Qu'est-ce qui vous a dérangé dans la forme? Certainement pas son impertinence; davantage la virulence de certains propos. Dans n'importe quel jeu, il existe un cadre; celui de Stéphane est déjà plus large que pour n'importe qui d'autre, mais quand il le dépasse et qu'il n'en tient plus compte, ça devient délicat. Et puis, le fait d'être happé de toutes parts, la difficulté de Stéphane de dire non aux gens, tout ça lui a mis une pression qui a pu quelque peu lui faire péter les plombs. Parfois, en voyant toutes ses occupations, je me demandais: -Mais comment fait-il ! Il faut aussi dire qu'il s'est senti un peu seul dans son rôle de "contradicteur-sniper". Benoît Thans a refusé à un moment donné d'y donner le moindre relief, il a joué en libéro derrière la défense, sans prendre de risque. La responsabilité est donc partagée. Je crois aussi qu'on a tous, moi le premier, entretenu le face-à-face Thans-Pauwels: à la fin, toutes les questions ne tournaient plus qu'autour de ça... La cassure Thans-Pauwels est bien réelle cette fois? Oui. Elle est liée, aussi, à la présence de Benoit à la tête d'un comité d'expertise sur le foot wallon. Je pense qu'au vu de ses connaissances, de son regard sur la situation, Stéphane a été frustré de ne pas être appelé, voire consulté. Si vous discutez du fond des problèmes avec lui, si vous prenez le temps, il est très intéressant, très pertinent. Tout comme Benoît, d'ailleurs, je suis sûr que dans ce comité, ils se complèteraient très bien pour peu qu'ils puissent s'écouter. Ce qui est devenu difficile (sourires). Sans Pauwels, l'émission peut-elle tenir le coup? ...Je suis de ceux qui pensent qu'il faut le garder. Mais en répondant cela, on va croire que j'ouvre la porte à toutes ses exigences. Ce qui n'est pas le cas, je crois qu'on doit arriver à trouver une nouvelle direction et s'y tenir. Je pense aussi que ce qui fait la force de cette émission, c'est l'ensemble, le mélange des genres. L'émission a acquis une belle notoriété. Au niveau du retour du public, je n'ai jamais connu ça dans ma carrière et pourtant j'ai vécu une période où l'audience était quatre fois supérieure. Le fait qu'il prenne autant de place, ça peut déranger à l'intérieur même de la rédaction... Oui, c'est comme dans le public, il y a les pros et les anti-Pauwels. Mais dans la rédaction, les professionnels de la télé font la part des choses. Ce que je peux dire, c'est qu'au niveau de ma hiérarchie, personne ne met en cause sa légitimité. Aujourd'hui, imaginer un débat sans contradiction, je n'en ai plus envie, et ça n'arrivera pas. La suite de l'interview est à lire dans le Sport/Foot Magazine.Thomas Bricmont