Par Pierre Bilic
Peu d'indignés ont réagi en notant, mercredi, le sort publicitaire qui est désormais réservé au Mémorial Van Damme. Son nom s'efface presque et l'explication est "téléphonée" comme on dit dans les milieux du sport.

Une étude aurait prouvé, affirme-t-on, que les gens ne se souviennent plus d'Ivo, le confondent avec Jean-Claude Van Damme. C'est n'importe quoi : le Mémorial Van Damme a été mis sur pied pour rappeler qui était Van Damme et il est du devoir des organisateurs de défendre prioritairement son souvenir, de l'évoquer, de le rappeler, de garder son nom en haut de l'affiche de ce meeting unique au monde.

On peut retourner le problème dans tous les sens, tenir compte des impératifs financiers de la vie moderne, ils ont "tuer" le Van Damme. A ce rythme-là, on l'organisera demain ailleurs qu'à Bruxelles : pourquoi pas ? Ce qui arrive est décevant et typiquement belge : nous ne sommes pas assez fiers de nos champions sportifs, de nos légendes et de leurs succès.

Contrairement à ce qui se passe à l'étranger, la presse sportive n'est pas férue de flash-backs et autres rappels historiques. C'est regrettable : cela peut expliquer en partie le sort inventé par les organisateurs du Van Damme, ces marchands du temple qui s'éloignent de la philosophie de ceux, des pionniers, des journalistes, qui avaient un rêve en 1977. Ailleurs, on n'oserait pas hypothéquer le prestige d'un tel monument.

Par Pierre Bilic Peu d'indignés ont réagi en notant, mercredi, le sort publicitaire qui est désormais réservé au Mémorial Van Damme. Son nom s'efface presque et l'explication est "téléphonée" comme on dit dans les milieux du sport. Une étude aurait prouvé, affirme-t-on, que les gens ne se souviennent plus d'Ivo, le confondent avec Jean-Claude Van Damme. C'est n'importe quoi : le Mémorial Van Damme a été mis sur pied pour rappeler qui était Van Damme et il est du devoir des organisateurs de défendre prioritairement son souvenir, de l'évoquer, de le rappeler, de garder son nom en haut de l'affiche de ce meeting unique au monde. On peut retourner le problème dans tous les sens, tenir compte des impératifs financiers de la vie moderne, ils ont "tuer" le Van Damme. A ce rythme-là, on l'organisera demain ailleurs qu'à Bruxelles : pourquoi pas ? Ce qui arrive est décevant et typiquement belge : nous ne sommes pas assez fiers de nos champions sportifs, de nos légendes et de leurs succès. Contrairement à ce qui se passe à l'étranger, la presse sportive n'est pas férue de flash-backs et autres rappels historiques. C'est regrettable : cela peut expliquer en partie le sort inventé par les organisateurs du Van Damme, ces marchands du temple qui s'éloignent de la philosophie de ceux, des pionniers, des journalistes, qui avaient un rêve en 1977. Ailleurs, on n'oserait pas hypothéquer le prestige d'un tel monument.