Matias Suarez regarde sa montre : il doit aller passer une échographie à la clinique, car il ressent une petite gêne aux adducteurs. Rien de grave, cependant. L'Argentin est en pleine forme. Avant cela, il avait pris le temps de nous accorder une longue interview. Dans laquelle il apparaît transformé. Bien loin du garçon timide qui avait débarqué en Belgique il y a déjà trois ans.

Anderlecht a-t-il les moyens de remporter l'Europa League cette saison ?
Tout est possible. Mais le chemin est encore long, très long. Je ne veux pas m'avancer si loin.

En Autriche, Anderlecht est apparu très serein, sûr de son fait. On a dominé notre sujet, en effet. On a aussi su se montrer patient, on savait qu'un but finirait par tomber.

Il fut un temps où Anderlecht, en déplacement européen, se montrait frileux et jouait avec le frein à main. Comment cette sérénité s'est-elle installée ? Progressivement, au fil des bonnes prestations successives. On s'est rendu compte qu'on n'avait rien à envier aux adversaires qui nous étaient opposés. Lorsqu'on a tiré Bursaspor au tour préliminaire, on était dans nos petits souliers. C'était l'un des adversaires les plus difficiles qui pouvait nous être opposé et la crainte d'une élimination précoce était présente dans beaucoup d'esprits.

Mais on a franchi l'obstacle. Puis, il y a eu cette magnifique prestation contre l'AEK Athènes pour l'ouverture de la phase de poule, et ensuite ce succès important conquis au Lokomotiv Moscou, avec un peu de chance mais qu'on a forcée. Avec six points sur six au classement, toutes les conditions étaient réunies pour qu'on se déplace à Graz en toute sérénité, d'autant que cela marchait bien en championnat aussi.

On sait qu'on peut marquer à tout moment et on sait aussi que la défense encaisse moins que par le passé. Cela rassure les attaquants.

Vous êtes actuellement, avec cinq buts, le meilleur buteur de l'Europa League. Est-ce important à vos yeux ? Cette efficacité me réjouit, mais je la dois aussi à mes partenaires, qui m'ont mis en confiance en combinant avec moi. Evidemment que je ne boude pas mon plaisir, beaucoup de joueurs en Europe aimeraient être à ma place.

Retrouvez l'intégralité de l'interview exclusive de Matias Suarez dans votre Sport/Foot Magazine de cette semaine.

Daniel Devos, Sport/Foot Magazine

Matias Suarez regarde sa montre : il doit aller passer une échographie à la clinique, car il ressent une petite gêne aux adducteurs. Rien de grave, cependant. L'Argentin est en pleine forme. Avant cela, il avait pris le temps de nous accorder une longue interview. Dans laquelle il apparaît transformé. Bien loin du garçon timide qui avait débarqué en Belgique il y a déjà trois ans. Anderlecht a-t-il les moyens de remporter l'Europa League cette saison ? Tout est possible. Mais le chemin est encore long, très long. Je ne veux pas m'avancer si loin. En Autriche, Anderlecht est apparu très serein, sûr de son fait. On a dominé notre sujet, en effet. On a aussi su se montrer patient, on savait qu'un but finirait par tomber. Il fut un temps où Anderlecht, en déplacement européen, se montrait frileux et jouait avec le frein à main. Comment cette sérénité s'est-elle installée ? Progressivement, au fil des bonnes prestations successives. On s'est rendu compte qu'on n'avait rien à envier aux adversaires qui nous étaient opposés. Lorsqu'on a tiré Bursaspor au tour préliminaire, on était dans nos petits souliers. C'était l'un des adversaires les plus difficiles qui pouvait nous être opposé et la crainte d'une élimination précoce était présente dans beaucoup d'esprits. Mais on a franchi l'obstacle. Puis, il y a eu cette magnifique prestation contre l'AEK Athènes pour l'ouverture de la phase de poule, et ensuite ce succès important conquis au Lokomotiv Moscou, avec un peu de chance mais qu'on a forcée. Avec six points sur six au classement, toutes les conditions étaient réunies pour qu'on se déplace à Graz en toute sérénité, d'autant que cela marchait bien en championnat aussi. On sait qu'on peut marquer à tout moment et on sait aussi que la défense encaisse moins que par le passé. Cela rassure les attaquants. Vous êtes actuellement, avec cinq buts, le meilleur buteur de l'Europa League. Est-ce important à vos yeux ? Cette efficacité me réjouit, mais je la dois aussi à mes partenaires, qui m'ont mis en confiance en combinant avec moi. Evidemment que je ne boude pas mon plaisir, beaucoup de joueurs en Europe aimeraient être à ma place. Retrouvez l'intégralité de l'interview exclusive de Matias Suarez dans votre Sport/Foot Magazine de cette semaine. Daniel Devos, Sport/Foot Magazine