Par Stéphane Vande Velde

L'international belge est, selon la presse française, proche d'un accord avec le club londonien de Chelsea. Cela fait maintenant six mois que les Blues et Manchester United le courtisent ardemment. Les premiers pour muscler le milieu de terrain, les deuxièmes pour remplacer Paul Scholes. Mais Fellaini fera-t-il le bon choix en optant pour Chelsea ?

Si on analyse les deux prétendants, on peut dire que sur l'échiquier, Fellaini correspond davantage aux besoins de Chelsea qu'à ceux d'United. Après avoir acquis Oscar et Eden Hazard, Chelsea cherche à les protéger en achetant un joueur plus physique. En ce moment, c'est le Nigérian John Obi Mikel qui remplit ce rôle mais il ne fait pas l'unanimité. Frank Lampard étant sur le départ, on voit bien Fellaini le remplacer dans le jeu et l'esprit. A United, l'entrejeu est déjà peuplé d'hommes de l'ombre (Michaël Carrick, Tom Cleverley, Anderson). Certes, ces joueurs n'ont pas l'impact physique d'un Fellaini, qui se rapproche davantage de Scholes au niveau de la hargne et de l'apport offensif, mais United aurait davantage besoin d'un créateur. A moins que Ferguson estime avoir assez de génie créatif avec ses ailiers (Ashley Young et Antonio Valencia) et ses attaquants (Wayne Rooney et Robin Van Persie).

Pourtant, en partant à Chelsea dès cet hiver, le séjour de Fellaini à Everton se terminerait en eau de boudin. Les Toffees réalisent une superbe saison. Tant dans les résultats que dans le jeu. Everton propose en effet un des spectacles les plus plaisants de Premier League. En grande partie grâce à Fellaini ! Ce serait dommage, après quatre ans et demi de bons et loyaux services, que Fellaini, adulé par les supporters, prive ce club de l'aboutissement espéré, à savoir une place en Ligue des Champions.

Deuxième bémol à un départ de Fellaini à Chelsea : le contingent belge. Il ne faudrait pas que Chelsea, à l'instar d'Arsenal dans les années 2000 avec les Français, devienne une succursale belge. A chaque défaite, les supporters pointeraient la colonie belge. Un éparpillement des ressources belges en Premier League serait plus bénéfique.

Troisième bémol : le climat actuel à Chelsea. Si Fellaini quitte Everton, il laisserait derrière lui un club chaleureux, à l'ambiance fantastique, qui surfe sur la vague du succès et conduit par un des meilleurs managers du championnat anglais (David Moyes) pour un club miné par les problèmes depuis l'arrivée de Rafa Benitez (le dernier en date : la défaite, hier, en Coupe de la Ligue), et chahuté par ses supporters depuis l'éviction de Roberto Di Matteo.

Par Stéphane Vande VeldeL'international belge est, selon la presse française, proche d'un accord avec le club londonien de Chelsea. Cela fait maintenant six mois que les Blues et Manchester United le courtisent ardemment. Les premiers pour muscler le milieu de terrain, les deuxièmes pour remplacer Paul Scholes. Mais Fellaini fera-t-il le bon choix en optant pour Chelsea ? Si on analyse les deux prétendants, on peut dire que sur l'échiquier, Fellaini correspond davantage aux besoins de Chelsea qu'à ceux d'United. Après avoir acquis Oscar et Eden Hazard, Chelsea cherche à les protéger en achetant un joueur plus physique. En ce moment, c'est le Nigérian John Obi Mikel qui remplit ce rôle mais il ne fait pas l'unanimité. Frank Lampard étant sur le départ, on voit bien Fellaini le remplacer dans le jeu et l'esprit. A United, l'entrejeu est déjà peuplé d'hommes de l'ombre (Michaël Carrick, Tom Cleverley, Anderson). Certes, ces joueurs n'ont pas l'impact physique d'un Fellaini, qui se rapproche davantage de Scholes au niveau de la hargne et de l'apport offensif, mais United aurait davantage besoin d'un créateur. A moins que Ferguson estime avoir assez de génie créatif avec ses ailiers (Ashley Young et Antonio Valencia) et ses attaquants (Wayne Rooney et Robin Van Persie). Pourtant, en partant à Chelsea dès cet hiver, le séjour de Fellaini à Everton se terminerait en eau de boudin. Les Toffees réalisent une superbe saison. Tant dans les résultats que dans le jeu. Everton propose en effet un des spectacles les plus plaisants de Premier League. En grande partie grâce à Fellaini ! Ce serait dommage, après quatre ans et demi de bons et loyaux services, que Fellaini, adulé par les supporters, prive ce club de l'aboutissement espéré, à savoir une place en Ligue des Champions. Deuxième bémol à un départ de Fellaini à Chelsea : le contingent belge. Il ne faudrait pas que Chelsea, à l'instar d'Arsenal dans les années 2000 avec les Français, devienne une succursale belge. A chaque défaite, les supporters pointeraient la colonie belge. Un éparpillement des ressources belges en Premier League serait plus bénéfique. Troisième bémol : le climat actuel à Chelsea. Si Fellaini quitte Everton, il laisserait derrière lui un club chaleureux, à l'ambiance fantastique, qui surfe sur la vague du succès et conduit par un des meilleurs managers du championnat anglais (David Moyes) pour un club miné par les problèmes depuis l'arrivée de Rafa Benitez (le dernier en date : la défaite, hier, en Coupe de la Ligue), et chahuté par ses supporters depuis l'éviction de Roberto Di Matteo.