Par Pierre Bilic

Cela ne date pas d'hier et le tout est de savoir si l'heure est à l'ambition ou à la contemplation de souvenirs de la belle époque, des années 70 au début de ce siècle avec l'expédition des Diables Rouges au Japon, terre d'accueil avec la Corée du Sud de la phase finale du Mondial 2002. Le championnat a apporté sa troisième cargaison de confirmations et de soulagements comme le premier succès du Standard contre Waasland Beveren ou de Charleroi à Courtrai. Même si personne n'ignore la valeur de ces aventures hebdomadaires, il y a des échéances plus importantes.

C'est le cas pour Anderlecht qui rêve de s'installer dans les poules de la Ligue des Champions. L'AEL Limassol, son prochain adversaire, n'est pas du genre à prendre de haut. Il suffit de songer aux exploits d'Apoel Nicosie qui, la saison passée, a atteint les quarts de finale de la C1 pour se faire une idée des qualités du championnat chypriote et de ses meilleurs représentants. John Van den Brom a noté que l'AEL Limassol dispose de joueurs costauds, dont quelques montagnes venues d'Afrique et du Brésil, qui défendent avec maestria. Ils n'ont encaissé aucun but contre Linfield et le Partizan Belgrade. Anderlecht doit s'attendre à un accueil hot le 21 août au GSP Stadium de Nicosie où Limassol reçoit ses visiteurs européens. Les Mauves y ont rendez-vous avec leurs ambitions, une semaine avant le retour au stade Constant Vanden Stock : les Bruxellois ne peuvent pas rater l'occasion de se placer sur une belle orbite européenne, de mériter une manne de billets de banque et de redorer le blason international de leur club. Les 21 et 29 août, voilà deux dates susceptibles de changer le cours de l'histoire des Mauves qui connaissent désormais l'importance de leur mission : c'est le moment ou jamais de gommer la tristitude engendrée par Bate Borisov, le Partizan Belgrade et le Dinamo Zagreb.

En Europa League, le Club Bruges, Genk et Lokeren ont leurs chances contre, respectivement, les Hongrois de Debrecen, les Suisses de Lucerne et les Tchèques de Plzen. Les trois clubs belges ont tout à gagner dans ces aventures des 23 et 30 août. Peut-on espérer un quatre sur quatre européen qui ferait un bien fou à tout le football belge ? Non, c'est une utopie. Mais cela fait penser aux propos d'un aéronaute et aventurier de l'impossible, Bertrand Piccard, qui affirme dans le Vif/l'Express : "Chacun de mes projets part d'une utopie. L'utopie d'aujourd'hui, c'est la réalité de demain. Si vous partez de la réalité d'aujourd'hui, comment voulez-vous évoluer ?" Voilà qui peut et doit faire réfléchir Van den Brom, Georges Leekens, Mario Been et Peter Maes. Le mois d'août est important pour eux.

Les deux suivants le sont tout autant pour Marc Wilmots et les Diables Rouges. Le 7 septembre, trois bonnes semaines après Belgique-Pays-Bas, l'équipe nationale se rend au Pays de Galles où la fusée noir-jaune-rouge doit s'élever en direction du Brésil. Il faut absolument y éviter le moindre retard à l'allumage avant de recevoir, le 11 septembre, la terreur de notre groupe qualificatif à Bruxelles, la redoutable Croatie qui a brillé durant la phase finale de l'Euro 2012. Quatre semaines plus tard, le 12 octobre, le déplacement en Serbie ne peut qu'être aussi important que le Belgique-Ecosse du 16 octobre.

Dans deux mois exactement, cette équipe nationale, que tout le monde prétend pétrie de talents, ne sera pas encore qualifiée pour le Mondial 2014 mais il serait dommage de s'en éloigner. Wilmots et les Diables ont deux mois pour changer le cours de leur histoire. Pour eux, et nos clubs européens, c'est le moment ou jamais d'être fidèles aux rendez-vous.

Par Pierre BilicCela ne date pas d'hier et le tout est de savoir si l'heure est à l'ambition ou à la contemplation de souvenirs de la belle époque, des années 70 au début de ce siècle avec l'expédition des Diables Rouges au Japon, terre d'accueil avec la Corée du Sud de la phase finale du Mondial 2002. Le championnat a apporté sa troisième cargaison de confirmations et de soulagements comme le premier succès du Standard contre Waasland Beveren ou de Charleroi à Courtrai. Même si personne n'ignore la valeur de ces aventures hebdomadaires, il y a des échéances plus importantes. C'est le cas pour Anderlecht qui rêve de s'installer dans les poules de la Ligue des Champions. L'AEL Limassol, son prochain adversaire, n'est pas du genre à prendre de haut. Il suffit de songer aux exploits d'Apoel Nicosie qui, la saison passée, a atteint les quarts de finale de la C1 pour se faire une idée des qualités du championnat chypriote et de ses meilleurs représentants. John Van den Brom a noté que l'AEL Limassol dispose de joueurs costauds, dont quelques montagnes venues d'Afrique et du Brésil, qui défendent avec maestria. Ils n'ont encaissé aucun but contre Linfield et le Partizan Belgrade. Anderlecht doit s'attendre à un accueil hot le 21 août au GSP Stadium de Nicosie où Limassol reçoit ses visiteurs européens. Les Mauves y ont rendez-vous avec leurs ambitions, une semaine avant le retour au stade Constant Vanden Stock : les Bruxellois ne peuvent pas rater l'occasion de se placer sur une belle orbite européenne, de mériter une manne de billets de banque et de redorer le blason international de leur club. Les 21 et 29 août, voilà deux dates susceptibles de changer le cours de l'histoire des Mauves qui connaissent désormais l'importance de leur mission : c'est le moment ou jamais de gommer la tristitude engendrée par Bate Borisov, le Partizan Belgrade et le Dinamo Zagreb. En Europa League, le Club Bruges, Genk et Lokeren ont leurs chances contre, respectivement, les Hongrois de Debrecen, les Suisses de Lucerne et les Tchèques de Plzen. Les trois clubs belges ont tout à gagner dans ces aventures des 23 et 30 août. Peut-on espérer un quatre sur quatre européen qui ferait un bien fou à tout le football belge ? Non, c'est une utopie. Mais cela fait penser aux propos d'un aéronaute et aventurier de l'impossible, Bertrand Piccard, qui affirme dans le Vif/l'Express : "Chacun de mes projets part d'une utopie. L'utopie d'aujourd'hui, c'est la réalité de demain. Si vous partez de la réalité d'aujourd'hui, comment voulez-vous évoluer ?" Voilà qui peut et doit faire réfléchir Van den Brom, Georges Leekens, Mario Been et Peter Maes. Le mois d'août est important pour eux. Les deux suivants le sont tout autant pour Marc Wilmots et les Diables Rouges. Le 7 septembre, trois bonnes semaines après Belgique-Pays-Bas, l'équipe nationale se rend au Pays de Galles où la fusée noir-jaune-rouge doit s'élever en direction du Brésil. Il faut absolument y éviter le moindre retard à l'allumage avant de recevoir, le 11 septembre, la terreur de notre groupe qualificatif à Bruxelles, la redoutable Croatie qui a brillé durant la phase finale de l'Euro 2012. Quatre semaines plus tard, le 12 octobre, le déplacement en Serbie ne peut qu'être aussi important que le Belgique-Ecosse du 16 octobre. Dans deux mois exactement, cette équipe nationale, que tout le monde prétend pétrie de talents, ne sera pas encore qualifiée pour le Mondial 2014 mais il serait dommage de s'en éloigner. Wilmots et les Diables ont deux mois pour changer le cours de leur histoire. Pour eux, et nos clubs européens, c'est le moment ou jamais d'être fidèles aux rendez-vous.