L'ancien buteur des Sang et Marine, et du FC Seraing, avait entamé sa carrière d'entraîneur à Tilleur-Liège avant de la prolonger dans son pays (Serbie-Monténégro) d'abord à l'OFK, ensuite à RAD, deux clubs de Belgrade. Puis, il y a un an, il devint l'adjoint de Lothar Matthäus au Partizan Belgrade, un des invités surprises de la Ligue des Champions. Le numéro 1 de Serbie-Monténégro avait écarté les Suédois de Djugaarden et les Anglais de Newcastle afin d'atteindre le nirvana européen.
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L'ancien buteur des Sang et Marine, et du FC Seraing, avait entamé sa carrière d'entraîneur à Tilleur-Liège avant de la prolonger dans son pays (Serbie-Monténégro) d'abord à l'OFK, ensuite à RAD, deux clubs de Belgrade. Puis, il y a un an, il devint l'adjoint de Lothar Matthäus au Partizan Belgrade, un des invités surprises de la Ligue des Champions. Le numéro 1 de Serbie-Monténégro avait écarté les Suédois de Djugaarden et les Anglais de Newcastle afin d'atteindre le nirvana européen. Zvonko Varga : Il a compris la mentalité slave. Notre coach est cool dans la vie mais d'une exigence totale au travail. Il ne supporte que le travail bien fait. Il a guidé ce groupe vers plus de rigueur et de stabilité sur le plan défensif. C'est un énorme plaisir de travailler avec lui. Avant, le Partizan cherchait uniquement à bien jouer en négligeant la récupération. C'était un ensemble d'individualités et Matthäus en a fait un bloc, un collectif solide tactiquement. On ne bouge pas facilement cette équipe bien préparée. Notre club est très connu pour la qualité de sa formation. Les jeunes sont désormais bien entourés par des gars qui ont pas mal de vécu : Ivica Kralj, Taribo West, Albert Nadj, Ljubinko Drulovic. Beaucoup de choses se sont mises en place la saison passée quand le Partizan a gagné le titre avec une large avance sur le deuxième. Je ne parlerais pas de complexe mais le prestige de l'Etoile Rouge était grand. Le Partizan, c'est mon club, j'y ai tout vécu avant d'être transféré au FC Liège. Il était certain que cette institution revivrait tôt ou tard de grands moments. C'est parti pour quelques années. Nous avons mérité la joie de jouer en Ligue des Champions grâce, notamment, à un match superbe à Newcastle. Si on damne le pion à un grand d'Angleterre, avec notamment un super Sacha Ilic, c'est significatif à propos de nos potentialités. L'ambition de Lothar Matthäus, qui s'exprime en allemand, en anglais et même un peu en français, a décuplé le moral du groupe. Moi, de mon côté, je me souviens avoir parlé d'un certain Benfica-Liège en Coupe de l'UEFA. Ce soir-là, Robert Waseige avait bien expliqué aux joueurs que rien n'était impossible à condition d'y croire, de travailler sur le terrain et Liège se qualifia pour le tour suivant. Pour le football en Serbie-Monténégro, c'est important. Notre sport est à nouveau au centre de toutes les conversations et c'est tout le pays qui a été secoué par un sentiment de fierté... Il est moins relevé que du temps de l'ex-Yougoslavie mais le talent est toujours là, les clubs relèvent la tête. L'Etoile Rouge et Sartid continuent leur chemin en Coupe de l'UEFA. C'est pas mal et le Partizan jouera crânement sa chance contre Marseille, Porto et l'OM en Ligue des Champions : que de belles soirées et de bonheur au programme. (P. Bilic)