30 septembre 2001 : un défenseur du FC Groningue, Melchior Schoenmakers, empêche Zlatan Ibrahimovic de sauter. Celui-ci lui décoche un coup de coude sur le crâne. Bilan : deux jours de douleurs lancinantes à la tête et dans la nuque. L'arbitre, Dick Jol, n'a rien vu mais les images TV sont implacables. L'avant ajacide écope de cinq matches de suspension. Il présente ses excuses mais Schoenmakers parle de problème profond : " Il est incontrôlable. Son coup de coude était volontaire et ce n'était pas le premier. Il ne s'agissait pas, comme il le prétend, d'utili...

30 septembre 2001 : un défenseur du FC Groningue, Melchior Schoenmakers, empêche Zlatan Ibrahimovic de sauter. Celui-ci lui décoche un coup de coude sur le crâne. Bilan : deux jours de douleurs lancinantes à la tête et dans la nuque. L'arbitre, Dick Jol, n'a rien vu mais les images TV sont implacables. L'avant ajacide écope de cinq matches de suspension. Il présente ses excuses mais Schoenmakers parle de problème profond : " Il est incontrôlable. Son coup de coude était volontaire et ce n'était pas le premier. Il ne s'agissait pas, comme il le prétend, d'utiliser ses bras pour conserver son équilibre. Il a délibérément frappé en arrière. Le ballon n'était même pas proche de nous. Quand ça ne va pas comme il le veut, il disjoncte. Il est très impulsif. 16 avril 2003 : en Amstel Cup, contre Feyenoord, Zlatan Ibrahimovic joue les récidivistes, cette fois contre Gérard de Nooijer. Derrière le dos de l'arbitre, Roeloef Luinge, il frappe son adversaire et écope de cinq nouveaux matches de suspension, toujours sur base des images TV. De Nooijer : " J'admets l'avoir retenu mais de là à frapper comme ça... " 17 août 2003 : un nouveau coup de coude se perd, cette fois contre le nez de Bert Konterman, un défenseur de Vitesse, qui quittera le terrain en saignant abondamment. Diagnostic : fracture du nez. Dick Jol se contentera d'avertir Ibrahimovic. Konterman : " Admettons qu'il ne l'ait pas fait exprès. N'oublions pas non plus qu'il s'agit de l'avant de l'Ajax. Peut-être que son homologue de Groningue fait pareil chaque semaine mais on ne le remarque pas. Et puis, aux Pays-Bas, on a l'habitude de coller des étiquettes aux gens. Pierre van Hooijdonk en a souffert également ". Le coupable se défend : " Le football n'est pas un jeu de petites filles. Depuis l'incident Schoenmakers, on me cherche. On espère que je réagirai aux coups qu'on m'assène sans arrêt. Quant à mon jeu de coudes... je mesure 1.90 mètre. Fatalement, mes bras touchent mes adversaires plus haut quand je les étends. Je ne le fais pas pour blesser quiconque. Je n'ai commis qu'une grosse faute, contre Schoenmakers. Les autres incidents relèvent d'un malheureux hasard. Ça peut arriver. L'année dernière, un joueur du NAC a raté le ballon et m'a touché au tibia, m'occasionnant une plaie ouverte. M'avez-vous entendu me plaindre ?" Ronald Koeman a pris la défense de son joueur : " On amplifie ces incidents. Il a touché Konterman, mais sans intention de lui faire mal, comme celui-ci l'admet. L'arbitre n'a rien vu mais lui montre quand même la carte jaune. Ce n'est pas normal. Par contre, quand Gert Claessens porte théâtralement les mains à son visage alors que Zlatan l'a légèrement touché à la poitrine, nul ne s'offusque. Les suspensions dont il a été l'objet étaient justifiées. Il a contribué à se bâtir cette réputation mais il ne faut pas pour autant s'imaginer qu'il passe ses matches à cogner. C'est sans doute un sujet intéressant parce qu'il joue à l'Ajax. Je crains que beaucoup d'adversaires le provoquent sciemment mais nous lui expliquons souvent qu'il doit rester de marbre quand on le provoque ".