Ceux qui étaient là n'ont pas oublié. Les autres, un brin masochistes, se rendent parfois sur RTBF Auvio pour se faire du mal. Le 1er novembre, lors du match de championnat contre Ostende, Zinho Vanheusden déchirait le ciel de Sclessin d'un cri horrible. Une troisième blessure grave au genou, la première du côté droit, et un nouveau coup d'arrêt dans la trajectoire ascensionnelle de ce Liégeois de coeur.
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Ceux qui étaient là n'ont pas oublié. Les autres, un brin masochistes, se rendent parfois sur RTBF Auvio pour se faire du mal. Le 1er novembre, lors du match de championnat contre Ostende, Zinho Vanheusden déchirait le ciel de Sclessin d'un cri horrible. Une troisième blessure grave au genou, la première du côté droit, et un nouveau coup d'arrêt dans la trajectoire ascensionnelle de ce Liégeois de coeur. Un coup dur surtout pour les finances du Standard. Il y a douze mois, les Rouches avaient consenti un effort salarial important pour conserver leur joyau une saison de plus et lancer les bases du renouveau. Au final, la saison des Liégeois s'est révélée bancale et le retour sur investissement inexistant. Agacé par cette blessure, survenue au pire des moments et qui aura précipité à la relecture le licenciement de Philippe Montanier, puis la fin de saison en chute libre des Principautaires (malgré le retour de Vanheusden pour les quatre dernières rencontres des play-offs 2), on aurait logiquement pu penser le board liégeois impatient de retrouver ses billes. Dans la réalité, Alexandre Grosjean et Bruno Venanzi auront pourtant poussé jusqu'au bout pour conserver une saison de plus leur leader charismatique et reporter ainsi l'option de rachat obligatoire intériste inclue dans le deal de juillet 2019. Un souhait qui était également celui du principal intéressé. Jusqu'au bout, le clan Vanheusden aura ainsi tout fait pour convaincre la direction milanaise de laisser le joueur une saison de plus en Cité Ardente. Sans jamais parvenir à convaincre Piero Ausilio, l'autoritaire directeur sportif de l'Inter depuis 2014. Sûr de son fait, celui-ci aura préféré renflouer les caisses rouches de quatre millions d'euros d'argent frais, soit le différentiel positif entre les douze millions d'euros du transfert de l'été 2019 et les seize millions d'euros promis par l'Inter au moment du rachat. Malgré les pépins physiques réguliers du joueur, Ausilio, qui s'était positionné dès 2015 sur le dossier, croit toujours beaucoup en Vanheusden. Raison pour laquelle, il se sera montré catégorique tout au long des négociations. Depuis le début de l'été, la saga Vanheusden tournait principalement autour de la volonté farouche de l'Inter de s'opposer au souhait conjoint du club liégeois et du joueur de rester une saison de plus en Belgique. Convaincu par l'importance d'un rapatriement, le champion d'Italie l'était un peu plus encore en voyant progressivement affluer les demandes de prêt pour son joueur. Les candidats acquéreurs, arrivés de tous horizons, auraient d'ailleurs pu favoriser un prêt vers n'importe quel autre des cinq grands championnats, mais Ausilio avait à coeur de voir comment se débrouillait son fougueux petit protégé dans un championnat aussi tactique que le Calcio. Une fois les accords conclus entre l'Inter et les différents postulants, c'est finalement et assez logiquement à Zinho Vanheusden qu'est revenu le dernier mot au moment de choisir entre Bologne, le Genoa, Cagliari ou Sassuolo. Attaché à l'ambiance unique de Sclessin, le Limbourgeois n'aurait, dit-on, pas été insensible à l'atmosphère réputée du stade Luigi-Ferraris de Gênes, que le Genoa partage avec la Sampdoria. Si le Derby de la Lanterne n'a pas la même renommée médiatique que celui de Turin, Milan ou Rome, il reste l'un des moments phares de la saison italienne. Resté proche d' Ivan Perisic depuis ses années passées avec la Primavera milanaise, mais au contact du noyau professionnel, Zinho Vanheusden a aussi pu prendre ses renseignements en interne. Auprès du Croate, mais aussi de Romelu Lukaku, dont le rôle de conseiller officieux joué pendant le préparation de l'EURO aura fait du bien mentalement au joueur. Autre ami de longue date de Vanheusden, Senna Miangue, notamment passé par Cagliari en 2017, a lui aussi eu son rôle à jouer. Pas de garanties donc, mais des avis précieux pour celui qui rêve de devenir la révélation de la saison italienne. Étape préalable, mais indispensable à ce rôle de patron de la défense des Diables dont il rêve depuis des années.