Lundi 16 juin

La Pologne quitte sans gloire le premier EURO de son histoire. Dans quatre ans, elle l'organisera avec l'Ukraine. Une bonne idée de l'UEFA ? Après le penalty sifflé dans le match contre l'Autriche, le Premier ministre polonais a déclaré qu'il avait eu " envie de tuer ". L'ex-star Zbigniew Boniek a lancé avant le match contre l'Allemagne que les joueurs polonais étaient " 16 fois plus intelligents que les Allemands ". La presse polonaise a publié des montages photos où on voyait les têtes de Joachim Löw et de Michael Ballack nager dans une mare de sang. Et il y a l'état du football polonais : 29 clubs impliqués dans des scandales de corruption depuis 2005 et 120 arrestations. Michel Platini était contre le ticket Pologne-Ukraine pour 2012...
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La Pologne quitte sans gloire le premier EURO de son histoire. Dans quatre ans, elle l'organisera avec l'Ukraine. Une bonne idée de l'UEFA ? Après le penalty sifflé dans le match contre l'Autriche, le Premier ministre polonais a déclaré qu'il avait eu " envie de tuer ". L'ex-star Zbigniew Boniek a lancé avant le match contre l'Allemagne que les joueurs polonais étaient " 16 fois plus intelligents que les Allemands ". La presse polonaise a publié des montages photos où on voyait les têtes de Joachim Löw et de Michael Ballack nager dans une mare de sang. Et il y a l'état du football polonais : 29 clubs impliqués dans des scandales de corruption depuis 2005 et 120 arrestations. Michel Platini était contre le ticket Pologne-Ukraine pour 2012... Les patrons des télés suisse et autrichienne se rebellent contre la censure des images organisée par l'UEFA. Les fumigènes, les mouvements de foule, la montée d'un supporter croate sur la pelouse, les soins apportés à un joueur roumain amoché sur le bord du terrain : les téléspectateurs sont privés de toutes ces images fortes. L'UEFA, qui a touché près d'un milliard d'euros en droits de retransmission, justifie ce tri en disant qu'elle ne veut pas servir de tribune aux manifestations de violence et affirme aussi que certaines scènes non diffusées en direct n'étaient pas pertinentes. Lu dans un éditorial de la Tribune de Genève : " En dictant sa scénographie, l'UEFA impose sa vision du jeu et de la société. Ceux qui ont payé leurs places, les personnalités et autres VIP sont ainsi considérés comme suffisamment respectables pour assister à la globalité d'un match. Les autres, ceux qui suivent la rencontre devant leur écran plat, sont soumis aux règles du jeu fixées par l'UEFA. " Le Times passe les Bleus à la moulinette. Le journal anglais se demande si Raymond Domenech est le pire entraîneur de l'EURO. Il affirme que " Williams Gallas à l'air d'être au bord de la dépression nerveuse ", que " Lilian Thuram, Claude Makelele et Thierry Henry ont dépassé la date de péremption " et que " Bafetimbi Gomis a la touche de balle d'un éléphant ". Emmanuel Petit, champion du monde en 1998, résume : " Le problème, c'est Domenech ". Tout cela alors que les Bleus ne sont pas encore dehors ! Les Français quittent leur retraite de la région de Lausanne et ça fait plaisir à beaucoup dans la région. Depuis le début du tournoi, l'endroit était infesté de policiers, d'agents de sécurité privés et de panneaux d'interdiction/déviation. L'hôtel des Bleus était un vrai bunker. Un agriculteur avait l'interdiction de travailler son champ car celui-ci aurait pu être une plate-forme idéale pour des paparazzi cherchant à découvrir les secrets des séances à huis-clos. Nous assistons à Espagne-Grèce depuis le même pupitre que Pierre Deprez, qui commente pour la RTBF. L'homme ne part pas au combat sans biscuits ! Son match, il l'a clairement préparé pendant plusieurs heures. Peu avant le coup d'envoi, il discute encore avec un journaliste grec puis avec Luis Fernandez (consultant pour Eurosport) qui lui rappelle quelques définitions typiquement espagnoles ( toque, etc). Le bureau d'un soir de Pierre Deprez ressemble à celui d'un étudiant en plein blocus, avec une multitude de notes, des pense-bêtes surlignés au fluo. Chaque joueur a droit à sa brève description et des données intéressantes sur chaque équipe figurent sur des petites fiches collées au pupitre. Mais aussi des répliques en caractère gras à placer au bon moment. Exemple : Salzbourg = Mozart ! Ou : Aragones = le sage d'Hortazela. Début des quarts de finale avec Allemagne-Portugal et nouveau décompte des championnats les plus représentés. En début de tournoi, l'Allemagne était en tête du classement avec 57 joueurs, devant l'Angleterre (43), l'Espagne (41), l'Italie (36) et la Russie (30). En quarts, ça donne : 1. Allemagne (33), 2. Espagne (32), 3. Russie (25). La France, qui avait 23 représentants en début de compétition, passe à 5 (3 Croates, un Italien, un Turc). La Belgique, qui avait 4 Anderlechtois, n'apparaît plus dans le nouveau classement vu l'élimination de la République Tchèque et de la Pologne. Au niveau des clubs, ce n'était pas une superpuissance européenne qui était numéro 1 à l'ouverture du tournoi, mais le Panathinaikos et Lyon (10 joueurs). En quarts, l'équipe grecque n'a plus que le Croate Mario Galinovic et le Portugais Hélder Postiga alors que Lyon doit se contenter de l'Italien Fabio Grosso. Par contre, Galatasaray garde 8 joueurs (turcs) sur ses 9 internationaux et le Bayern en a toujours 7 sur 9. Visite à la Casa Azzurri : Christian Panucci pour les médias écrits, Gennaro Gattuso pour les télés et Simone Perrotta pour les radios. Panucci, la gueule d'ange ; et Gattuso, le look du parfait bandit. A deux jours du choc contre l'Espagne, Panucci se marre régulièrement, blague à l'occasion. Et il prouve ses dons de polyglotte. A côté des réponses en italien, le défenseur de l'AS Rome s'exprime en espagnol : souvenir de ses trois saisons passées au Real. Mais aussi en anglais : il est brièvement passé par Chelsea. " You understand ? Great ! ". Et en français : il a joué deux ans à Monaco. Il en profite pour diriger quelques vannes vers les Bleus : " Quand la France perd, ils trouvent toujours des justifications ". On a rencontré un ancien Rouche à l'Euro : Marius Niculae. Après son passage au Standard (2005-2006), il a joué une saison en Allemagne (Mainz), et il est depuis un an en Ecosse (Inverness). " J'ai encore des contacts réguliers avec d'anciens coéquipiers : Almani Moreira, Sergio Conceiçao, Jorge Costa et surtout Ricarto Sa Pinto. Je suis sûr que nous aurions déjà pu rapporter le titre au Standard quand j'y étais car l'équipe était très bonne. Mon plus grand souvenir belge, c'est le fameux match à Anderlecht à quelques semaines du terme de la saison dont le résultat a signifié la fin de nos illusions ". Zinédine Zidane est à Vienne et rencontre la presse. Morceaux choisis. Sur l'EURO : " Après chaque match, je me dis que je viens d'assister au plus beau du tournoi ". Sur la Russie : " Je ne sais pas si le calendrier décalé de leur championnat les avantage mais j'ai vu des Russes bien plus frais que les Hollandais dans les prolongations de leur quart de finale ". Sur Cristiano Ronaldo : " Il a vite disparu du tournoi mais ça n'enlève rien. Il mérite de recevoir le Ballon d'Or. Si le Real le veut, il mettra l'argent qu'il faut. Et ce sera plus cher que mon propre transfert au Real, où je détiens toujours le record. Cela m'enlèverait un poids ". Sur l'équipe de France : " Il faut oublier très vite et se remettre au boulot. Il y a une bonne génération capable de briller au prochain Mondial ". Sur Domenech et son possible successeur, Didier Deschamps : " Je ne peux rien dire parce que je ne fais pas partie des instances qui décident. Si je suis bien renseigné, on sera fixé sur le sort de Domenech le 3 juillet sur le coup de 9 heures. Mais s'il y a bien un successeur tout désigné, c'est Deschamps. Devant ma télé, j'ai forcément été surpris et même agacé par certains choix de Domenech. Mais je ne veux pas en dire plus, ça ne me rapporterait rien, je n'ai pas envie de blesser ". Et sur le Standard : " Je connais bien Lucien D'Onofrio mais il n'a jamais été question que je devienne entraîneur de ce club. C'est un métier qui ne m'intéresse pas. ". par pierre danvoye