" Je veux montrer que je peux être un bon entraîneur dans les moments difficiles aussi ", a déclaré Zinédine Zidane la semaine passée à France Football, qui l'a élu entraîneur français de l'année. Depuis que le coach de 45 ans a pris la relève de Rafael Benitez en janvier 2016, les vedettes du Real rayonnent de joie de jouer. Du moins jusqu'au mois d'août dernier, quand, en l'espace de huit jours, ils ont donné une leçon de football à Manchester United en supercoupe d'Europe (2-1) avant d'humilier le FC Barcelone en supercoupe d'Espagne (1-3 et 2-0).
...

" Je veux montrer que je peux être un bon entraîneur dans les moments difficiles aussi ", a déclaré Zinédine Zidane la semaine passée à France Football, qui l'a élu entraîneur français de l'année. Depuis que le coach de 45 ans a pris la relève de Rafael Benitez en janvier 2016, les vedettes du Real rayonnent de joie de jouer. Du moins jusqu'au mois d'août dernier, quand, en l'espace de huit jours, ils ont donné une leçon de football à Manchester United en supercoupe d'Europe (2-1) avant d'humilier le FC Barcelone en supercoupe d'Espagne (1-3 et 2-0). A peine le championnat entamé, la magie s'est progressivement estompée. Ce qui pouvait être considéré comme un accident de parcours - le 2-2 contre Valence - lors de la deuxième journée est devenu un scénario récurrent : le Real se forge moult occasions, le plus grand nombre de la Liga, mais peine à les concrétiser. Ce fut encore le cas samedi dernier contre Villarreal (0-1) : le Real a eu 28 occasions, dont sept tirs cadrés, mais n'a pas marqué. A la 86', il a encaissé un but. " Nous mettons tout en oeuvre, nous travaillons, nous courons, nous jouons... Normalement, ça doit permettre de gagner mais non ", a résumé Toni Kroos. Et l'Allemand de poursuivre son analyse : " Nous ne devons plus penser au titre, seulement à gagner le match suivant et à prendre des points pour terminer deuxième ou troisième. " Le Real accuse 19 unités de retard sur le Barça, le leader, mais aussi dix sur l'Atletico et huit sur Valence. Un bon entraîneur dans des temps difficiles ? On n'en voit rien pour l'heure. Ceux qui pensaient que le Français allait renvoyer quelques joueurs sur le banc pour les réveiller en sont pour leurs frais. Cette saison, Zidane semble vouer une confiance inépuisable à son équipe-type. Il ne se rebat sur d'autres joueurs qu'en cas de blessures. Le match contre Villarreal a été typique. A la 70', Zizou a remplacé Gareth Bale et Isco par Lucas Vazquez et Marco Asensio. Ce n'est pas surprenant. Le banc du Real était plus fort la saison passée, avec James Rodriguez et Alvaro Morata. Le Real parvenait alors à remporter le match in extremis alors que cette année, en championnat, il n'a jamais marqué après la 85'. Trouver le chemin des filets est déjà toute une affaire. On en veut pour preuve le nombre de buts inscrits par les quatre spécialistes du Real - Cristiano Ronaldo, Bale, Isco et Asensio : quatre chacun. A lui seul, Lionel Messi en a marqué 17, soit un de plus que ce quatuor. Zidane n'est pas Pep Guardiola. Son sens tactique semble limité, de même que celui de son staff technique. Il l'a longtemps dissimulé grâce à son brillant people management et d'excellents résultats mais maintenant, il cale. Le président Florentino Perez n'a jamais conservé un coach plus de trois saisons et Zidane ne semble pas devoir faire exception.