En trois semaines, le Standard est rentré dans le rang: trois défaites face au RWDM, à St-Trond et Mouscron, zéro point, bulletin de mauvais élève. A Mouscron, le coach des Liégeois a parlé de remise en question. "On ne gagne pas un match en ne faisant pas du tout preuve d'engagement", disait Michel Preud'homme. Les chiffres lui donnent raison: Mouscron a commis la bagatelle de 28 fautes pour 15 au Standard. Pourtant, les Rouches (bons durant un quart d'heure mais en chute libre dès le premier but) sont rentrés avec deux cartes rouges dans leurs bag...

En trois semaines, le Standard est rentré dans le rang: trois défaites face au RWDM, à St-Trond et Mouscron, zéro point, bulletin de mauvais élève. A Mouscron, le coach des Liégeois a parlé de remise en question. "On ne gagne pas un match en ne faisant pas du tout preuve d'engagement", disait Michel Preud'homme. Les chiffres lui donnent raison: Mouscron a commis la bagatelle de 28 fautes pour 15 au Standard. Pourtant, les Rouches (bons durant un quart d'heure mais en chute libre dès le premier but) sont rentrés avec deux cartes rouges dans leurs bagages. N'ont-ils pas su gérer leurs nerfs? Il y a gros à parier que les discussions seront animées à Sclessin cette semaine. Durant la trêve, toute la direction parlait ouvertement du titre. Pour souligner toute ses ambitions, elle n'a pas hésité à transférer trois joueurs: Jurgen Cavens, revenu de Marseille, Robert Spehar de Galatasaray et Régis Genaux d'Udine. Trois noms, trois joueurs qui vont, indiscutablement, rendre des services. Mais une intégration ne se fait pas du jour au lendemain. On peut se demander si ce groupe n'est pas plus fragile qu'on le pense sur le plan mental. La Coupe d'Afrique des Nations l'a solidement ébranlé dans la mesure où des joueurs de base ont dû s'y rendre ou faire l'impasse sur notre championnat sous peine d'être suspendus. La blessure d' Ole Martin Aarst n'a rien arrangé: le recours aux transferts d'hiver n'est pas souvent la bonne solution. L'osmose ne peut être immédiate. Même si beaucoup ont du galon, le groupe n'a pas résisté à ces mouvements internes. On dira que les joueurs sont bien payés et doivent être à la hauteur des ambitions de leur club: pas toujours évident. Contre Mouscron, la qualité de jeu et toute l'unité de novembre et décembre n'étaient plus qu'un souvenir. Il faudra remettre l'ouvrage sur le métier afin d'oublier trois défaites qui font mal. Le Standard visait une présence en Ligue des Champions via le titre ou la deuxième place. Même la Coupe de l'UEFA sera un objectif hors portée sans réaction vigoureuse. Cela dit, Michel Preud'homme récupérera Johan Walem (sur le banc à l'Excel), Ali Lukunku (dont la puissance est regrettée) et Didier Ernst (blessé à la cheville). Régis Genaux devrait être capable de secouer rapidement le cocotier. Robert Spehar est passé inaperçu à Mouscron: fallait-il s'attendre tout de suite à un miracle? A ses côtés, il y avait un Gonzague Van Dooren déplacé au fil des matches du back gauche à la ligne médiane ou l'attaque. Spehar serait plus efficace avec Michaël Goossens ou Ali Lukunku à ses côtés? Une chose est certaine: l'entrejeu n'est plus que l'ombre de la bonne ligne médiane de la fin du premier tour. Le 4-3-3 est-il encore le système tactique indiqué? Ses limites actuelles sont criardes. Une partie de la vaisselle est passée par la fenêtre à Mouscron: y aura-t-il encore plus de casse dans les semaines à venir? (P.Bilic)