En décembre dernier, notre Zean-Marie national a fêté ses 50 ans. Une occasion rêvée pour le plus mégalo des bekende Vlamingen de se donner une fois de plus en spectacle. Le gaillard, toujours en super forme, avait décidé de fêter l'événement en grandes pompes dans le Sky Hall de Bruxelles National, ni plus ni moins ! Ils étaient 500 convives à lui rendre hommage, fiers de participer à cette gigantesque gesticulation collective et tout cela sous l'£il éminemment culturel des caméras de la première chaîne privée flamande VTM. Celle-là même qui a réalisé, façon The Osbornes sur MTV, l'incomparable reality-show des Pfaff. Une création qui fera date dans l'anthologie des £uvres té...

En décembre dernier, notre Zean-Marie national a fêté ses 50 ans. Une occasion rêvée pour le plus mégalo des bekende Vlamingen de se donner une fois de plus en spectacle. Le gaillard, toujours en super forme, avait décidé de fêter l'événement en grandes pompes dans le Sky Hall de Bruxelles National, ni plus ni moins ! Ils étaient 500 convives à lui rendre hommage, fiers de participer à cette gigantesque gesticulation collective et tout cela sous l'£il éminemment culturel des caméras de la première chaîne privée flamande VTM. Celle-là même qui a réalisé, façon The Osbornes sur MTV, l'incomparable reality-show des Pfaff. Une création qui fera date dans l'anthologie des £uvres télévisées et dans laquelle Zean-Marie donne libre cours à son exhibitionnisme congénital. Dès ses débuts, à Beveren Zean-Marie, jeune gardien super doué, ne se contenta jamais d'attirer l'attention sur ses seuls exploits sportifs. Tout lui était déjà bon pour mendier l'attention des médias avec une ostensible préférence pour les photographes et les cadreurs de télévision : £illades complices, grandes tapes dans le dos, compliments racoleurs et flagorneries en tous genres ! Et cela n'alla que croissant au fil d'une carrière de plus en plus florissante. Au point d'agacer parfois ses coéquipiers lassés de ses multiples pitreries. Un jour que le petit Poucet beverenois avait croisé la route de l'ogre barcelonais en Coupe d'Europe, Zean Marie, encore inconnu au gotha du foot, n'hésita pas à franchir la porte des vestiaires des stars de Barcelone pour y dédicacer quelques photos à l'intention de leurs enfants ! Des photos et des posters, Zean-Marie n'en sera jamais avare. Même dans les situations les plus rocambolesques. Ainsi, à la Coupe du Monde en Espagne en 1982, emporté en ambulance à l'hôpital, fortement commotionné, il se dressera sur la civière pour honorer quelques infirmières de ses mâles autographes. A son arrivée au Bayern Munich, son excessive disponibilité auprès des supporters après les entraînements obligera, à leur grand dam d'ailleurs, ses coéquipiers à prolonger leurs séances de dédicaces. Même sa Sainteté Jean-Paul II a eu droit au poster dédicacé de Zean-Marie qui n'avait pas hésité à louer un hélicoptère Munich-Rome aller-retour afin d'honorer le Pape de SA sainte visite. Aujourd'hui, Zean-Marie continue à se multiplier partout où on ne le réclame même pas : halls de gares et d'aérogares, plages, marchés de Noël de Flandre et de Navarre ! Son immense besoin de reconnaissance est apparemment toujours inassouvi ! Zean-Marie a voulu mettre son immense expérience au service du football mais quelques tentatives de management ou de coaching à Beveren, Ostende, Turnhout, RWDM et j'en oublie probablement, furent autant de fiascos. Sur un terrain, le showman est trop court. Le look ne suffit pas ! Sportivement, le Dakar lui sied mieux : -J'ai senti le virus du Dakar s'installer en moi. Ce besoin irrésistible de repartir ! N'importe quoi ! Il a surtout senti l'impact médiatique du Dakar et flairé une nouvelle opportunité de se vendre et de se faire mousser. On ne peut bien sûr lui reprocher de se monnayer. Dommage simplement que cela manque souvent de classe. La dernière idée en date est une fondation au profit de l'enfance malheureuse dont sa fille Lindsey est la marraine. Le projet est de rapporter des fonds grâce à une randonnée cycliste entre Munich et Anvers, 120 kilomètres par jour, en compagnie de Johan Museeuw et d'autres champions. Les sponsors parraineraient les kilomètres parcourus. L'idée est généreuse mais elle met mal à l'aise. L'argent récolté au profit des enfants malheureux ne justifie pas toute la pub personnelle que Zean-Marie en retirera une fois de plus. Il nous a trop confrontés, au fil des années, à son ego surdimensionné pour croire encore à la pureté de ses intentions. Cela étant, je garde une admiration intacte pour le grand gardien qu'il fut et je rends hommage au professionnalisme qui l'a toujours animé... par André RemySon immense besoin de reconnaissance EST TOUJOURS INASSOUVI