Après une année d'adaptation dans ses nouvelles fonctions de coach de l'Union Mons-Hainaut à la tête d'un effectif mis sur pied par son prédécesseur, Yves Defraigne a fait table rase du passé l'été dernier pour composer un groupe selon sa conception des choses. Un groupe où il attiré trois jeunes Gantois au détriment de certains jeunes Borains.
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Après une année d'adaptation dans ses nouvelles fonctions de coach de l'Union Mons-Hainaut à la tête d'un effectif mis sur pied par son prédécesseur, Yves Defraigne a fait table rase du passé l'été dernier pour composer un groupe selon sa conception des choses. Un groupe où il attiré trois jeunes Gantois au détriment de certains jeunes Borains. "Je ne les ai pas enrôlés sous prétexte que je voulais faire jouer des Gantois dans mon équipe. Non, si ces trois joueurs sont à Mons, c'est parce que je crois en leur avenir. Leur marge de progression est énorme. Je sais qu'hormis Sébastien Vermeulen, Pascal Platteau et Bin Tabu, il n'y a plus d'Hennuyer mais le public répond à l'appel de son équipe dès le moment où les résultats suivent. Et puis, je ne demande qu'à aligner des éléments locaux dans mes rangs. Encore faut-il qu'ils soient plus forts que ceux qui les composent actuellement. Qu'un jeune Montois me prouve qu'il mérite de figurer dans le noyau de Mons-Hainaut et je l'engage de suite. Quand je prends Tibo T'Joncke, Meindert Verstraete et Kenneth Desloovere, leur première qualité est qu'ils sont enthousiastes. J'ai pu les croiser plusieurs fois lorsqu'ils évoluaient dans les catégories d'âge et je ne pense pas m'être trompé en leur faisant confiance. Tibo et Meindert sont complémentaires. Le premier peut calmer le jeu, le second l'accélérer. D'ici quelques années, ils pourraient conduire, à deux, la manoeuvre à Mons-Hainaut. Mais cela dépend d'eux. Quant à Kenneth, je l'ai connu lorsqu'il jouait en Juniors. Il m'a de suite plu parce qu'il était capable de sortir de la raquette pour shooter. En outre, il était très mobile. Bien sûr, il lui faut combler le fossé énorme qui le sépare encore de ses équipiers. L'an prochain, il doit être prêt à tenir sa place dix minutes par match. Aujourd'hui, son mental est encore trop fragile. Il a de très bonnes mains et sait être explosif dans les duels. Parfois, à l'entraînement, il domine ses opposants et, à d'autres moments, il est transparent. Je pensais que c'était un problème de motivation mais il m'a assuré avoir envie de percer au plus haut niveau. Il y a un manque de suivi général chez les joueurs une fois qu'ils atteignent seize, dix-sept ans. Trop souvent, on ne leur donne pas les moyens d'être prêts pour l'élite alors qu'ils doivent s'aguerrir en équipe Première. Globalement, je suis satisfait de leur début de saison. Tibo a gagné en maturité au fil des semaines. Il a, donc, grappillé du temps de jeu. Meindert a, lui, montré de très bonnes choses avant d'être stoppé par divers pépins physiques. Quant à Kenneth, il travaille très dur et vit surtout dans l'ombre".