Directeur des programmes de la RTBF depuis février 2006, le Français Yves Bigot a derrière lui de longues plages musicales (entre autres : directeur de la programmation musicale de France Inter ou son livre Plus célèbres que le Christ), mais est également un inconditionnel du ballon rond.
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Directeur des programmes de la RTBF depuis février 2006, le Français Yves Bigot a derrière lui de longues plages musicales (entre autres : directeur de la programmation musicale de France Inter ou son livre Plus célèbres que le Christ), mais est également un inconditionnel du ballon rond. D'où vous vient cette passion foot ?J'ai commencé à taper la balle au Pré des Pêcheurs avec les autres gamins de mon quartier de Saint-Tropez. Ensuite, j'ai joué en jeunes pour le club de mon village. Du temps de mon passage sur RMC ( Radio Monte-Carlo), j'ai évolué pour l'AS Monaco, en -18 et en CFA. Je côtoyais parfois les pros aux entraînements. Vous êtes présenté comme un journaliste issu du rock mais vous êtes aussi un passionné de foot. Comment vous définiriez-vous ? Je suis journaliste tout court. Quand j'ai couvert le mondial espagnol en 82 sur Europe 1 (et celui au Mexique, quatre ans plus tard), j'animais tous les soirs une émission en direct de 23 à 2 h. Pour nous parler de l'Angleterre, j'invitais par exemple Mick Jagger ou le groupe The Cure. C'est là qu'on a appris que Francis Lalanne était Uruguayen. Cette émission était devenue culte. Daniel Bilalian, chef du service sport de France Télévision, a pu dégager des fonds importants (24,5 millions d'euros par saison) pour piquer la L1 à TF1. En tant qu'ex-directeur des programmes de France 2, le contraste doit être saisissant avec la RTBF ?Bil a opté pour une politique agressive. Il a aussi bénéficié de petits trésors de guerre comme celui réservé aux JO de 2012 à Paris... Concernant la RTBF, c'est un bonheur d'avoir autant de droits. Quelle autre chaîne publique diffuse la F1, par exemple ? Intervenez-vous dans le choix éditorial ?Non, je laisse ça à Michel Lecomte en qui j'ai une confiance aveugle. Mon rôle, c'est de maintenir ou non un événement sportif. J'ai, à mon grand regret, pris le parti d'abandonner les classiques italiennes quand les prix sont devenus déraisonnables. Et vos journalistes ?Ils sont largement aussi bons qu'en France.... Michel Drucker m'avait dit quand j'ai déménagé sur la RTBF : -Assure-toi que Rodrigo Beenkens continue à faire le cyclisme. Ce qui l'a fait rougir quand je lui ai raconté. Que faut-il faire pour (encore) améliorer l'émission Studio 1 du lundi soir ?Je suis très content, mais on aimerait avoir plus d'invités prestigieux. On aimerait faire venir des gars comme Samuel Eto'o ou Guy Roux. Maintenant que Guy est dans le Nord, il n'a plus d'excuse... Aucune critique ?Si, Michel doit être moins voûté à l'image. Je lui dis sans arrêt. Il faut que l'on profite de sa taille... THOMAS BRICMONT