Après l'explosion accidentelle de son frigo, la police a trouvé une plantation de quinze pieds de cannabis dans l'appartement d'un homme de 48 ans à Metz. Ton dernier une-deux avec la poisse ?

YOHAN BOLI : Ça, c'est typiquement le genre de trucs qui n'arrivent qu'aux autres. (Il éclate de rire). Non, moi jusqu'ici ça va, je reste relativement épargné par la poisse. Peut-être aussi que quand il m'arrive un petit truc qui tourne moins bien, je fais en sorte de l'oublier assez vite, ce n'est pas impossible.
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YOHAN BOLI : Ça, c'est typiquement le genre de trucs qui n'arrivent qu'aux autres. (Il éclate de rire). Non, moi jusqu'ici ça va, je reste relativement épargné par la poisse. Peut-être aussi que quand il m'arrive un petit truc qui tourne moins bien, je fais en sorte de l'oublier assez vite, ce n'est pas impossible. BOLI : Personnellement, je ne me mets jamais dans la peau du footballeur en dehors des terrains. Pour tout vous dire, même avec ma propre femme, je ne me suis pas présenté directement comme étant footballeur. Par contre, j'adore me faire passer pour un agent de joueur ou un manager auprès de mes frères ou d'amis à moi. Je leur téléphone et je leur fais miroiter l'intérêt de l'un ou l'autre club. Un ami à moi a déjà cru signer à Nice comme ça, aujourd'hui il joue en D1 luxembourgeoise. BOLI : Un bon capitaine doit diriger à l'instinct. Malheureusement pour nous, c'est aussi ce que fait Donald Trump. Le pire, et sans doute le plus dangereux, c'est que je suis persuadé qu'il croit en ce qu'il dit. Il est persuadé de bien faire et tellement sûr de lui qu'il n'y a personne pour le remettre sur le droit chemin. BOLI : Pour l'instant, pas très loin. (Il se marre). Plus jeune, j'ai fait du camping en Haute-Savoie en colonie de vacances, ça compte ça ? Bon, le problème, c'est que j'étais un peu peureux étant petit et qu'on a dormi en pleine forêt. Ensuite, les monos ont eu la bonne idée de nous raconter des histoires d'hommes imaginaires qui mangeaient les enfants. Autant te dire que j'ai eu très chaud ! BOLI : Je ne suis pas près de l'oublier, c'était contre le Standard juste avant la trêve. Je reçois un ballon que je n'ai plus qu'à pousser au fond et je le mets à côté. Ça m'a fait tout bizarre, d'autant que le public s'est mis à scander le nom de l'autre attaquant pour qu'il rentre. Heureusement, ça a eu pour effet de me donner la rage et j'ai fini par marquer. BOLI : C'était une espèce de road trip avec toute ma famille. On est parti avec une Chrysler 7 places de chez nous à Lens pour rejoindre Venise en traversant toute la France et une partie de la Suisse. Je devais avoir 12-13 ans, mais ça reste un voyage gravé dans ma mémoire. MARTIN GRIMBERGHS