Aimé Anthuenis a perdu son premier match officiel comme grand prêtre des Diables Rouges.
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Aimé Anthuenis a perdu son premier match officiel comme grand prêtre des Diables Rouges. C'est grave parce que ça fait vraiment très mal par où ça passe. Bien sûr, les Bulgares étaient meilleurs techniquement, meilleurs physiquement, meilleurs tactiquement. Bref, les Diables n'étaient nulle part. Ils donnaient l'impression de ne pas être prêts à jouer ce match. Un comble. Et tout ça parce que Willy a décidé de se ronger les sangs depuis la tribune? Un peu facile. Anthuenis a obtenu des résultats avec Genk et Anderlecht en jouant un 5-3-2 défensif et le voilà qui prône un 4-4-2 avec l'équipe nationale. Attention, Anthuenis est certainement capable de coacher dans ce contexte. Mais que son équipe est apparue friable! Sans se tromper, on peut penser que la valeur d'ensemble des Bulgares (qualités individuelles additionnées) est meilleure; mais de là à être bousculés de la sorte...à domicile. Les sifflets des spectateurs en fin de match n'ont étonné personne.Alors, que faire? D'abord, constater que c'est avant tout l'entrejeu qui a sombré, avec un Goor à 60% de ses moyens, un duo Vanderhaeghe-Baseggio, qui continue de marcher au diesel, et un Englebert inexistant. Faut-il faire remonter d'un cran un Simons qui ne fut pas tranchant derrière? Placer Mbo Mpenza sur le flanc dès le début? Tout est bon à condition d'essayer autre chose. On a peut-être eu trois occasions acceptables: une tête de Van Der Heyden et une fusée d' Emile en première mi-temps et une nouvelle tête de Sonck sur coup franc peu avant la fin. C'est trop peu. Du côté bulgare, en plus des deux buts, il y a eu un tir sur la barre et surtout l'annulation par De Vlieger d'au moins trois occasions réelles. Largués, les Diables on vous dit. Il y a encore énormément de temps à passer ensemble sur le terrain à former un bloc autrement plus percutant. Est-ce une question de qualité ou d'expérience? Pourquoi le cacher, tout le monde attendait Baseggio au tournant. Il devait normalement orienter le jeu offensivement et il n'y est jamais parvenu. Normal, il était au sein d'un entrejeu à côté de ses pompes, un poumon rouge sale qui étouffait. Souffrait-il de son environnement ou l'influençait-il? Impossible à dire. Aimé, lui, doit trouver la réponse. Et, de toute façon, c'est inutile de se braquer sur le seul Baseggio. D'autres joueurs ont été très mauvais aussi. Alors? Hors forme? Mauvaise sélection? Mauvais coaching?Aimé a du pain sur la planche, mais il y a une chose qu'il ne faut pas oublier: une nouvelle équipe a besoin de jouer beaucoup de matches...C'est au coach à les organiser. L'état d'urgence est déjà déclaré.PS qui n'a rien à voir: Un poète a dit que l'athlète était l'homme qui reculait les murs de sa prison. Pour l'instant, c'est le football qui aide les prisonniers de Belgique à mieux supporter leur condition. Des entraîneurs diplômés de l'Union Belge donnent des entraînements dans les milieux carcéraux depuis quelques années, certes, mais cette fois, c'est fait, on y organise des matches amicaux entre une douzaine d'établissements pénitentiaires et les joueurs détenus qui le méritent. Tant mieux, c'est une belle idée. Et même en prison, le foot reste le foot; certains détenus ont déjà demandé à leur coach de leur trouver un club pour quand ils sortiraient et il y a dans chaque équipe un petit comique qui shoote le ballon exprès au-dessus du mur en demandant de pouvoir aller le chercher. L'humour nous sauvera tous, bien que les épisodes vécus par le FC Malinois sont bêtes à pleurer. Les joueurs ne sont à nouveau plus payés et la guéguerre entre le président à moumoute Vanden Wijngaert et son ex-DT Aad de Mos est devenue vile et sinistre. Et on apprend que le nouveau puncheur de La Louvière Ishiaku a été la victime d'esclavagistes belges bien connus sur la place des agents de joueurs. Mais que fait la police?