Le sport belge va bien. Très bien.
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Le sport belge va bien. Très bien. Pour preuve nos magnifiques Belgian Cats. Éloge du beau. Du " propret " qui n'a pas oublié d'être coquet. Y a du jeu sublimé par la grâce. Physique, intellectuelle, collective. Ça bouge avec une harmonie bercée par le chant des sirènes. Avec toujours le sourire au coin du shot, du lay-up, de l'assist, de l'écran. Merci mesdemoiselles, mesdames pour ces beaux moments. Votre sport n'est pas encore gangrené semble-t-il. Prenez garde. Parmi toutes ces ambassadrices, Emma Meesseman. Comment dire ? .... Une sorte d' Eden Hazard avec 20 centimètres de plus. La même classe, le même impact sur le jeu et le résultat. La même humilité et surtout les mêmes priorités. Le jeu et l'amour qui va avec. Rien d'autre. Pour vous situer, Emma est la MVP de l'Euroligue féminine. L'équivalent de la Ligue des Champions des footeux. Compétition qu'elle a déjà gagnée deux fois. Faut dire, précoce la môme. À 17 ans, MVP du championnat de Belgique. À 18, MVP de l'EURO junior. À 20 ans, direction les États-Unis et les camps de pré-draft de la WNBA. Elle prend des vêtements pour deux semaines. Cinq ans plus tard, elle en a acheté d'autres. Elle est devenue une star du championnat professionnel américain. En 2015, elle participe au All Star Game. N'en jetez plus. Et pourtant, cet été, elle ne retourne pas chez les Washington Mystics. Elle zappe sa saison américaine pour mieux préparer la Coupe du monde de septembre avec l'équipe nationale belge. Des valeurs, on vous disait. Malheur, trois semaines avant la compétition, grosse entorse. Pronostic plus que mitigé. Au final, elle sera là et toute proche de la finale avec ses copines. Battue en demi par les futures " championnes ", les USA. Ah oui, dernier détail, Emma est à moitié sourde. 50 % de capacité auditive aux deux oreilles. Cet handicap fait sa force. Ce semi-isolement lui permet de rester dans sa bulle. Et c'est champagne pour tout le monde. Sa concentration est hors-normes. Elle ne rate quasi rien. Chapeau Mademoiselle. Le sport a encore de belles histoires à partager. Quel bonheur de pouvoir les raconter. Narrer nos succès n'a pas toujours l'écho mérité. Vital Heynen, vous connaissez ? Non, moi non plus. Jusqu'à ce que le hasard me narre son histoire. Il est champion du monde de volley masculin avec l'équipe nationale de...Pologne. Il était coach de la Belgique jusqu'en février, il nous a quitté pour son plus grand bonheur. On dit bravo. Et chapeau au nouveau cannibale du bitume. Remco Evenepoel. Un événement perpétuel à lui tout seul. Et là, désolé mais on va devoir reparler foot. Le nouveau champion du monde junior sur route et du contre-la-montre a été footballeur jusqu'à ses 17 ans. Donc, il y a un... an. Inouï ! Même si il a toujours baigné dans le monde du cyclisme (son papa Patrick a été pro), faut quand même avouer que la transition est plus que fulgurante. Perché sur des studs, il brille à Anderlecht et au PSV. Est même international belge U15 et U 16. Perché sur des pédales, il illumine et éberlue. En 2018, il en est à 33 victoires en 43 jours de course... Dont les championnats de Belgique, d'Europe et du monde. Sur route et contre la montre... Que dire ? Tout ça parce que l'idée qu'en foot on peut rester sur le banc le rendait fou. Assis sur une selle ok, mais ne pas avancer, pas question. Là, il avance. Mieux même, il vole, plane. On risque d'encore beaucoup s'amuser avec ce déjà grand champion. Et Claudy Weibel, vous connaissez ? Encore un champion du monde bien de chez nous. Lui aussi taquine la boule. Une bien dure. Celle de pétanque. Sur le toit du monde en 2017. Catégorie " Tête-à-tête ". Et oui, confidentiel dans la catégorie et dans la reconnaissance. Nous, on dit : " Bravo Claudy " Comme on dit " Bravo Katty ". Vanmassenhove de son nom. Championne du monde de décorticage de crevettes grises. Bin quoi. Respect. C'était en août à Dunkerque. Mais pas de débarquement des médias nationaux. Bon, là on accepte, l'intérêt médiatique ne sautait pas aux yeux. Soit. Y a pas que le foot dans la vie. Heureusement